Domaine du Colombier

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 La Société fantôme - Convergences

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Rick Deckard
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MessageSujet: La Société fantôme - Convergences   Ven 7 Juin - 21:49

Lorsque Rachelle Vincent ouvrait les yeux, elle tenait dans ses mains une petite ombrelle blanche qui laissait filtrer un soleil éclatant. L'air qui emplissait ses poumons était cent fois plus agréable que celui respiré sur Mars. Il était d'une pureté qu'elle n'avait peut être jamais rencontrés jusqu'alors, et ses parfums fondamentaux venaient lui apporter un échantillon de ce que la nature savait faire de meilleur quand le massif de roses lui faisant face se découvrait à elle. Elle était dans un magnifique jardin, a première vue seule par une journée aussi resplendissante que la robe à crinoline blanche qu'elle portait. Une pèlerine en lin sur les épaules et des bottines vernies blanc cassé aux pieds associés à une taille fine une tenue droite et un chignon romantique faisait d'elle une femme en tous points admirable dans les critères de son époque. D'ailleurs, et c'est ainsi qu'elle pris conscience qu'elle n'était pas seule, elle avait un admirateur. Derrière elle un barbu qui devait avoir dans ses âges se tenait assis sur un tabouret de bois, semblant coucher la belle, l'arbre et ces fleurs sur la toile d'un chevalet par petites touches de peinture à l'huile. Il avait de bonnes joues rosées et une bouille à l'allure sympathique, une chemise bleu ciel recouverte par un très fin gilet duquel dépassait une montre à gousset étincelante.

-J'ai bientôt terminé très chère, gardez la pose encore cinq petites minutes!

Alors qu'il peignait un homme d'une trentaine d'années arrivait derrière lui. Il était assez grand, portait une moustache large typique de son époque et avait des cheveux brun courts, arborant pour vêtements une chemise blanche, un pantalon noir et des chaussures de cuir de la même couleur. "Claude! Comment te porte tu?"

-Ah! c'est toi! Bien je termine mon travail avec la belle dame que voilà...comment vas tu voilà des années que je ne t'ai pas vu par ici? L'homme prenait une mine plus grave .

-Çà va...je fais aller. Puis il regarda la femme qui posait, semblant comme happé par sa beauté. Sans doute s'était elle rendu compte par son regard qu'elle ne le laissait pas indifférent. Il continuait plus bas, d'une manière inaudible pour Rachelle."Dis moi qui est cette femme?"
-Pourquoi ne vas tu pas lui parler?
"Je..." Le peintre semblait amusé par l'évidente timidité de sa connaissance.
-Haha! Monsieur l'écrivain qui se plait à faire frémir les cœur des demoiselles rêvassant entre les lignes de ses romans qui n'ose pas demander à une dame qui elle est!
"Bien sur que si!" Puis prenant un regard plus sur de lui en fronçant les sourcils il alla parler à Rachelle, sans parvenir à lui masquer sa gêne.

"Mes hommages madame, je m’appelle Jean Destans, j’espère ne pas être le dernier des rustres en vous demandant qui vous êtes?"

Il tentait maladroitement d'attirer une main de la dame vers lui pour embrasser celle-ci, lui accorderait elle cette faveur?


Femme au jardin Claude Monet

________________________________________________________________________________

Arthur prenait conscience dans une foule , vêtu comme un dandy. Une redingote gris foncé aux liserés cendrés recouvrait un gilet de soie beige et doré ainsi qu'une chemise blanche. Il avait autour du cou une cravate bordeaux ressemblant presque à un foulard tant son nœud était relâché, et sur la tête un haut de forme teinté comme son manteau. Dans la poche gauche de sa redingote se trouvait une montre à gousset en argent, quand sa droite contenait elle une pipe, du tabac de marque " Dunhill" et une boite d’allumettes. Si Arthur pouvait être certain d'une chose, c’est que fumer dans un rêve n'attenterait aucunement à sa vie.
En regardant autour Arthur ne fut pas bien long à comprendre qu'il se trouvait au pied de la statue de Nelson de Trafalgar Square à Londres, parmi des passants. En face de lui un enfant vêtu d'un pantalon crotté et d'une veste brune usée redressait énergiquement sa large casquette. "Un penny m'sieur" disait il en tendant un exemplaire du "Times" fraichement imprimé à Arthur . " Réconciliation entre la reine et l'Empereur des Français" faisait la une, venaient en second "Retards sur le chantier de Panama" et "Sir James McCulloch reprend ses fonctions" .

Brusquement un homme blond d'une quarantaine d'années, petit, mince et rasé de prés arrivant d'un pas rapide heurta le rêveur, l'entrainant dans sa chute sur le sol. Le petit vendeur de journaux s'empressa de l'aider à se relever, car il semblait avoir été bien plus atteint par le choc avec son gentlemen de client.
"Laissez moi tranquille!" fut la seule chose qu'il trouvait à dire d'un ton maussade, récupérant sa sacoche en cuir tombée sur les pavés de la place. Si la jaquette et son nœud papillon auraient pu laisser penser qu'il s'agissait là d'un homme bien élevé, le gringalet faisait bien vite disparaitre cette impression en grimaçant à celui qui venait lui porter assistance. Il repartait d'un pas rapide dans la foule, comme absorbé par celle ci et on ne sait quelles pensées le dispensant de la politesse la plus élémentaire. Il ne se passa pas 5 secondes avant que le petit garçon aux yeux bleus et au pantalon sale ne montre du doigt la sacoche qui était aux pieds d’Arthur. " M'sieur M'sieur c'est sa sacoche! Il est parti avec la vôtre!" Bien sur! Sans doute avait il posé sa propre sacoche pare terre pour se saisir du journal d'une main et tendre son paiement avant même son arrivée! Le bon sens d'Arthur ne le trompait pas, l'homme s'était bel et bien évanoui dans la foule...


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Rachelle Vincent
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Dim 9 Juin - 9:36

space3 L’air qu’elle respirait était… étonnant. Des flagrances inconnues l’assaillaient et quelques rayons de soleil picoraient sa peau blanche après avoir contourné les fragiles défenses de la délicate ombrelle.
Mais tout n’était pas agréable. Elle prit conscience d’une guêpière trop serrée à son goût et de crampes qui émaillaient son corps de contractures plus ou moins supportables. Servir de modèle pour un peintre était certes flatteur, mais à coup sûr inconfortable.

space3 L’hommage de ce Jean Destans était providentiel et lui donnait une raison d’échapper à la tyrannie du peintre.
Elle voulut se redresser de sa pause faussement alanguie pour recevoir l’hommage, réalisant un peu tard que l’encombrante crinoline ne suivrait que difficilement le rapide mouvement. Une main tenant l’ombrelle de travers, l’autre essayant de domestiquer les épaisseurs de jupons, elle réussit néanmoins un sourire radieux à l’adresse du séduisant jeune homme. Ayant enfin rétabli un semblant de dignité elle abandonna sa main au jeune homme. Son souffle chaud caressa un peu trop longuement le dos de sa main. Après tout, que savait elle des coutumes de cette époque ? Rien, ou si peu. Tout cela lui rappelait vaguement des tableaux de maîtres étudiés pendant sa lointaine scolarité. Mais l’histoire de l’art n’avait jamais passionné la scientifique, l’histoire tout court, à peine davantage.

space3 Rachelle se sentait un peu larguée dans cet univers. Il allait falloir faire confiance à son incarnation, lui laisser l’initiative… la voyageuse du temps ne connaissait pas le mode d’emploi des rêves et ce Destans devait trouver la jeune femme bien empotée tout à coup.

    « Rachelle Vincent, je suis enchantée de vous rencontrer… mon ami m’a parlé de vous et de votre talent mais j’avoue ne pas vous avoir lu… pas encore.».

    « Il est délicieusement ringard mais ne manque pas de charme » . pensa Rachelle, hésitant sur ce qu’elle devait dire, qui ne soit pas totalement déplacé dans cet univers.

    « Appelez moi Rachelle, ce printemps permet quelques familiarités n’est ce pas ? ». . Elle sentait qu’il aurait été de bon ton de rougir mais elle n’avait pas le moindre complexe.

    « Après tout profitons de ce rêve puisque c’est un cadeau, laissons nous aller».
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Arthur Powell
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Dim 9 Juin - 12:00

Westminster, à défaut de se sentir à l’aise dans son nouveau personnage, il savait au moins où il se trouvait. Il avait à peine résolu la question de sa localisation qu’il était déjà pris dans une bousculade aux conséquences malencontreuses. Le jeune garçon qui délivrait les journaux lui avait fait remarquer que sa sacoche venait d’être subtilisée par interversion. Malheureusement il n’avait aucune idée de ce qu’il avait dans cette sacoche. Il ne l’avait même pas remarquée en arrivant. Il n’avait plus qu’à remercier ce gavroche londonien pour sa perspicacité.

- Bien vu mon garçon, malheureusement notre malséant agresseur a disparu dans la foule. Nous n’avons d’autre choix que d’examiner cette sacoche et son contenu. S’il s’agit d’un vrai gentleman nous trouverons sûrement une adresse pour le joindre. Dans le cas contraire j’ai bien peur que nous ayons affaire à un de ces vils pickpockets.

Alors qu’ils regardaient calmement le contenu de la besace en se dégageant du flot des passants au coin de la rue, il profita pour mieux regarder cette une du Times. Les gros titres lui donnaient un vague aperçu de l’époque d’après ses souvenirs mais il pouvait lire la date du journal tout simplement. Il aurait ainsi le lieu et la date précise de ce rêve. Il ne lui resterait plus qu’à savoir quel rôle il tenait dans cette pièce. Il devait évoluer dans un milieu assez aisé vu les vêtements plutôt rupins qu’il portait. Il se demanda si ses ancêtres s’habillaient vraiment de cette manière mais sa famille était plutôt modeste après tout.

Il entreprit de voir s’il avait autre chose sur lui que cette montre qui lui indiquait l’heure de la journée et ce nécessaire pour fumer. Des papiers ou un peu d’argent seraient les bienvenus dans ce monde à la fois si familier et étranger pour autant. Le doute l’assaillit. Et si il avait laissé tout ceci dans sa sacoche ? Il lui semblait peu probable qu’il laisse des choses de valeur sans garder la main dessus pour acheter un simple journal mais il ne pouvait être sûr de rien. Pour le moment il ne pouvait compter que sur ses talents d’investigateur, une sacoche à fouiller pour examiner les preuves et un assistant débrouillard imprévu.
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Dim 9 Juin - 15:33

Jean eu un grand sourire traduisant qu'il était déjà un peux moins mal à l'aise. Il avait réussi à lui parler et elle lui proposait de l’appeler par son prénom, elle était donc disposée à sa compagnie interprétait il avec son imagination débordante qui parfois tombait juste. Elle ne semblait ressentir aucune gêne contrairement à lui, lui laissant penser qu'elle était bien plus habituée à être séduite que lui à séduire."Très bien Rachelle! "Il eu un moment d'hésitation il est vrai que on approche était un peux "rapide" c'était le mot. Mais les yeux écarquillés par la belle il ne se voyait pas agir autrement que de manière totalement folle. Après tout à beauté exceptionnelle approche exceptionnelle... Sans le savoir il allait lui offrit une porte de sortie de cette séance de pose.

" Je suis invité à 12 heures au restaurant la "Maison Fournaise" au bord de la Seine par un vieil ami que je n'ai pas revu depuis des années. J'ai crainte de moments de silence qui viendraient ponctuer nos discussions si nous n'avions plus rien à nous dire, m’honoreriez vous de votre délicieuse présence à ce déjeuner Rachelle? Ne dites pas non je vous en conjure nous aurions l'occasion de faire connaissance!"

_____________________________________________________________________

Le Britanno-Americain lu plus attentivement la une du Times pour y voir la date. Vendredi 7 juin...et aucune année d'indiquée! Dans la poche intérieur gauche de sa redingote il put trouver un portefeuille bien garni. Un Sovereign en or de prés de huit grammes à effigie de la reine Victoria jeune, 10 shilling, et 5 penny. Il y avait également la carte d’accès au club select du Savoy Hotel mais n'avait en revanche aucune indication d'identité. Il avait l'image vestimentaire d'un homme de bonne famille encore célibataire, Arthur aurait à composer avec ce paramètre.

Fouillant la sacoche auprès de la statue de Nelson sous le regard vide de quelques pigeons Arthur y trouva tout d'abord un dossier, des travaux médicaux et scientifiques rédigés à la main par un certain James Mortimer. Un autre dossier traitait des recherches Entomologiques non signées mais rédigées d'une main différente. Dans une poche intérieur fermée par un bouton de cuivre se trouvaient une grosse clef et une lettre froissée .

"Cher ami,
Il est important pour nos projets que vous récupériez vos travaux et ceux de votre voisin. Rendez vous ensuite à Harlinguer street, quai numéros trois pour aller prendre votre réserve. Peu de personnes en ce monde sont capables de nous empêcher d'accomplir notre œuvre, Sherlock Holmes que vous connaissez bien en fait partie. Nous devons le tuer pendant qu'il en est encore temps."

Ainsi, cet homme si pressé était un comploteur. Il devait amener ces documents à Harlinguer street et s’acoquinait avec des personnes qui projetaient de tuer Sherlock Holmes. Qu'allait faire Arthur? Se rendre au lieu de rendez vous où prévenir le détective de la menace pesant sur lui?
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Rachelle Vincent
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Dim 9 Juin - 22:24

space3 Que faire d’autre que de suivre le chemin tout tracé ? Rachelle se tourna vers le peintre
    « Cher Claude, je vous promets de reprendre la pose si vous acceptez de me déposer à la "Maison Fournaise" à temps pour le rendez-vous avec votre ami… notre ami commun. ».

Jean Destans les quitta après un nouveau baise-main. Le jeune auteur semblait étonné de son propre succès. Rachelle avait un petit sourire au coin des lèvres. Il devait bien avoir dix ans de moins qu’elle et cette petite aventure sentait bon les vacances qu’elle ne s’était jamais offertes, faute de temps.

Elle reprit la pose. L’air était délicieusement parfumé, le soleil caressait sa peau. Elle commençait à se sentir bien dans sa nouvelle incarnation et la laissait prendre l’initiative. Celle d’abandonner sa posture pour aller voir l’œuvre du peintre, lui poser la main sur le bras et lui souffler combien elle appréciait son travail.
Oui Rachelle était toujours la même, dans ce monde ou dans un autre, elle aimait ménager ses relations, et pour l’instant elle ignorait de qui elle pourrait avoir besoin.

space3 Le rendez-vous avec le jeune Destans promettait un moment de romantisme désuet. Bah, toute expérience qui ne nuisait pas à ses travaux était bonne à prendre. Rachelle s’étira avec grâce, provoquant les remontrances agacées de Claude.
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Arthur Powell
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Dim 9 Juin - 23:09

Arthur put constater avec satisfaction qu’il n’était pas sans le sou et qu’il avait un hôtel plutôt luxueux comme toit pour dormir ce soir. Le contenu de la sacoche était plus inquiétant que celui de ses poches. Il n’avait pas affaire à un voleur mais à un comploteur qui était prêt à assassiner pour garantir la réussite de leur mystérieux projet. La cible n’était pas un inconnu loin de là mais bien un enquêteur réputé, le grand Sherlock Holmes. Le contenu de la lettre était des plus explicites et ne permettait aucun doute là-dessus.

Examinant rapidement les manuscrits et autres travaux que contenait la besace, il en conclut sans honte qu’il n’avait ni l’envie, ni la capacité de se pencher sur des travaux scientifiques. Ce n’était vraiment le moment et une personne plus compétente que lui pourrait en tirer bien plus d’informations. Une personne comme ce grand détective par exemple… Le seul problème était de laisser s’en tirer ces lâches en leur offrant l’initiative. Ils n’auraient peut-être pas de meilleure chance que ce rendez-vous fixé pour leur porter un coup.

Être à deux endroits à la fois n’était pas possible, sauf si…

- Comment tu t’appelles mon garçon ? Ça te dirait de gagner un shilling en faisant une course pour moi ? Cette sacoche est destinée à Sherlock Holmes qui doit résider 221B Baker Street si je ne m’abuse. Il lui faudrait au plus vite alors que dirais tu de faire ce petit boulot de coursier pour moi entre deux ventes de journaux ?

Un shilling représentait plus que le petit tas de journaux qui lui restait et puis il pourrait toujours les vendre sur le retour. L’affaire était en or pour un gamin des rues comme lui et Arthur mesura le risque qu’il se débarrasse de la sacoche à la première occasion en empochant l’argent. Pour ne pas jurer que sur la parole du premier gosse venu, même s’il avait pu en juger l’honnêteté, il décida de ne lui donner qu’une partie de la somme d’avance. Après tout c’était plutôt normal comme deal et puis Holmes lui donnerait peut-être même un bonus. La poste livrait pour un penny plusieurs fois par jour le courrier mais là c'était un peu particulier comme livraison.

- Je voudrais que tu lui transmettes un message de ma part avec la mallette. Dis-lui que j’attends son aide à cette adresse indiquée sur la lettre. S’il te demande comment il peut me reconnaître tu n’as qu’à me décrire, je ne changerai pas de toilette. Je te verse 5 pences maintenant et tu auras le reste après ma commission. Je viendrai à la même heure demain t’acheter le journal et te payer du service si tu l’as bien rempli. Je compte sur toi, tu es en mission commandée. Dieu et la Reine te regardent mon garçon.

Maintenant il s’agissait de se préparer sur le chemin du quai numéro 3 d’Harlinguer Street. Il ne pouvait pas arriver les mains vides pour contrer des individus ouvertement dangereux et hostiles. Il lui fallait un revolver et son charmant holster à glisser sous sa veste. En ces temps de conflits notamment dans les anciennes colonies américaines, les armureries tournaient à plein régime et Londres était un nid à poudre. Il trouverait bien en chemin de quoi faire son bonheur et ensuite il aviserait une fois sur place comment il pourrait arrêter ces terroristes d’un autre temps. En espérant que Holmes ait eu le message d’ici là pour faire en sorte qu’il ne soit plus seul…
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Lun 10 Juin - 23:40

Ferdinand de Lesseps attendait dans sa voiture le visage dur. La soixantaine bien tassée il avait déjà une chevelure et une moustache blanche ainsi que le visage épais et ridé. Son costume noir et son nœud papillon lui donnant l'air d'homme d'affaire qu'il était. Il pestait depuis dix minutes auprès d'Horace son cocher de devoir attendre devant ce "minable caboulot de province". Dehors Jacques de Reinach attendait devant la voiture l'arrivée de Jean Destan qu'il avait connu lorsque l'écrivain avait fait une rapide incursion dans le monde du journalisme voila quelques années. Le fils du baron Adolphe de Reinach n'était pas encore le Banquier fondateur de la "Kohn-Reinach" lorsqu'il avait connu le discret personnage, et ils ne s'étaient pas vus depuis des années mais avaient su garder une relation épistolaire des plus soutenue. Lorsque la voiture qui transportait Rachelle et Jean arriva, de Reinach fut surpris. " Il n'est pas seul" disait il à Ferdinand avec son léger accent trahissant ses origines Allemandes. De lesseps sortait la tête par la fenêtre de sa voiture en bougonnant. " Allons donc il est avec qui?"

-Une femme...
-...Une catin n'a rien à faire dans un repas entre hommes! Bon sang Reinach il devait venir seul n'est ce pas?
-Il ne m'avait pas prévenu qu'il serait accompagné mais j'imagine qu'elle est dans nos confidences et qu'elle à un rôle dans nos affaires. Ferdinand sortait de la voiture pour prendre enfin l'air et le soleil resplendissant.
-Une bonne femme dans nos confidences bon sang écoutez vous Reinach elles sont des bonnes à rien!






Jacques de Reinach
N'écoutant plus celui qui l'avait accompagné jusque là Jacques calait sa cane sous son bras et approchait du fiacre de Destan. Le jeune homme descendait puis faisait le tour pour ouvrir la portière à Rachelle et l'aider à descendre. Lors du trajet il s'était un peu présenté à celle ci, si heureux d'être en galante compagnie quand ce déjeuner lui promettait un ennui mortel. Il lui avait parlé de ses quelques livres mais restait dans le fond assez mystérieux. Il avait toujours un air préoccupé, se retournait souvent. Comme si il voulait s'assurer que quelqu’un ou quelques choses ne le suive pas. Si lui n’aperçus rien, rachelle ne manqua pas de remarquer au loin deux cavaliers qui les filaient (1). Jean avait posé quelques questions à son invitée pendant le trajet. Que faisait elle dans la vie? Il l'avait crut mannequin Parisienne, l'avait elle laissé se baigner dans cette erreur?

Jean, Rachelle, Ferdinand et Jacques étaient désormais face à l'entrée du restaurant, après que Ferdinand et jean se soient amicalement serrés la main, De Reinach présenta l'homme qui l'accompagnait. "Je vous présente Monsieur de Lessep, vous le connaissez sans doute car les journaux parlent souvent de lui en bien, il est " Le Grand Français" qui fait construire le Canal de Panama." Le vieil homme gardait un air hautain, frissonnant à peine sa moustache pour signifier un "bonjour" à Jean qui lui souriait aussi bien qu'il le pouvait, et ne prenant même pas la peine de saluer la dame qui se présentait à lui dans sa robe blanche. Visiblement embarrassé par la situation, Jacques s'empressa de chercher la main de Rachelle pour l'embrasser. Il ne voulait surtout pas que son ami se vexe de la conduite de celui qu'il avait invité, qui s’il était riche et puissant était bien loin d'avoir le charme de l'accompagnante de Destan.

___________________________________________________________________

Le petit livreur de journaux courait aussi vite qu'il le pouvait à travers Londres. Il avait coupé par St Jame's Park et Green Park, traversé rapidement Piccadilly, finissant finalement par s’arrêter à Manchester square à bout de forces. Les mains sur les genoux et les deux sacoche sur le dos il reprenait sa respiration. Après s'être hydraté à une fontaine il repartait vers la demeure du célèbre détective. Il n'avait aucune idée de ce que l'une d'elle pouvait contenir mais qu'on lui demande de l'amener au plus fin limier de Grande Bretagne le mettait dans un grand état d’exaltation.

Arthur quand à lui était entrés chez un armurier juif séfarade, Harmen Snel de Chrips Market, le plus célèbre de l'Est Londonien. Il devait être réapprovisionné prochainement mais trois armes sortaient du lot sur ses étals. Le petit bonhomme chauve d'une soixantaine d'années s'adressait au rêveur les yeux verts plein de malice. "Boker Tov! Je vend tous mes pistolets avec un holster en cuir, 1 shilling la boite de 40 balles!"
Spoiler:
 

Il était midi. Au 221B Baker Street le détective Sherlock Holmes et le docteur John Watson s’apprêtaient à sortir déjeuner en ville lorsqu'en descendant l'escalier ils croisèrent madame Hudson et un jeun garçon au pantalon couvert de terre chargé de deux sacoches. La logeuse arrêtait Holmes qui faisait mine de s’éclipser en retournant dans sa chambre. "Monsieur Holmes c'est un enfant!" lançait elle à l'égard du pire locataire de Londres comme pour lui signifier qu'il pouvait bien lui accorder dix petites minutes avant de partir déguster son Fish and chips. Il lâchait la poignée de porte et prenait un air faussement surpris, les yeux grands ouverts. " Quelle perspicacité madame Hudson, est ce sa taille ou ses joues de poupon tachetées des rousseurs juvéniles entourant un nez mutin n'ayant pas terminé sa formation qui vous ont amenée à cette conclusion?"

-Il dit ne pas en avoir pour longtemps à vous voir.
-Fort bien nous n'en auront pas pour longtemps à notre retour donc...

Il commençait à descendre l'escalier en croisant l'enfant et la logeuse alors que Watson restait lui sur le palier. "Holmes, vous pouvez retarder le lunch de quelques minutes nous ne sommes pas attendus n'est-ce pas? Le docteur tentait de mettre à l'aise le garçon." Soit" Holmes remontait l'escalier et invitait l'enfant et Watson à entrer. Il se saisit d'un journal dépassant d'une des sacoches et s’essaya aussitôt dans son fauteuil, posa sa pipe et son tabac sur la commode et ouvrit le journal pour lire. Watson était un peux étonné -bien que peux de choses le surprenait chez lui désormais- de l'attitude de Holmes, tout comme l'enfant qui guettait chez le docteur des réponses à ce que faisait le détective qui semblait les ignorer malgré le fait qu'il se disait pourtant pressé d'aller manger. John enlevait son chapeau pour le poser sur le haut du porte manteau. " Bien petit dis nous ce qui t’amène.." Holmes caché derrière son " Times" répondit.

"Cette sacoche appartiens à l'assassin Jack Vandeleur que vous connaissez sous le nom de Jack Stapleton (2)"

Watson fermait les yeux en grimaçant. "attendez...comment vous pouvez savoir cela sans même l'avoir ouverte?
-L'odeur de tourbe en décomposition qui s'en dégage ne m'est pas inconnue, je ne l'ai sentie qu'a un seul endroit dans ma vie ce fut à Merripit house, plus précisément autour du bourbier de Grimpen dans le Devonshire. Les trois seuls habitants du secteur sont Sir Henri Baskerville, le docteur James Mortimer et la Veuve Vandeleur, ou du moins nous pensions veuve avant que cette sacoche ne parvienne dans mon appartement me rappelant que nous n'avons jamais retrouvé le corps du supposé défunt. Stapleton était le seul chez qui l'odeur était suffisante pour imprégner si durablement les éléments entreposés dans sa maison.

Watson cessa de grimacer, impatient d'ouvrir la sacoche pour voir si l’hypothèse pour le moins saugrenue du détective se vérifiait. Holmes quand à lui continuait de lire son journal en questionnant le jeune garçon. "Dis moi qui t'a donné cette sacoche?"

-Un de mes client m'sieur. Il s'est fait bousculer par un autre homme qui lui à pris sa sacoche en lui laissant celle ci, et il m'a dis de vous l'apporter vite.
-Celui qui l'a bousculé était il un blond, de petite taille et le visage tombant?
-Oui m'sieur
-Cessez de fouiller cette sacoche Watson vous voyez bien que mes faisceaux de déductions apportent des réponses aux énigmes plus vite que vous ne parvenez à rassembler les preuves sous votre moustache."

Watson souriait de la dernière bravade d'Holmes et commençait à lire les dossiers présent à l'intérieur. Il sortait la lettre froissée et la lu à haute voix. "Cher ami, Il est important pour nos projets que vous récupériez vos travaux et ceux de votre voisin. Rendez vous ensuite à Harlinguer street, quai numéros trois pour aller prendre votre réserve. Peu de personnes en ce monde sont capables de nous empêcher d'accomplir notre œuvre, Sherlock Holmes que vous connaissez bien en fait partie. Nous devons le tuer pendant qu'il en est encore temps."

John relevait la tête doucement pour guetter la réaction de Sherlock, mais cela fut impossible car il continuait à lire paisiblement son journal. Alors que le petit vendeur du Times ouvrait grand la bouche effrayé qu'il était par la menace de mort, la voix du détective s'éleva."Très intéressant Watson..."

Powell arrivait sur le quai. Un immense clipper noir de plus de quatre vingt mètres de long y avait jeté ses passerelles, et plusieurs membres d'équipage circulaient sur le pont. A l'entrée des passerelles se trouvait trois marins pour le moins musclés assis sur des bobines de cordages. Qu'allait il faire?

(1) Détection passive d'un jet de discrétion réussie. Action moyenne: + 20 points XP . intelligence de Rachelle 11+1d10(9)= 20 vs 19 dextérité des suiveurs 14 + 1d10(5)
(2)Sherlock Holmes Le Chien des Baskerville Conan Doyle
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Rachelle Vincent
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Sam 15 Juin - 10:05

space3 Rachelle surprit Jean Destans lorsqu’elle lui annonça qu’elle avait suivi des études de physique et de chimie à la faculté des sciences de Paris. La prudence aurait surement recommandé qu’elle s’accommode du métier de mannequin mais Rachelle avait trop de fierté, peut être même de vanité, pour accepter de passer pour une écervelée.
Elle s’amusa à s’inspirer d’une de ses idoles, Marie Curie, première femme ayant obtenu un prix Nobel et dont elle connaissait la biographie dans les moindres détails. Rachelle espérait simplement que sa couverture improvisée ne comporterait pas de faille temporelle.
Elle réfléchit brièvement et trouva dans sa mémoire le nom d’un chimiste physicien contemporain britannique de Marie Curie et en jeta au hasard :
space3 « Je suis venue rencontrer William Crooke. » Elle ne donna aucun détail. L’ellipse était plus prudente.
 
« Ferdinand de Lesseps… voyons… » Rachelle n’avait qu’un très vague souvenir de ses cours d’histoire « Canal de Suez et scandale de Panama » étaient ses seuls souvenirs, des souvenirs plus que confus.

Elle reçut le baisemain avec grâce et distinction. Lesseps lui déplut d’emblée à cause de son attitude arrogante et misogyne. Il valait mieux se taire, ce qu’elle fit avec un air indéniablement hautain. Wait and see...
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Arthur Powell
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Sam 15 Juin - 16:48

Un peu déçu par les armes disponibles et leur prix, Arthur n’avait pas l’opportunité de faire la fine bouche. Il lui fallait une arme avant de se jeter dans la gueule du loup. Il n’hésita pas longtemps avant d’opter pour le Webley qui serait plus discret et aussi fiable voir plus que les autres. Certes il était de conception plus ancienne mais il avait le mérite d’être une bonne arme britannique. L’autre avait une consonance qui résonnait très moyen à ses oreilles en plus de son calibre et de son fonctionnement douteux… un nom de froggy ! La dépense était conséquente même s’il lui restait encore un peu d’argent d’avance. Il régla et fila vers les quais.

Le revolver était là juste pour la précaution, il espérait ne pas avoir à s’en servir, comme d’habitude. Il en avait besoin pour jouer son rôle aussi. Si le marchand d’armes dérogeait au stéréotype du juif de l’époque dépeint par Dickens, celui-ci lui reprendrait cette arme pour un prix correct en échange d’un futur meilleur achat sans doute. Le préjugé du juif voleur pour ostraciser cette communauté dans l’Empire avait la peau dure, il verrait bien s’il y avait une vraie raison à cela. Il avait mieux à réfléchir pour le moment mais il n’avait pas beaucoup d’indices, juste un lieu et un mobile d’approche.

Un splendide clipper attendait au quai, seul théâtre en vue dans ce coin un peu déserté. Une agitation palpable animait le bateau puisqu’il y avait quantité de personnel à guetter. Il lui fallait trouver un moyen de monter à bord pour en savoir plus sur ce qui s’y passait. Il n’était ni un pirate, ni un commando de marine et l’idée de se jeter à l’eau ne l’inspirait guère. La passerelle de ce navire semblait être le seul moyen correct de monter à bord mais elle était bien gardée sans compter le monde sur le pont. Pour réussir à passer un point de contrôle surveillé, il n’y avait que deux façons : soit être parfaitement invisible, soit se donner en spectacle.

Pour être invisible il faudrait qu’il fasse non seulement tourner les regards ailleurs mais aussi déplacer les personnes. Il n’était pas habillé en circonstances pour passer inaperçu sur un dock non plus. Créer une diversion était une possibilité mais elle restait un peu incertaine quant à ses résultats. Mettre le feu en espérant que l’équipage entier se bouge pour l’éteindre était plutôt risqué surtout si l’incendie prenait de l’ampleur. Il manquait de figurants pour simuler une bagarre et s’arranger pour faire tomber un tonneau à retardement dans l’eau n’attirerait pas tout l’équipage au sauvetage d’un « malheureux qui se noie ». Seul il n’avait que peu d’options à part jouer la comédie.

D’un pas naturel et assuré, il s’avança en pleine lumière. Il venait de sortir sa pipe qu’il bourrait de tabac calmement. Il craqua une allumette et tira deux bouffées rapides avant de s’arrêter devant le trio de marins.

- Bonjour messieurs, je vous aurais bien proposé de faire le quatrième aux cartes ou aux dés mais je suis attendu. Il me semble que votre patron n’aime pas qu’on soit en retard…

Il écarta le pan de sa veste pour en sortir sa montre, plus pour découvrir négligemment son holster d’épaule que pour l’utiliser.

- Juste à l’heure ! Si vous pouviez le prévenir que son rendez-vous est arrivé. Je cherchais un peu de travail et il a un contrat à faire exécuter… Nous étions faits pour nous entendre.

Il sourit brièvement avant de se renfrogner quelque peu avec l’air de l'invité impatient qui attend qu’on se bouge pour l’amener vers la seule personne digne d’intérêt pour lui.
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Sam 15 Juin - 17:46

Jean avait été impressionné par ce que lui avait appris Rachelle. Il partagerait son repas avec une Physicienne-chimiste, une femme qui du moins dans l'imaginaire du 19éme siècle, aurait donc un corps et un cerveau ce qui était assez rare. Non pas qu'il fut particulièrement misogyne pour sa part, il était dans la moyenne des hommes de son époque. Les femmes l'intimidait par leur mystère, mais n'en avait pas moins une série de clichés quand à sa place dans la famille le plus souvent véhiculés par sa propre mère qui ne semblait pas souffrir de sa condition de "pondeuse au foyer". Il pensait tout de même que certaines femmes sortaient de ce schéma, des femmes exceptionnelles comme celle qu'il avait eu la joie de rencontrer aujourd'hui. N'y connaissant rien en Physique le nom de Crooke ne lui disait rien, il se contenta de supputer qu'il  devait être une ponte dans le domaine.

Les présentations faites les convives entrèrent dans le restaurant. L'intérieur de la "Maison Fournaise" était décoré avec simplicité mais goût. Bien que les boiseries sculptées des chaises et des tables fut rustiques la blancheur immaculée des nappes, des serviettes et des murs apportaient une touche distinguée aux lieux. Ils passèrent commande et après échange d’amabilités pompeuses la discussion " entre hommes" commença bien vite. De Lesseps parlait des retard que prenait son chantier à cause de vieilles légendes locales qui causaient des troubles, et de l'argent que cela lui coutait. A l'écouter on aurait dit que ce vieil homme n'avait connu de toute sa vie que deux choses, faire des affaires et communiquer sur ses affaires. Faire et montrer qu'on à fait. Pour lui le canal de Panama serait son " passeport pour la postérité" et le Baron De Reinach  acquiesçait celui ci, confirmant les excellents choix qu'il avait su faire en cherchant dans le regard de Destans un quelques choses qui le ferait aussi prendre position et rassurer Ferdinand. D'ailleurs plusieurs fois il cherchait à ce que Jean dise que Ferdinand-le-grincheux ne devait pas baisser les bras, il lui lança du " N'est ce pas Destans, Mr de Lesseps fait la fierté de la France il ne doit pas s’arrêter en si bon chemin..." ou du " Vous êtes génial Mr de Lesseps". Mais L'écrivain restait désespérément en dehors de la discussion pendant le repas au demeurant excellent, son regard allant bien plus souvent se poser sur Rachelle. Il la questionna à maintes reprises pendant son repas, " Où habitez vous?" qui était orientée de manière à savoir si elle n avait pas un maris ou pire, un amant, " et " Parlez mois un peux de vos travaux...". La femme remarquerait aisément qu'il lui faisait la cour, et allez savoir si le fait d'être dans un hôtel-restaurant lui donnait des idées, qu'il avait des choses pour le moins "charnelles" en tête.

Si de Lesseps avait l'air d'un coq imbécile, De Reinach avait plus de jugeote. Le banquier demanda à Jean de s'entretenir quelques minutes en apparté entre le dessert et le café. Le petit couloir qui menait au cellier du restaurant accueillant leur discrète discussion, que jacques commença de but en blanc d'un air excité tranchant avec son attitude sereine du repas. Son accent Allemand donnait un coté burlesque à la chose, comme s'il sortait droit d'une comédie Française des années 1960 à 70  de Gerard Oury ou Robert Lamoureux, où des Allemands s’excitaient caricaturalement contre ces "Französisch"  si légers. "Mais à quoi jouez vous Destans?"

-Comment cela à quoi je joue?
-Vous ignorez complétement le vieux con!
-Il n'est pas intéressant." Jacques leva les yeux au ciel.
-C'est cette femme que vous avez amenée, vous passez votre temps à la regarder et à parler de choses insignifiantes. Vous savez le mal que j'ai eu à obtenir un rendez vous avec De Lessep pour le convaincre de continuer à demander des fonds et continuer les travaux? Vous allez vraiment tout gâcher pour un "coup de foudre"?
-Je ne vois vraiment pas de quoi vous parlez Jacques, sincèrement.
-Non...Jean...pas vous...c'est une de vos manœuvres c'est çà? Jean ne voyait pas du tout de quoi il parlait mais il était prêt à tout pour que la rencontre se termine et qu'il soit enfin seul avec Rachelle. " Oui c'est çà."

A ces mots De Reinach l'invita à retourner prendre le café. Apparemment Ferdinand n'avait pas lâché un seul mot à la femme à sa table, se contentant de garder un regard de vieil aigle à qui on ne la fait pas soucieux qu'il était de l'image qu'il véhiculait. Le repas terminé Jacques et Ferdinand repartirent avec Horace le cocher et Jean, les yeux emplis de désir venait habiller Rachelle de sa pèlerine en lui murmurant au creux de l'oreille "C'est une grande joie de vous avoir prés de moi, vous me faites oublier la misère du monde". Au même moment Rachelle pu distinguer dans l'embrasure de la porte de que les deux hommes qui les avaient suivis jusque là, vêtus de noir avec un chapeau melon venaient d'entrer dans l’accueil du restaurant presque vide.

___________________________________________________________________________

A bord du "Cutty Sark"  à quai sur Harlinguer street le capitaine Frederick Moore écrivait dans sa cabine. Une lampe à huile posée sur son petit bureau en acajou éclairait les mots que le cinquantenaire chaussant des lunettes pour l'occasion couchait sur le papier de son journal de bord. Une légère calvitie venait attaquer le haut de son front, et des petits favoris grisonnants effleuraient le col de son pull en laine Néo Zélandaise. Il avait les yeux d'un gris anthracite qu'il était peut probable de croiser plus d'une fois dans une vie, et ceux ci à eux seuls lui accordaient un charisme reconnu par tout son équipage. Il  rangea son journal de bord recouvert de cuir dans sa poche de pantalon quand un mousse vint le quémander."Monsieur Stapleton est arrivé". Pendant ce temps Powel était parvenu au delà de ses espérances à embobiner les marins assis sur la bobine.(1) On lui fit monter la passerelle et on lui demanda d'attendre le capitaine sur le pont.




Jack Stapleton
Ce même capitaine accueillait l'assassin de Charles Baskerville dans sa cantine, celui ci après avoir retrouvé un sourire bien plus avenant que lors de sa brève rencontre avec Arthur Powell s’acquittait promptement de saluer Moore pour poser sa sacoche sur une chaise vide et s’assoir. Il posa sa veste sur le dossier et pris un morceau de pain, du saucisson et du saindoux qu'il beurra comme s’il avait eu dans sa main une truelle et non un petit couteau du Devon. "Haaa" gémissait il soulagé d'avoir enfin quelques choses dans le ventre. Stapleton posa enfin son chapeau sur la table et reprenait à l'attention du capitaine. "Vous êtes Moore c'est çà? Appelez moi Jack."
-Nous chargeons vos caisses Jack, d'ici à demain nous seront loin de cette ville, et vous n'aurez plus à vous cacher.

"Nous partons ce soir"

Une troisième voix s'était faite entendre dans la pièce. Féminine, grave, avec un accent Russe à couper à la hallebarde. Le capitaine semblait soudain comme s'étioler devant la femme qui venait d'entrer, ses yeux étincelants trahissant la peur.

-Qui a acheté ce bateau Mr Moore?
-Le Fantôme.
-Avez vous le sentiment que votre personne se détache du navire?
-Non Mrs Popova, j'en suis le capitaine et ma place est à son bord.
-Alors vous aussi appartenez au Fantôme.

Elle s'approcha de la sacoche de Jack. " Est-ce ce qu'on vous à demandé?




Alex Popova
"Oui voilà qui plaira au docteur" Ajoutait le nouvel arrivant en finissant son assiette. Elle ouvrait la sacoche et en sorti une pile de documents notariaux. "Étude Montgomery Lovejoy" disait elle d'un ton neutre mais avec un regard furieux émasculant Stapleton. Sur ces mots il retourna la sacoche faisant tomber une clef noire marquée et numérotée de lettres d'or." Je vous conseille de bien réfléchir à ce que vous allez dire Jack." Ajouta t'elle tandis qu'il tournait dans la pièce la main sur le menton. Il finissait par claquer ses paumes l'une et l'autre "Je sais! J'ai bousculé un homme sur Trafalgar square, il y avait un gosse aussi, un vendeur de journaux tout crasseux. J'ai du ramasser sa sacoche en repartant!" Elle tourna les talons et quitta la pièce en lâchant un juron russe à l'attention de Stapleton. Celui ci s’énervait aussi sous le regard du capitaine qui en disait le moins possible."Bon sang elle ne sait pas à qui elle parle je vais lui en foutre une elle va se calmer!".

Frederick approcha du bar de chêne accroché à la parois du navire par de solides vérins de fer et en sortis une bouteille de Whisky écossai ainsi que deux verres qu'il posa devant son hôte, verres qu'il remplissait avec un doigté certain.  

Le capitaine posa la bouteille et se pencha très en avant, collant presque à quelques centimètres ses yeux d'acier face à ceux de son interlocuteur. Il murmura "Avez vous déjà battu votre femme Jack?"

Celui ci eu un mouvement de recul ne saisissant pas du tout le lien avec la conversation qui se tenait jusqu'alors.
-Bien sur oui quelques fois...
-Combien vous avez tué de personnes?
-Cinq, répondit il sans hésitation. Moore esquissait un sourire goguenard et reprenait encore plus bas.

-On dis que Alex Popova en a tué plus de trois cent. Trois cent contrats  exécutes de sang froid pour des sommes misérables et savez vous pourquoi ses prix sont si bas? Jack répondait par la négative. Parce qu'elle n'a que des clientes, des femmes maltraitées par leurs maris. Elle leur fait un prix par "solidarité féminine", on dit que tuer un homme lui procure un immense plaisir si vous voyez ce que je veux dire, et quelle ferait parfois cela gratuitement pour certaines d'entre elles dans le besoin ou pour son propre compte... Il but son verre d'une traite et se leva devant Stapleton muet comme une carpe. "Avec elle comme envoyée du Fantôme à bord je peux vous assurer que ni moi, ni aucun membre d'équipage n'ouvre sa gueule. Si vous voulez passer la nuit je vous conseille de nous imiter. "

A  la conclusion du capitaine, l'assassin de Baskerville Hall enfilait lui aussi cul sec son Whisky. Il fallait lui accorder qu'il avait vite pris le pli. Un mousse entra."Mon capitaine un porte flingue viens pour ce soir." Stapleton reprenait ses esprits. " Vous voulez que je m'en occupe?"
-Non Jack, préparez vous pour ce soir c'est à moi de recruter la racaille locale.

Le capitaine allait à l'avant du navire rencontrer Powell, et lui aussi fut entourloupé par le mensonge du Gallois (1). " vous pouvez rester à bord on ne sortira que cette nuit, vous serez payé 5 shilling si tout se passe bien. Comment vous vous appelez?"

______________________________________________________

Eva ouvrait les yeux dans la rue, un "Fiddle" bariolé dans une main et son archet dans l'autre. Elle se tenait devant une foule de passants attroupés autour d'elle et de quelques musiciens debout  ou assis sur des caisses. Le premier choc fut auditif, car elle entendait parfaitement tout ce qu'il se passait autour d'elle. Les chuchotements de l'auditoire qui faisait le silence pour les écouter entamer un nouveau morceau, les sabots des chevaux tractant les Omnibus, la clochette d'un marchand situé de l'autre coté de la voie...Une pancarte sur laquelle des enfants avaient dessinés des trèfles verts dépassait de derrière une tête indiquant "Kilburn High Street".


Eva était habillée comme un garçon des rues. Le  pantalon brun qu'elle portait était élimé, sa coupe s’arrêtant juste au dessous des genoux. Ses chaussures de cuir étaient en contact direct avec la peau de ses petits pieds. Celles ci étaient rafistolées et de lacets dépareillés, l'un gris l'autre noir. Elle portait une chemise blanche, un gilet de laine couleur café et une large casquette gavroche chocolat sous laquelle elle cachait ses cheveux lui donnant un coté " garçon manqué". Sur le sol un chapeau melon renversé accueillait les pièces des passants, il n'y avait aucun doute pour Eva sur le fait qu'elle n'avait pas héritée d'une situation financière des plus favorable.

Le guitariste était Dario Tchirklo un Tzigane maigrichon  d’à peine 17 ans portant une chemise écossaise, un pantalon troué et sans bouton ne tenant que grâce à ses bretelles. Son chapeau posé pare terre, ses cheveux bruns hirsutes partaient dans tous les sens. Il fit un clin d’œil à Eva puis commença à jouer.

Sans qu'elle sache pourquoi, les notes coulaient comme de l'eau sur les pavés de Kilburn street, et elle se cala sur sa musique en improvisant. Le petit frère de Dario, Zoran, avait 12 ans et s'habillait au plus proche possible de son grand frère qu'il imitait tant qu'il pouvait allant jusqu’à jouer aussi de la guitare et pour cause, il n'avait que lui pour famille. Une flute  commençait à jouer également, c'était Iverna Molloy, une rouquine irlandaise  aux yeux verts d'environ 25 ans. Contrairement à Eva elle était habillée de manière plus féminine, ce qui lui attirait les regards envieux des hommes. Seulement si la plupart regardait l'Irlandaise, un jeune homme dans la foule regardait lui la violoniste, un sourire bienveillant illuminant son visage. Alors que le rythme commençait à entrainer l'auditoire, des gosses , tous orphelins des rues de mèche avec les musiciens faisaient les poches et sacs des passants. Alors que plusieurs chiens bâtards furetaient dans le public les fruits dépassant des paniers des ménagères étaient chipés, tout comme les montres qui avaient le malheur de faire dépasser leurs chaines des poches. Pour ces pauvres si certains  se pavanaient ainsi on montrant leurs richesses ils devaient accepter le risque que des moins que rien ne cherchent à les en alléger.

L'affaire semblait être bien rodée, seulement ce jour là un gosse avait fouillé la mauvaise poche, du mauvais gars le mauvais jour et pris la main dans le sac il fut agrippé et frappé. En un clin deuil tous les gamins partirent dans tous les sens, Dario accrocha sa guitare dans son dos et attrapa son petit frère par la main. Iverna  attrapa le chapeau rempli de piécettes et parti en courant apparemment le "sauve qui peux" était la norme dans cette vie.  Eva qui courrait vite allait elle fuir comme les autres ou aider le petit garçon qui n'avait pas plus de 10 ans à se relâcher de l'emprise du quadra qui l’invectivait, balançant des claques avec le soutien de la foule heureuse qu'un de ces salles gosses soit punis et livré à la police?

(1) Jet de Bluff critique réussi sur les marins  puis sur le capitaine Frederick Moore  Charisme de Arthur Powell 12 + 4 (compétence bluff) + 1d10 (10)=26
vs 13 volonté des marins 10+1d10(3) (Action façile: + 10 points XP)
vs 16 volonté du capitaine Moore (Action moyenne: + 20 points XP)
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Eva Nescence
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Sam 15 Juin - 20:13

Eva se sentit tout d'abord pris d'un léger vertige. Le son qui parvenait à ses oreilles était bien plus puissant et en même temps comme irréel. Après tout, c'était normal puisqu'elle rêvait, se dit-elle. Alors c'est cela "entendre" ! C'était à la fois grisant et effrayant pour Eva, mais rapidement la musique, si entraînante, qui coulait sous son archet lui fit oublier sa peur.
Elle scruta l'auditoire et, sans doute, dût-elle rougir un peu. Elle faisait partie d'un "orchestre" de rue. C'était la première fois qu'elle se produisait et le public semblait apprécier son art... Surtout ce jeune homme qui l'observait au milieu de la foule. Eva doutait fort qu'il ait été attiré par son physique à priori peu avenant et supposait donc que sa façon de jouer l'avait conquit. Eva observait, elle aussi, l'assistance, lisait quelques mots épars sur les lèvres : des moqueries, des bribes de discutions, des mots d'intérêt ou d'étonnement, du mépris aussi.
Soudain, Eva fut arrachée à son observation bucale. Elle se rendit compte qu'un gamin d'à peine une dizaine d'années faisait les poches du public. Ni une, ni deux, les neurones d'Eva firent connexions. Zut, je fais partie d'une bande de voleurs à la tire !

A peine, son esprit eut-il fait cette analyse que le drame se produisit. L'enfant se fit prendre sur le fait. Dario, Zoran et Iverna, ses compagnons de musique étaient déjà près à décamper. Eva se demanda comment elle pouvait connaître leurs noms alors qu'ils n'avaient pas échangé un mot. Sans doute, ce paramètre avait-il été intégré lors de son introduction de ce rêve. Pourtant, elle ne connaissait pas le nom de ce gamin en mauvaise posture. Faisait-il parti de la bande ? Pourtant, Eva n'hésita pas une seconde. Elle enfila l'archet à l'arrière de son pantalon avec une dextérité qui l'étonna, comme si elle avait fait ce geste à de nombreuses occasions. Le Fiddle agrippé dans l'autre main, elle fila comme une flèche. Fonçant tête baissée dans la foule, Eva attrapa la chemise du gamin et l'entraîna avec force dans sa course. Le pauvre enfant qui était à terre parvint à s'extraire des coups et à se relever tant bien que mal grâce à cette traction brutale d'Eva. Des mains tentèrent de l'attraper au passage. La chemise d'Eva se déchira du poignet jusqu'au coude. Dans un violent effort, elle prit la main du gosse et l'emmena dans les rues. Au-dessus des toits, Eva vit dépasser un peu plus loin le clocher d'une église. Elle pensa qu'elle pourrait y demander asile avec son jeune acolyte en fuite. La main serrée sur la menotte tremblante, elle dévala les rues, en direction de ce temple. Transpirante, le souffle court, elle déboucha sur une place et devant elle, s'imposa ce monument nommé "St Augustine's Church", put-elle lire. A bride abattue, elle traversa la distance qui les séparait de la porte de ce refuge et c'est avec un peu trop de précipitation peut-être qu'elle poussa la porte de ce lieu sacré pour déboucher débraillée dans l'église.
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Rachelle Vincent
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Dim 16 Juin - 18:28

space3 Quel repas ennuyeux mais savoureux !

Rachelle se contenta de répondre brièvement aux questions de Jean et, lorsqu’il aborda sa profession, elle en profita pour dire avec une certaine hauteur :
space3 « Ne parlons pas de cela mon ami, j’ennuierais la tablée avec des discours scientifiques qui ne peuvent intéresser que mes pairs. »

Elle avait abandonné les pesants dialogues entre le banquier, qui brossait si clairement le vaniteux de Lesseps dans le sens du poil, que c’en était affligeant. La scientifique se moquait absolument de ces comploteurs d’un autre temps.

Pour l’heure elle découvrait avec ravissement des saveurs que les années 2048 avaient totalement oubliées, tout en maudissant ce fichu corset qui l’empêchait de s’empiffrer, de s’empiffrer avec distinction, néanmoins.

Les attentions de Jean ne la laissaient pas indifférente et ce séduisant jeune homme pourrait bien représenter le plat de choix de cette délicieuse journée. Elle se faisait réservée, de peur de l’effaroucher par des manières qui n’appartenaient pas aux femmes « bien nées" de cette époque. Réservée mais encourageante cependant.
 
Rachelle profita de l’aparté entre Jean et Jacques pour s’excuser auprès de l’arrogant barbon. Elle examina la salle de restaurant en se rendant aux lieux d’aisance… justement l’aisance était son souci second et elle se battit plusieurs minutes avec les foutus lacets de cet insupportable corset.  Ouf, elle avait finalement gagné quelques centimètres… tant pis pour la taille de guêpe.
space3 Quelle époque !
 
space3 Elle avait offert le plus total mépris en échange du dédain que les sinistres bonhommes lui témoignaient, se consacrant aux plaisirs du palais, à la douceur de l’air pur et du flirt si charmant avec Jean. Elle se sentait plutôt d’humeur joyeuse lorsque, au moment du départ, elle reconnut ses suiveurs.
 
Jean se pencha vers son oreille pour lui murmurer quelque flatterie insipide. Elle pencha son visage souriant, conquise, et lui souffla tendrement 
space3 « savez vous mon cher, que nous sommes suivis depuis notre départ du jardin. » Elle dut lui prendre le visage à deux mains dans un mouvement gentiment audacieux, mais efficace, pour éviter qu’il ne se retourne brutalement…
space3« Soyez discret mon ami » et elle lui glissa un regard à faire fondre un iceberg.
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Arthur Powell
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Dim 16 Juin - 19:33

Le subterfuge avait fonctionné, il était maintenant à bord. On venait de l’avertir que l’engagement ne commencerait que le soir. Il aurait donc le temps de visiter tranquillement le bateau si on lui laissait assez de liberté. Il s’engagea sur le pont tout en répondant au capitaine du navire :

- Jones… Vinnie Jones. Me faire déplacer pour 5 shillings, j’en ai tué pour moins que ça mais maintenant que je suis là… Enfin je préfère vous prévenir qu’on est loin de mes prix habituels. Je ne bosse que sur de gros coups d'ordinaire et seul…

Il fit quelques pas en suivant la lice sur laquelle il faisait glisser sa main. En deux ou trois coups d’œil rapides, il comptait le nombre de personnes visibles sur le pont.

- Joli transport que vous avez là. J’ai déjà voyagé sur bien des navires mais j’aurais bien aimé avoir un navire aussi rapide pour mon retour des Indes avec la Compagnie. Enfin eux au moins payaient bien pour se salir les mains à leur place…

Il tirait toujours sur sa pipe en balayant les alentours l’horizon du regard. Il se demandait quand Holmes pointerait le bout de son nez ou du moins s’il le ferait. Puis il se retourna tranquillement vers le capitaine pour essayer d’en savoir un peu plus.

- On ne bougera que ce soir… Je peux visiter le navire d’ici là mais aussi grand soit-il, ça ne me prendra pas plus d’une demi-heure… Vous avez de drôles de façons de gérer les gens que vous employez. Votre chance est que je saurais me retenir de subtiliser une bouteille de rhum en cours de visite contrairement à d’autres. Vous savez que dans ma spécialité les gens qui ont trop de temps libre boivent pour le faire passer et leur agressivité augmente en proportion…

A ce niveau il ne pouvait se contenter de passer pour un simple porte-flingue, sinon il n’aurait aucune nouvelle info avant des heures et il devrait rester passif. D’un autre côté il aurait pu attendre gentiment que les choses se passent et que d’éventuels renforts arrivent mais c’était incertain. Il avait appris à ne compter que sur lui-même et à s’infiltrer dans les gangs de Londres dès ses premières années dans le Met. Il retourna sa pipe et la tapa légèrement contre la lice pour la garder impeccable avant de la ranger dans sa poche.

- Dites-moi que j’ai bien fait de décaler mon départ pour Boston pour accepter ce contrat. Les cibles sont intéressantes et rentables là-bas avec la guerre. Je ne comptais pas m’occuper de l’entourage royal mais on m’avait bien engagé pour un gros coup… Là pour cinq malheureux shillings j’aurais des scrupules à prendre la vie du grouillot qui vide les pots de chambre de mon hôtel. Non pas que j’aurais des remords mais je pense plutôt à ma réputation dans le métier…

Peut-être avait-il trop joué avec le feu en poussant plus loin le bluff mais il s’était déjà construit mentalement son personnage. Il ne pouvait pas reculer sous peine de se trahir. Il avait déjà décidé de qui il était et c’était ça qui le rendait crédible à chaque fois qu’il avait endossé une nouvelle identité. Tout ceci n’était qu’un jeu après tout et il se sentait toujours une âme d’acteur.
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Dim 16 Juin - 21:35

Destan, gentilhomme aux méthodes de séduction d'un autre temps avait les douces mains de son phantasme journalier posées sur son visage. Alors qu'il bouillonnait du désir d'aller demander la clef d'une chambre à l’accueil pour cinq ou six heures - Jean était très optimiste quand à ses performances- Rachelle lui apprenait qu'ils étaient suivi. Il eu soudain un visage moins détendu, et il n'est pas exagéré de dire que si la femme n'avait pas été là avec lui il eu une attitude biens moins retenue. Il souffla:"On en veux à ma vie Mademoiselle Vincent. Je dois partir pour le Brésil c'est l'unique moyen que la chasse à l'homme cesse..." Il attrapa les mains de la jeune femme et les embrassa passionnément comme si il n'était pas sur de vivre encore d'ici une minute." Venez éclipsons nous!" Sans demander son avis à la jeune femme, il la tenait par la main avec assurance pour traverser le couloir du cellier et sortir par derrière. Ils effleuraient  à toute vitesse les portes, Destan prenant ses virages dans les couloirs en s'aidant de sa main libre  pour ne pas se cogner. Ils arrivèrent à la porte qu'il eu voulu emprunter quand un troisième homme en noir entra par celle-ci, jetant un regard mauvais à Jean qui tournait au derrière moment pour entrer dans la cuisine.

Deux jeunes plongeuses y faisaient la vaisselle, frottant  assidument les couverts d'argent sans se douter qu'un affrontement allait naître sous leurs yeux. Casseroles, poêles faitout, broches, marmites de Papin,  couteaux à viande ou à pain,  tout s'entassait dans les égouttoirs de bois posé sur une seule grande table centrale, deux cuisinières refroidissant doucement longeant les deux plus grands murs de la cuisine. Alors que Jean ouvrait brusquement la porte de la cuisine menant sur l’arrière cour un violent coups de crosse de pistolet s'abattait sur son front, entaillant son arcade sourcilière et le faisant reculer  dos à la table de cuisine auprès de Rachelle. Un barbu costaud en costume noir et chapeau melon entra suivi  d'un autre gaillard blond à moustache. Le barbu approcha de Destans et commença à lever son revolver pour le pointer sur la tête de l’écrivain quand celui ci se saisit de la longue broche qui égouttait derrière lui et frappa de toutes ses forces sur le bras de l'homme armé. " Fuyez!" Cria t'il à Rachelle pour lui éviter le pire. Le blond allait sortir son arme, si le corset dénoué  lui libérait les mouvements du buste il était inutile d’espéré faire des coups de pied ou même courir vite avec une satanée crinoline! Rachelle devait leur régler leur compte à tous les deux...(1)

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Le Capitaine Moore écoutait parler ce " Jones" non sans que celui ci ne l’énerve par sa prétention. Mais il présentait et parlait bien, il avait l'air intelligent cela aurait été un pur gâchis que de l'affecter à un rôle de second couteau. Comme Jones fumait il en profitait pour faire de même, sortant un cigare de Tolède qui était coincé dans sa ceinture. "Je vois vous êtes dur en affaire (2) et ne semblez pas trop bête. Pour vous ce sera deux souverain alors, mais des responsabilités. J'ai recruté des locaux qui sont pas fut fut, de la racaille de bas fond empestant l'alcool, çà pose pas de question mais c'est pas fiable." Arthur pouvait reconnaitre chez l'homme un petit accent venu des terres Australes, peut être de Nouvelle Zélande. Il sortait sa boite d'allumette et alluma son cigare, un coup de vent déposant sur le col de son pull une flammèche qu'il s'empressa d'ôter d'un geste laissant percevoir une trace de corde autour de son coup. Ancien bagnard Néo Zélandais sans doute. Alors qu'il était accoudé à la balustrade son regard anthracite croisa celui de Powell.

" C'est un des plus beaux bateaux du monde oui, et rapide avec çà. Bien plus rapide que vous ne sauriez l'imaginer..." Il y avait beaucoup de malice dans son regard. Il tira à nouveau sur son cigare espagnol. " ce soir à 11 heures vous allez faire une promenade sur les quais avec 6 malfrats du coin qui ont rendez vous au coin de la rue là bas" il montra du doigt un coin sombre du quai. "Vous viendrez avec eux là où je vous le dirait sur le moment, votre chef sur ce coup là c'est Stapleton, un blond pas très grand, haut de forme vous ne pourrez pas le manquer. Vous ferez ce qu'il vous dit de faire et il vous paiera le boulot effectué et vous repartirez à vos petites affaires. La discrétion est primordiale alors vous n'irez raconter à personne ce que vous aurez eu à effectuer, vous ne faites rien de stupide n'est ce pas? Ce serait signer votre arrêt de mort et j’exécute moi même les sentences."  Il se redressa de la balustrade.

"Donc vous ne posez pas de questions indiscrètes, vous venez quand on vous le dit où je vous le dit et vous faites ce que Stapleton vous dira, et vous aurez un souverain. Vous pouvez n'aller qu'a un seul endroit de mon bateau, c'est la cale numéros trois à laquelle on accède par cette porte, vous y trouverez du  matériel pour ce soir. Que mes gars ne vous croisent pas dans une coursive sinon on ne restera pas dans les meilleurs termes et vous irez fouiller le fond de la tamise avec un boulet aux pieds."

Si Arthur allait voir cette cale numéros trois, il y trouverait un fusil de chasse superposé calibre 10 avec 8 grosses cartouches, des grandes cages vides, et parmi celle ci une caisse avec quelques trous laissant apparaitre un  impressionnant Beauceron. Cependant il fallait constater qu'il épuisait petit à petit les possibilités d'exploration du navire, risquant de se compromettre en  restant trop à son bord.

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St Augustine's Church
Eva avait prise la bonne décision, courir était sa spécialité ce fut ce qu'elle avait de mieux à faire donc. De plus, la rapidité avec la quelle elle avait saisie l'enfant par la chemise et filée avec lui avait totalement décontenancée son tortionnaire (3). Ils coururent vers la  "Cathédrale des quartiers Nords" comme les Londoniens l'appelaient.

L'homme qui avait pris le gamin la main dans le sac continuait à courir aussi vite qu'il le pouvait après eux, bien décidé à ne rien lâcher à ce garnement et à la musicienne qui lui était venue en aide car sa montre en argent était toujours dans la main du petit. Alors qu'il remontait la rue lui aussi distinguait le clocher de l'église, devinant qu'elle serait peut être la destination des fuyards. Sûrement des Irlandais se disait il. Toujours à prier, c'est bien qu'ils ont nombre de méfaits à se reprocher non? Alors que transpirant et à bout de souffle il arrivait à Killburn Park, il fut soudainement freiné par quelqu'un qui tirait sur la queue de pie de sa jaquette. Il se retourna et tomba nez à nez avec un jeune homme, celui là même qui avait souri à la violoniste et avait assisté stupéfait à son sprint. Il portait une veste bleue marine ressemblant à celles de la Garde Nationale Française, retouchée pour  en faire un habit de domestique ne laissant apparaitre aucun grade ou symbole militaire, un passepoil gris pour seul ornement.   Son pantalon dans la même teinte  était lui décoré d'un liseret rouge sur chaque flanc, celui qui le portait ayant été sous officier chez les Sapeurs Pompiers de Paris.  " Bon sang mais c'est quoi votre problème?!" le trentenaire contourna d'un pas très sûr le quadra pour se mettre sur sa route." Vous n'irez pas plus loin." Il avait un accent Français rappelant à quel point le peuple de l'hexagone n'étaient bien souvent pas doués pour les langues.






Oliver Twist

-Vous ne passerez pas.
-Fucking Froggy! Je vais renvoyer ton corps de l'autre coté du "Channel" en morceaux si tu ne t’écartes pas! Ce à quoi le gêneur rétorqua" Alors vous devrez passer entre mes morceaux..."

Ce Vendredi après midi, la catholique St Augustine's Church était presque vide. Quelques croyants à genoux priant contre les dossiers de bancs se retournèrent quand Eva et le petit garçon poussèrent la lourde porte, retournant aussitôt face à leur spiritualité. Ces deux enfants n'avaient pas l'air bien menaçants se disaient ils pendant que l'orphelin allait prendre une place sur un banc pour reprendre sa respiration, tenant la main d'Eva avec un tel désespoir qu'il aurait fallu lui couper pour être tranquille.
La porte s'ouvrit à nouveau, et le jeune homme dont Eva avait pu croiser le regard tandis qu'elle jouait approcha de l'autel pour se signer, ce après quoi il allait s'assoir prés des deux fuyards. Sa lèvre était légèrement entaillée, laissant perler quelques goutes de sang sur son menton. Sa respiration qu'Eva avait le privilège de pouvoir entendre, ce qu'il n’aurait jamais été possible dans la réalité, était lente, laborieuse, traduisant la fatigue d'une course et d'allez savoir quoi, qui l'aurait amoché au visage. Il levait les yeux vers le Christ sur la croix.






Jean Passepartout
" Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi. C'est le chapitre trois de l'Apocalypse de Saint Jean. Je m’appelle Jean Passepartout.(4) Il tendis la main vers l'enfant pour serrer la sienne.
-Oliver Twist (5)
-Moi aussi je suis Orphelin. La vie ne nous à  pas accordée de nom de famille pour y plonger nos racines, mais il n'appartient qu'a nous de nous battre chaque jours pour sortir de la misère en travaillant durement. Moi aussi je volais, j'étais doué pour grimper les étages des maisons et y dérober leur contenu, mais un cirque de passage dans ma ville m'a tiré de cette situation. Une troupe m'a recueillie et j'ai pu employer mon talent pour l’acrobatie, j'ai voyagé à travers le monde et fait des rencontres inoubliables. Le regard du gosse brillait de mille feux " c'est vrai?" " Oui Oliver. Maintenant je suis l'unique domestique d'un des hommes les plus riche de Londres, un homme bien. Tu vois qu'avec de la volonté et l'aide de dieu on peut se sortir de tout. Aide toi et le ciel t'aidera, n'oublie jamais."

L'enfant hochait de la tête et sortis la montre en argent qu'il donna au valet de Phileas Fogg. Celui ci la rangea dans sa veste et souriait à Eva en lui tendant la main.
-Vous jouez vraiment bien et d'une manière très moderne je trouve . Qui êtes vous je ne vous avait jamais vue?

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A seulement quelques kilomètres au Sud Est de là, derrière Violet Hill et Lisson Grove la logeuse de Sherlock Holmes venait frapper à la porte . " Monsieur votre rendez-vous viens d'arriver, je le fais monter?" Le détective dans la salle de bain enlevait sa cravate et dégrafait les boutons de son col de chemise." Oui, j'arrive madame Hudson. Ah... et passez faire quelques courses à Covent Garden je n'ai plus de thé" une minute après il allait ouvrir la porte de son appartement, laissant apparaitre une beauté glaciale. "Lady Tredakovski mes hommages, c'est un plaisir de vous rencontrer" Alexe Popova était vêtue d'une robe noire et violette et portait à son épaule gauche un sac à main de cuir noir, celle ci se laissa baiser la main et rendit la politesse à l'Anglais." tout le plaisir est pour moi Sherlock Holmes..."

Il l'invita à s’assoir sur un fauteuil du Living Room et celle ci accepta avec une petit sourire retenu, posant son sac à ses pieds. Quel capharnaüm cet appartement se disait elle! Alexe n'imaginait pas du tout la demeure de sa cible ainsi, elle  voyait plutôt Holmes habitant un appartement luxueux que des soubrettes influençables s'échinaient à récurer à longueur de temps. Le détective se calait dans son fauteuil les mains jointes, scrutant son invitée."Avez vous fait bon voyage?
-Oui merci monsieur Holmes, laissait filer la Russe d'une tonalité basse .
- Vous arrivez de Saint Petersburg? Encore une fois un mince sourire se dessinait, forcé évidement. Minauder avec les hommes lui avait toujours donné envie de vomir, ou de les étrangler cela dépendait du temps passé avec eux.
-Oui il y fait plus chaud qu'ici à cette saison.
-Cela ne m’étonne pas le climat de chez vous à cette particularité, les anglais associent trop votre pays aux basses températures. Vous l'avez amené?





La tueuse ouvrit son sac et en sorti un œuf de Fabergé, splendide joyau parmi les joyaux de l'époque. Holmes ouvrait grand les yeux en s'exclamant " Magnifique!", puis il se levait pour aller chercher sa loupe dans le tiroir de la commode, et commença à scruter l’œuvre du joaillier Russe alors que Popova ressentait une certaine gêne. " Monsieur Holmes j’espère que mon mari ne fait pas une erreur en vous le confiant, l'exposition Londonienne qui sera ouverte au public ce Week end ne saurait accepter un vrai Fabergé, nous le réservons pour celle destinée à l'aristocratie anglaise..." Ressentant qu'elle était mal à l'aise le détective balança  sa loupe derrière lui, celle ci tombant à même la moquette.

"Bien sur madame il peut me faire confiance! J'y veillerais comme à la prunelle de vos yeux la reine m'en soit témoin!" Alors qu'elle songeait qu'il ne fallait pas qu'il traite l’œuf comme sa loupe il se releva en proposant un thé à la Russe, thé qu'elle s’efforça d'accepté pour ne pas éveiller de soupçons bien qu'elle eu certainement préférée une bonne vodka bien frappée. Alors qu'il partait dans la cuisine, les yeux de la tueuse fouillaient la pièce. Un violon était posé au pied d'un pupitre en chêne,  des pétards chinois trainaient entre l'archet et des entassements de partitions dans un coin.  La sacoche posée prés de la cheminée ressemblait comme deux goutes d'eau à celle que Stapleton avait ramené sur le "Cuty Sark" et qu'elle avait fouillée quelques temps auparavant. " Qu'allez vous visiter à Londres pendant le week end madame Tredakovski?" lançait Holmes de sa cuisine en dosant le thé, alors qu'elle avait commencée à se déplacer comme une chatte vers la sacoche. Elle soupira en se disant qu'elle allait le tuer - ce qui était ce pourquoi on l'avait payée d'ailleurs pensa t'elle, autant joindre l'utile à l'agréable-  et parla fort.
-Le british Museum je pense.
-Ah oui férue d'histoire...je vous conseille l'aile Great Russell à Tottenham Court. Il y a une vaste salle de lecture emplie d'ouvrages intéressants, y compris en Russe. On y croise même des Allemands, l'autre jour un certain Karl Marx et moi avons débattus pendant une heure sur les conditions de travail des ouvriers de la couronne...
-C'est passionnant...disait elle en saisissant la sacoche qu'elle ouvrit délicatement, laissant tomber la lettre indiquant le projet de tuer celui qui parlait dans le vide. "Fichtre" pensa t'elle, il est donc au courant qu'on en veux à sa vie...elle transféra silencieusement les dossiers pliés et la lettre dans son sac à main et la sacoche retourna là où elle était. Elle eu à peine le temps de se relever dos à la cheminée de marbre noir que Holmes qui terminait de parler tout seul sortait de la cuisine deux tasses de thé à la main."...ce a quoi il m'a répondu qu'il mettrait de mes idées dans son livre". Il fronça les sourcils. "Vous voulez que j'allume un feu, il fait si froid que cela en comparaison à Saint Petersburg?"

-Non épargnez vous cette peine, je regardais juste un peu la décoration..." Souriant niaisement elle se disait qu'il ne croyait pas si bien dire et brûlerait en enfer bientôt. Le thé terminé et quelques amabilités échangées elle disait prendre congé à regret quand Holmes se saisit sans ménagement de l’œuf de Fabergé et s'appreta à l'ouvrir "j'ai toujours voulu savoir comment c'était à l’intérieur"  Les yeux écarquillé Alexe s'exclama brusquement " NON!" puis alors que Holmes faisait une mine interrogative elle continua"...je veux dire, je suis très pressée vous voulez bien me raccompagner?"


Le détective posa le joyau et accepta chaleureusement. Une fois qu'il eu raccompagné la Russe dans la rue il passa par la salle de bain et s'asseyait à nouveau dans son fauteuil, pris sa pipe sur la commode et la bourra, puis sortis une allumette. Après avoir regardé attentivement l’œuf trônant dans son salon il la frotta contre sa boite. Une explosion incendiaire retentissait au 221B  Baker street, faisant voler en centaines d'éclats scintillants les vitres du logement de Sherlock Holmes. Peux bruyante, n’endommageant même pas la structure de l'immeuble ni même les appartements mitoyens. Une bombe au phosphore conçue par Stapleton d'où jaillissaient des projectiles blancs  transformant en torche l’environnement qui se consuma en à peine 5 minutes, ne laissant que calcination.

(1) Je te laisse décrire le combat!
(2) Jet de Marchandage réussi sur le capitaine Frederick Moore  Charisme de Arthur Powell  12 +  + 1d10 (7)=19 vs 17 ( charisme du capitaine Moore 13+ 1d10(4) ( (Action moyenne: + 20 points XP)
(3) Jet de course d'endurance critique réussi. Constitution Eva Nescence 10 + 4(compétence course d'endurance) + 1d10(10)=24 vs 17 constitution poursuivant 10 + 1d10(7)(Action facile: + 10 points XP pour Eva Nescence)
(4) Le tour du monde en 80 jours, Jules Verne
(5) Oliver Twist,  Charles Dickens
-Ajout de deux personnages dans la Galerie Victorienne
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Rachelle Vincent
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Lun 17 Juin - 11:25

space3 « Fuir ! Il en a de bonnes l’écrivain » Sûrement aurait-ce été l’idée première de Rachelle, si toutefois ses pieds n’avaient pas été emprisonnés dans des bottines perchées sur des talons de six cm, ses jambes empêtrées dans une crinoline imbécile, et si le chemin vers l’arrière-cour n’avait pas été occupé par Jean mêlé à son agresseur et la retraite en arrière, coupée par les deux acolytes.

L’assaillant de Jean semblait, au moins momentanément, neutralisé.
 
space3 Rachelle se concentra sur le danger le plus imminent : le revolver du blond moustachu. Pour une fois qu’elle allait pouvoir pratiquer l’atémi sans restriction, elle n’allait pas retenir la puissance de ses coups. Le kiai qu’elle lança laissa tous les protagonistes figés durant une bonne seconde. Et la karateka se déchaina.

Un Shūtō appliqué sur l’avant bras du blond provoqua un joli craquement caractéristique. L’homme lâcha son revolver et esquissa un mouvement pour maintenir le bras fracturé de son autre bras, mais le barai de Rachelle s’offrit un Haitō sur la trachée du blond qui s’effondra dans un dernier râle.
space3 « Tiens, ça a l’air aussi efficace qu’on le dit ». Rachelle ne s’attarda pas à ce détail.

Elle exécuta un Sabaki qui avait un air de pas de danse pour se rapprocher de l'homme en noir. Le dernier adversaire n'avait pas encore bougé, comptant sans doute sur une issue rapide. Si celle-ci avait été fulgurante, l'homme ne se trouvait pas devant le résultat escompté.  Il tenta une parade réussie, suivie d’une grossière attaque à coups de poings. Rachelle virevoltait rapidement sur des bottines conçues pour la valse. L’espace restreint entravait les mouvements des deux adversaires mais l’avantage restait à Rachelle, plus fluide, plus vive. Rachelle bougeait, feintait, esquivait les énormes poings et finalement, un coup violent porté avec le talon de la paume atteignit le boxeur improvisé au front. Ses cervicales ne résistèrent pas.

space3 Dans l’intervalle Jean avait repris ses esprits et fait ce qui était urgent : neutraliser définitivement le dernier combattant.
 
space3 Rachelle était presque joyeuse. Quel plaisir de combattre « pour de vrai », surtout contre des lourdauds qui ne connaissaient rien à l’art du karaté. Elle ramassa les armes, fouilla les cadavres avant de remarquer Jean, bouche bée devant elle :

space3 « Bougez vous, lavez votre visage, vous avez une de ces têtes ! Ces dames ont sûrement de quoi vous faire un pansement. »
Les employées de cuisine, sidérées, décidèrent d’assister le jeune homme de leur mieux, afin d’éviter une éventuelle vengeance de la furie en crinoline. D’ailleurs Rachelle était en train de se libérer de cette infernale crinoline, piétinant non loin des cadavres avec le plus grand naturel, pour détacher l’encombrant accessoire qu’elle laissa au milieu de la cuisine.

space3 « Allons Jean, ne nous attardons pas ici. Je crois que vous me devez des explications. »

Spoiler:
 
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Arthur Powell
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Lun 17 Juin - 20:15

Le capitaine n’était pas un plaisantin facile à intimider mais Arthur avait réussi à moitié son coup en gagnant du galon. Le simple fait qu’il multiplie son engagement financier par huit n’était pas rien même s’il ne lui donnait pas les rênes d’une opération. Il n’y avait aucune avance sur le paiement non plus ce qui pouvait dire qu’il était en sursis vu la nature des employeurs. Il devait jouer le jeu pour le moment mais redoubler de prudence. Il prit congé pour faire le détour par la cale.

- Je vous conseille aussi de ne pas essayer de me doubler pour éviter de me payer après. A la moindre embrouille, je disparais. Je n’aurais rien de mieux à faire que de vous traquer. Je serais derrière vous, dans votre angle mort à attendre mon heure. Et croyez-moi, vous ne le voulez vraiment pas. Maintenant je vais chercher le matériel et je reviendrai là-bas à onze heures. Bonne fin de journée capitaine.

Il salua rapidement d’un mouvement de tête son interlocuteur sans cacher un léger sourire en coin. Il savait combien on avait pu le détester pour ça dans ces milieux. Une arrogance voir un dédain non dissimulé qui irritait au plus haut point mais sur lequel on passait pour ne pas entrer dans la provocation. Il était facile de détester un type imbu de lui-même mais on hésitait à lui foutre son poing dans la gueule quand on savait ce dont il était capable. Pour l’heure ils n’en savaient rien mais ils ne tenaient pas à faire de vagues ça c’était sûr.

Dans la cale numéro trois il n’y avait pas grand-chose à voir. Il démonta le fusil, prit les munitions et roula le tout dans un morceau de toile pour ne pas se promener avec une arme en vue. Au milieu des cages vides, une d’entre elles ne l’était pas. Un énorme chien le regardait dans l’ombre de ses yeux jaunes qui n’encourageaient pas à venir le caresser. Bien entendu qu’il n’y avait rien de bien intéressant ici, sinon ils ne l’auraient pas laissé libre d’y aller seul. Il aurait bien aimé en savoir plus mais une fouille du navire était totalement inconcevable à moins de massacrer l’équipage à lui tout seul…

Arthur prit donc le parti de repartir en ville les quelques heures qui restaient avant le rendez-vous. Il était possible qu’il soit suivi alors il prendrait une bonne demi-heure à balader d’éventuels guetteurs sur ses talons avant de filer par une porte de derrière d’un des lieux qu’il visiterait pour rendre visite en personne à Holmes qui ne s’était pas manifesté. Peut-être avait-il avancé de son côté sur l’enquête grâce aux indices de la mallette… En croisant avec le peu d’informations qu’il avait pu obtenir ils aviseraient sur la suite du plan. Holmes était considéré comme le plus grand détective du monde et de l’histoire en fiction après tout.

Le gallois surveillait l’heure à sa montre en prévoyant le créneau pour être à l’heure au rendez-vous. Il pensa qu’il n’avait pas encore été au Savoy dont il détenait une carte aussi, peut-être aurait-il eu des choses là-bas susceptibles de l’aider mais ce n’était pas la priorité pour le moment. Holmes avait sûrement plus de moyens que lui pour mener cette enquête de toute façon et il ne pouvait pas le concurrencer sur nombre de points. Le détective n’était pas seul en plus contrairement à lui, il avait Watson pour l’épauler et tout un tas de contacts. Lui n’avait de connaissances qu’un jeune garçon qui distribuait les journaux et avait fait une course pour lui. Il marchait d’un pas décidé vers Baker Street pour préparer la suite.
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Eva Nescence
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Lun 17 Juin - 22:32

Eva observa attentivement le jeune homme pendant que ce dernier faisait la morale à l’enfant. Elle marqua une surprise en entendant le nom de ses deux interlocuteurs. « Jean Passepartout », réfléchit-elle, « cela sonne étrangement connu… Jules Vernes, le Tour du Monde en 80 jours… Ha oui, ça y est, c’est ce voleur qui accompagnait ce riche dandy, un certain Philéas quelque chose ».  Elle ne parvenait pas à se souvenir de son nom de famille qui était très banal pour un anglais  se rappelait-elle.

Jean, plutôt bel homme, était bien différent du personnage qu’elle s’était imaginée. Il avait un air bien plus mystérieux, hors du commun, insolite, voilà le mot. Sa meurtrissure au visage, ses manières de chevalier servant, son allure lui faisait penser à un héros sauveur de la veuve et de l’orphelin. Après tout, compte tenu de la situation, on n’en était pas loin. Eva savait que sa vêture était très loin de pouvoir séduire quelque homme que ce soit et elle s’étonnait elle-même de se soucier de cela en un tel instant. Lorsque Jean lui adressa la parole, Eva commença, par automatisme, à signer une présentation simple en agitant les mains : « je m’appelle… » (en langage des signes). Puis, elle se figea, ses mains restèrent en suspens, elle prit soudain la décision de faire diversion et allongea sa main vers le menton du jeune homme et en essuya le sang avec un lambeau de sa manche de sa chemise. Marquant un instant d’hésitation, elle se mordit la lèvre inférieure puis commença à articuler prudemment : «
je m’appelle Eva ». Elle sursauta légèrement, surprise d’entendre sa propre voix. Cette dernière était fluette et timide.  Eva n’aimait pas sa voix. Elle jeta un regard inquiet vers la porte et ne voyant personne d’autre entrer, elle ajouta simplement : « merci pour votre aide. Nous vous sommes redevables. Que puis-je faire en retour ? ». Il ne l’avait jamais vu avant, et pour cause ! Mieux valait détourner la question gênante. Après coup, elle se dit qu’elle n’avait peut-être pas adopté la bonne façon de parler pour une fille des rues. Elle aurait peut-être dû parler de manière plus crue. Puis, comme semblant se souvenir du lieu où elle se trouvait, Eva baissa la tête avec un air aussi pieux que possible.
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Mar 18 Juin - 23:06

Après que Rachelle eu brisée le bras de son premier adversaire il était si fragilisé qu'une pichenette aurait suffi à le mettre au tapis,  le Haitō sur la trachée en revenait donc à tirer sur une mouche au fusil de chasse . Tandis qu'elle affrontait mano à mano le deuxième type Destan fouettait le visage du troisième avec la broche de sa main gauche , et saisissait fermement de sa droite la nuque du barbu pour lui claquer de toutes ses forces  la tête trois fois de suite sur la cuisinière de fonte. Alors que le sang qui avait giclé crépitait sur les plaques de cuisson et que les deux plongeuses se cachaient sous la table, Jean regardait l'homme qu'il avait envoyé patauger dans sa marre de sang puis ses mains, les yeux éberlués. Il avait vraiment tué ce type? Il regarda Rachelle ôter sa crinoline et ensuite les deux hommes jonchant sur le sol. Elle les avait vraiment mis au tapis et désormais elle les fouillait comme une pillarde?(1) « Allons Jean, ne nous attardons pas ici. Je crois que vous me devez des explications. » disait elle. Il ramassait deux pistolets en lui laissant un troisième et hochait de la tête.

Alors qu'ils sortaient dehors en courant deux autres hommes en noir dégainaient leurs révolvers pour tirer dans leur direction. Une balle se figea dans l'arbre à coté duquel couraient les deux fuyards, une autre brisa la vitre du restaurant. " Leurs chevaux!" s'exclamait jean en courant. Il se mettait à couvert derrière un peuplier et une arme dans chaque main il arrosait le talus derrière lequel deux autres hommes se joignaient à ceux les coursant déjà. Ils répliquaient, les balles décollaient l’écorce du tronc en sifflaient aux oreilles de Rachelle qui avait l'occasion d'essayer de toucher leurs poursuivants à cet instant.(2)

Alors qu'il était monté en selle il tirait trois balles, l'une d'elle touchant un de leurs agresseurs qui tombait dans les bras du dernier. Les deux chevaux partirent pour une cavalcade, pendant le chemin la monture de Destan s'approchait de celle de Rachelle. "On va au Havre, je vous expliquerais tout".(3)


Arrivés au Havre à l'heure où le soleil se couche, ils descendirent dans un petit bistrot perdu, le " Salidoux" loin des quartiers fréquentés. Un café aux murs sales et  jaunis, avec des tables vermoulues, des banquettes cramoisies  et un carrelage en damier noir et blanc. Le tenancier était un quinquagénaire moustachu, chauve et ventripotent auquel on aurait pu attribuer au bout d'une seule minute passée en sa surréaliste compagnie le  surnom de " Mister finger" en allusion à son index toujours fourré dans son appendice nasale. Il n'y avait pas grand monde si ce n'était ce qui s'apparentait à l'habituelle poche de comptoirs, grosse casquette de marin pour une  tête de vieux pêcheur renfrognée. Il disait sans cesse " Oui m'dame...oui m'dame....oui m'dame.." parlant tout seul, sa peau confite dans le vin rouge se confondant avec les banquettes.





Jean Destan
Jean soupirait d’amener Rachelle en ce lieu. Il y a quelques temps ils étaient dans un hôtel-restaurant de bon goût et ils en étaient réduits à...une gargote Normande miteuse. Il demanda un café et laissa Rachelle choisir ce qu'elle voulait.."tc'hi qu'c'est qu'é je vous sert?" " Et la p'tite dame?"
Ils étaient servis et Jean prenait les mains de Rachelle dans les siennes. "Je sais que vous ne me comprendrez pas ou ne me croirez pas mais...Une sorte de vampire en veux à ma vie c'est une sorte de fantôme. Il à sous ses ordres une société secrète qui ne me lâche jamais, je cherche à comprendre pourquoi sans y avoir de réponse. Avant je vivais tranquillement , j'écrivais mes livres, j'avais ma maison et une vie bien rangée par mes domestiques. Tout d'un coup il est arrivé par un navire noir  et depuis ma vie est un enfer. Jamais avant aujourd'hui on ne m'avait attaqué de la sorte, on se contentait de me suivre discrètement, mais là je..."Il commençait à avoir la main qui tremblait, et un sentiment de honte de paraitre si faible à une femme qui était si forte."..je n'avait jamais eu un homme qui me pointait un pistolet  sur la tête". Puis il réfléchissait, cherchant dans ses souvenirs. " Je pense que c'est lié à de Lesseps. De Reinach ne m'aurait jamais fait de mal on à étudiés ensemble nous étions comme les doigts d'une main." Il regardait Mister Finger derrière son comptoir et reprenait un air plus détendu en soufflant. " Enfin vous voyez ce que je veux dire" Il eu un sourire complice et charmant.

"Si je pouvait prendre un navire, ce soir...vous viendriez avec moi?" (4) Si la traversée est longue...on trouvera moyen de s'occuper." L'éclat ténébreux du regard de Destan  transpirait de luxure.

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Frederick Moore
Arthur avait joué les gros bras en menaçant son employeur et s'en allait un sourire en coin, Moore avait véritablement envie de lui casser la tête mais avait une volonté suffisante pour ne pas en arriver là. Il se contenta donc d'un sobre " Abruti" quand Powell fermait derrière lui la porte de la cale numéros trois. Si Powell avait réussi à tromper son monde pour en arriver jusque là, les dernières phrase qu'il avait prononcé était bien trop provocatrice pour que le capitaine ne reste les bras croisés. Il se voyait  l’assommer une fois le boulot effectuer et le balancer dans l'Atlantique, mais chassa cette idée de sa tête. Il en avait fini avec les années où il était intenable et volait dans les plumes de n'importe qui pour un regard de travers, ce genre de Gallois à l'accent dégénéré ne valait pas la peine qu'il détruise une réputation de tyran  éclairé qu'il s'était construite, l'amenant à autant de responsabilités.

Cet homme était très louche, mais il ne pensait pas que ce fut un policeman. Eux il les flairait très bien, c'était des types qui en disaient le moins possible pour ne pas dire de bêtises parmi tous ces filous qui les intimidait. Celui là avait plus le profil...du malfrat qui fait rater tout un coup parce qu'il veux plus d'argent. A moins d'être fou il ne devait pas s'imaginer sérieusement les doubler, mais les dénoncer aux bobbies çà... Il poussa donc la porte d'une cabine, et demanda à la jeune femme qui l'occupait si elle pouvait suivre ce "Vinnie jones" en redingote qui sortirait de la cale trois. Douée pour la discrétion il n'aurait jamais pu la repérer si il n'avait pas eu l'intelligence de brouiller sa piste de la manière qu'il employa. Ainsi elle le perdit dans une boutique. Il n'avait pas été découvert mais restait bien énigmatique, et le Néo Zélandais n'aimait pas qu'on lui cache des choses...

Arrivé à l'appartement de Holmes, Powell compris qu'on avait attenté à sa vie. Des flammes ardentes avaient léchées les murs et laissées leurs marques autour de la fenêtre, et une foule de policeman et de pompiers sécurisaient l’accès  à l'immeuble. Alors que des curieux s’agglutinaient il pouvait entendre parmi eux " c'est l'appartement de Sherlock Holmes..." "On aurait posé une bombe chez lui"..." y'en a qui disent qu'il était en face de la bombe quand çà à explosé et qu'il est carbonisé"

Watson était assis sur les marches d’accès au rez de chaussée de l'immeuble voisin, le dos au mur il avait une allure abattue. Il ne parvenait pas à le croire mort, d’abord parce que dans ce genre de situation le déni de la réalité est chose courante, ensuite parce qu'il avait déjà cru Holmes mort une fois pour le voir réapparaitre comme un magicien dans son prestige. Son regard croisa celui d'Arthur qui ne l'avait jamais rencontré  et il se dressa subitement. C'est l'homme décrit par le petit vendeur du " Times" se disait il en approchant de lui." Si vous venez pour voir Holmes c'est trop tard, il viens d'être assassiné. Je suis Watson, et je me suis demandé toutes la journée qui vous pouviez bien être. Vous aviez fait le nécessaire pour le prévenir...mais il à toujours eu beaucoup d'ennemis, il était habitué." Il cherchait des indices chez Powell trahissant qu'il aurait été l'un des pions de Moriarty, mais savait qu'il n'avait pas le sens du détail de Sherlock. Il se disait surtout qu'il fallait envoyer l'Inspecteur Lestrade et ses hommes arrêter les auteurs du crime avant qu'ils ne fuient. "Qu'y a t'il sur les quais?" Demandait le docteur au Gallois tandis que le soleil se couchait.

___________________________________________________________________

Passepartout était un peu mal à l'aise car il n'avait pas le sentiment que quelqu'un lui devait quoi que ce soit, surtout pas cette violoniste qui avait l'air bien timide et voulait parler avec ses mains comme les élèves de l'abbé de L’Épée. Il se contentait de répondre lui aussi avec la voix basse imposée par les lieux " Il n'y a vraiment aucun problème mademoiselle, je sais ce qu'on est capable de faire quand on à faim." puis il eu comme un éclair  lui traversant l'esprit. " Si vous pouvez faire une chose pour moi, m'accompagner à Savil Row, mon patron n'est pas là avant minuit, sa femme Mrs. Aouda me laissera vous donner une bonne assiette chaude dans son arrière cour." Oliver avait l'air content, Passepartout souriait donc à Eva en haussant les épaules comme pour dire " Tu es redevable alors tu n'as pas le choix!"

Ils sortirent et commencèrent la marche à pied "On va prendre par Salusbury je crois qu'il vaux mieux pour vous que nous évitions Killburn quelques temps". Après seulement une cinquantaine de mètres il sortis la montre de sa poche et la jeta dans les mains de son propriétaire qui avait un œil au beurre noir, celui ci l'attrapa par réflexe et sidéré qu'elle lui tombe du ciel il lâcha un grand "merci!" avant de prendre conscience que c'était ceux qui l'avait volé et rossé qui lui rendait. "Bande de...." mais voyait qu'ils étaient déjà loin et  trop heureux de retrouver son bien il embrassa ses petites aiguilles argentées avec fougue.






Phileas Fogg
La porte du " Reform Club" se refermait derrière Phileas Fogg qui bien que d’ordinaire ne quittait celui ci qu'a minuit très précise, sortait son carnet en marchant dans Pall Mall street. L'omnibus quarante-deux serait là d'ici trente deux minutes et le vingt-trois qui passait à Charring cross dans une minute, il n'y serait pas à temps donc.  Le cinquante quatre partait du bas de Sackville street dans dix minutes Il y avait bien l'omnibus sept qui s’arrêterait dans cinq minute à Marlborough house garden à deux pas de là, mais celui ci sera stopé quand il sera à son bord à cause de la maison Prunier qui réapprovisionne tous les soirs dans ces heures là en plein carrefour, bloquant l’accès à Piccadily. Il pouvait marcher à pied se disait il, mais non. Finalement il prendrais le sept descendrais au carrefour de la maison prunier sur Picadilly et montrais de justesse dans le cinquante quatre. L'un des chevaux du cinquante quatre à une légère claudication et il retarde toujours d'environ deux minutes en fin de journée, à moins qu'ils n'aient changés le cheval boiteux tout devrait bien se passer.

Et de fait tout se déroula comme prévu.  Phileas Fogg avait gagné 7 minutes sur le temps qu'il aurait mi en marchant à pied.

Passepartout Oliver et Eva arrivaient, le jeune homme pressait le pas " si Mrs. Aouda lui dis que j'ai ne serait-ce que cinq minutes de retard il va me renvoyer..." Pourtant, il était peux probable que l'Indienne ne parle de cela à son maris, elle qui appréciait beaucoup Passepartout. Oliver  regardait Jean qui fatiguait.
 -Si tu travailles pour lui depuis longtemps il ne va pas te renvoyer pour cinq minutes.
-Tu ne connait pas Monsieur Fogg! Il à renvoyé James Forster, mon prédécesseur , parce que l'eau qu'il lui avait amené pour le raser était à quatre-vingt-quatre degrés Fahrenheit  au lieu de quatre vingt six! L'orphelin pinçait sa bouche pour que plus rien n'en sorte de la soirée.
-Et quand il prend une décision elle est irrévocable, gravée comme sur les tablettes de la loi.

Ils arrivaient devant la porte et le Valet tira une figure déconfite en voyant son patron en train de tourner la clef dans la porte, lui qui n'était jamais là à cette heure. Il s'empressa de sortir sa montre. Il avait huit minutes de retard mais malgré tout il ne voulait pas aggraver son cas en manquant à ses obligations c'est pourquoi il prenait une voix solennelle  en tenant droit son dos comme tout bon domestique, claquant des talons. " Bonsoir Monsieur Fogg, avez vous passé une bonne journée?"

Celui ci ouvrait la porte. "Non Passepartout. Vous êtes renvoyé." Il gardait tout son flegme et sourit aimablement à Eva et au petit garçon situés de chaque cotés de son ex-valet qui restait figé, incapable de sortir un seul mot comme Eva d'ordinaire. Allait elle laisser les choses se dérouler ainsi ou remplacer la parole du licencié en plaidant sa cause?


(1) dé 6 +F9+4(karaté)=19 vs 14=dé 2 +F12= Coup réussi
 dé 6 +F9+4(karaté)=19 vs 17=dé 5+C12= Fracture
 (Action difficile: + 30 points XP)
combat corps à corps: dé 10+F9+4(karaté)=23 vs 19=dé 5+F14= adversaire vaincu
Objets ramassés dispos à la fin du post: deux revolvers de 8 mm et un de cal 45 , 18  balles de 8 mm, 12 de cal  45, 400 francs
(2) Tu peux décrire le combat au pistolet si tu veux tenter d'en toucher
(3) Je te fais fuir avec lui en un post par nécessité scénaristique.
(4) Objectif principal débloqué: Garder Jean Destan en vie


Dernière édition par Rick Deckard le Mer 19 Juin - 18:27, édité 1 fois
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Rachelle Vincent
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Mer 19 Juin - 12:14

Rachelle aurait hurlé.

Elle avait tué deux hommes, s'était retrouvée sous le tir d’autres malfrats sur lesquels elle avait tiré au hasard après s’être jetée à plat ventre sur le sol. Elle avait chevauché des heures, desépérement accrochée sur le dos d’un cheval. Maintenant, assise dans un bouiboui immonde un cabaretier répugnant osait lui présenter de la nourriture. Et voilà que ce Jean Destans lui racontait des salades invraisemblables en bavant dans le décolleté déchiré de sa pitoyable robe. « Mais il ne se rend pas compte de la situation ! »

Rachelle aurait hurlé, mais elle se contenta de dire d’une voix sourde, contenant sa rage :

    « Jean, je VEUX un bain, tout de suite et je VEUX une tenue propre, et je VEUX sortir de cet endroit crasseux »

Jean avait de quoi être éberlué : sa belle, apparemment indifférente aux morts, aux risques, à ses aveux, réclamait un bain ! Il ignorait combien Rachelle était attachée à l’ordre et à l’hygiène et à ce moment précis elle ne supportait plus son propre corps. Courbatue, sale, puant le canasson, vêtue d’une loque infâme, elle était au bord de la crise de nerf.

Quelques négociations plus tard, et quelques dizaines de francs dépensées, dans la cuisine du "Salidoux", Rachelle pataugeait dans une bassine d’eau tiède avec une délectation non cachée. Jean, cramoisi... d’émotion, avait été requis pour l’arroser à l’aide d’une cruche. Rachelle n’avait aucune fausse pudeur et elle laissait admirer ses formes matures doucement sculptées par une musculature discrète.


Œuvre réalisée par Michel Guyon

Elle enfila les vêtements modestes mais propres qu’un client du voisinage avait « emprunté » » à sa femme pour le double de ce qu’ils valaient. « Au moins ils sont pratiques pour se déplacer ».
La scientifique nettoya un coin de table de cuisine comme si elle était chez elle et prépara une collation.

Sa voix avait repris un ton normal et c’est avec le plus grand naturel qu’elle répondit à la précédente question, comme si rien n’avait interrompu la conversation :

    « Un vampire… voilà bien des niaiseries. Mais toute légende a une origine et celle-ci m’intéresse. Votre histoire de société secrète et de gens qui en veulent à votre vie sans raison apparente, est très étrange alors… je vais tenter l’aventure avec vous. ».

Jean s’était permis quelques effleurements "involontaires" qui avaient mis Rachelle en condition pour envisager le double intérêt à cette « aventure ».

Elle pensa avec amusement que le jeune homme devait tenter d'imposer le calme à son esprit autant qu'à son corps. En femme "libérée", elle lui réservait des surprises agréables mais des tentations que son éducation de gentleman aurait peut être du mal à juguler.
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Arthur Powell
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Mer 19 Juin - 19:05

Il avait donc échoué. En dépit de l’avertissement qu’il avait voulu transmettre à Holmes, il n’avait pu empêcher qu’on attente à sa vie. Vu l’état de l’appartement il semblait difficile de penser qu’il avait pu en réchapper mais il n’avait pas entendu parler de corps ce qui tendait à laisser un espoir. Devant le domicile du détective porté disparu, son fidèle acolyte pourrait sûrement lui en apprendre un peu plus. Pourtant c’est à lui qu’il demanda des explications qu’il lui devait après tout. Dire que tout cela avait commencé par un échange malencontreux de sacoches le matin même.

- Mon nom n’a que peu d’importance mais j’en ai revêtu un grand nombre pour les intérêts de la Couronne ce qui devrait suffire à un patriote comme vous. Je suis désolé de ce qui est arrivé. J’ai fait ce que j’ai pu pour le prévenir mais je ne pouvais pas me permettre de venir en personne sous peine de rater le rendez-vous des comploteurs… Je me dis que je n’aurai pas pu empêcher ce qui est arrivé si l’esprit le plus brillant d’Angleterre n’a pas su le prévoir malgré mon avertissement. Tant que nous n’aurons pas la preuve de sa mort, je considérerai Holmes comme toujours vivant et simplement porté disparu.

Le soleil se couchait déjà. Il n’avait pas trop de temps à perdre et il valait mieux ne pas trop traîner à la vue de tous. Il ne pouvait être sûr que l’assassin n’était pas revenu sur les lieux de son crime pour observer ce qu'il s'y passait.

- Je vais vous dire tout ce que je sais au cas où ma vie serait menacée aussi. Tâchons de trouver un endroit tranquille pour discuter. Autant ne pas tenter le diable en me trahissant à découvert alors que j’ai infiltré l’ennemi. Je ne sais pas qui ils sont exactement mais si leur pouvoir est proportionnel à leurs moyens financiers, Holmes s’était fait de très puissants ennemis.

Une fois à l’abri des regards et oreilles indiscrets, il pouvait révéler le peu qu’il savait sur les mystères de cette affaire au docteur Watson. Il fallait qu’au moins quelqu’un sache en dehors pour ne pas que cette histoire ne reste dans les mains d’un seul homme. Ils avaient eu la preuve concrète que les comploteurs étaient prêts à tout pour parvenir à leur fin.

- Je me suis rendu sur les quais pendant que j’envoyais le petit marchand de journaux vous fournir la sacoche incriminant l’homme qui m’avait bousculé ce matin. On m’a fait monter à bord du bateau accosté, le Cutty Sark, un magnifique clipper noir. D’abord embauché comme porte-flingue, j’ai étoffé mon personnage pour gagner du galon et on m’a donné un peu plus de responsabilités. Le capitaine du navire est sans doute un ancien bagnard qu’on a échoué à pendre vu les marques sur son cou. Australien ou néo-zélandais sans doute…

Il déballa tranquillement l’arme qu’on lui avait confiée juste avant de débarquer du bateau. Watson était familier des armes et il avait participé à plusieurs expéditions coloniales donc il ne serait pas affolé à la vue d’un fusil sous son nez.

- Voilà ce qu’on m’a donné comme matériel. Je dois les rejoindre à 11 heures ce soir au coin des rues face au quai pour encadrer une demi-douzaine de lascars pour faire un boulot. Je répondrai aux ordres d’un certain Stapleton et quelque chose me dit que ce n’est pas pour jouer au cricket ou au bridge… Vu les moyens financiers qu’ils font miroiter, il y a un gros poisson derrière tout ça et il faut suivre la piste pour tenter d’arriver jusqu’à lui. Si je n’allais pas au bout, tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant n’aurait servi à rien et Holmes n’aurait pas justice. Si jamais je ne m’en sortais pas, je vous fais confiance pour parler de ces éléments à qui de droit. Ils ne doivent pas s’en sortir impunément.

Il remballa le fusil et le glissa à nouveau au milieu de son journal. Il ne devait surtout pas manquer son rendes-vous mais il avait encore un peu de temps si Watson avait d’autres questions ou suggestions à prendre en compte. Holmes avait peut-être eu le temps de réunir quelques éléments avec les documents qu'il lui avait fournis. Sinon il réfléchirait à l’opportunité de passer au Savoy avant de rejoindre le corner qu’on lui avait indiqué.
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Eva Nescence
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Jeu 20 Juin - 0:01

Eva fut ravie de l'invitation de Passepartout, bien qu'elle pensa que son allure et celle d'Oliver allaient « faire tâche » dans le quartier de résidence du maître de Jean. La perspective d'un repas chaud et de la présence du jeune homme étaient plutôt tentantes. Par ailleurs, elle ne connaissait personne et n'aurait su où aller. Elle lui rendit donc un sourire complice lorsqu'il lui fit l'offre en haussant les épaules d'un air entendu. D'un pas rapide, ils parcoururent une bonne distance et Eva découvrit en route le motif de la précipitation de Jean. Eva avait des remords d'avoir retardé le serviteur qui risquait de perdre sa place à cause d'elle.

Quand elle découvrit Philéas Fogg sur le palier de la porte, dire simplement à son valet « Vous êtes viré, », hautain, froid et imperturbable, Eva se dit qu'elle n'aimerait pas avoir un patron comme celui-ci. Pourtant, il fallait qu'elle vienne en aide à ce pauvre Passepartout qui les avait secouru faisant fi des dangers et des foudres de son employeur. La jeune fille se précipita à genoux en travers du chemin de Mr Fogg et lui dit :
« Maître Fogg, pardonnez à votre fidèle valet car je suis la seule responsable de son retard ! Si quelqu'un doit subir les conséquences de ce désagrément à votre encontre, c'est moi seule. » Eva alla même jusqu'à verser une larme, espérant fissurer quelque peu ce cœur de glace.
« Je l'ai heurté avec violence... Voyez ! Il est même blessé à cause de ma maladresse ! Attendez, je peux jouer pour vous ce soir... ». Et sans attendre la réponse, Eva sortit son archet avec grâce et commença avec douceur et sensualité à faire vibrer les accords sur son violon bariolé. Un air cristallin s'éleva dans les airs. Eva ferma les yeux et se laissa emporter par sa musique...

Crystallize by Lindsey Stirling on Grooveshark
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Sam 22 Juin - 1:25

Bien évidement lorsqu'il arrosait Rachelle Jean détournait le regard. Soit on regarde et on à le droit de toucher  soit on ne regarde pas et on fait contre mauvaise fortune bon cœur, inutile de se rendre malade. Il était déjà diablement tenté par la belle il se réservait le droit de la contempler longuement dans sa nudité seulement si elle cédait à ses faveurs. Bien que les romantiques disparaissent lors du 19 éme siècle il aurait aimé en être un, le véritable romantique aurait tenté de la rejoindre dans son bain, quitte à recevoir une gifle.  S'imaginer le romantique comme un homme réservant ses sentiments serait se fourvoyer car c'était tout le contraire. Était-ce le fait que Rachelle n'ait besoin que d'une paire de gifles pour assommer son homme, ou bien qu'il faisait un effort surhumain pour ne pas tout gâcher en sautant sur une femme qu'il connaissait à peine, dans tous les cas il avait su rester respectueux et détourner la tête dès qu'il en avait l'occasion. " Pas maintenant" se répétait il intérieurement chaque fois qu'elle faisait preuve d'un manque de pudeur, coincé entre la femme telle qu'il la fantasmait et celle que les meurs de son époque lui avait donné en modèle. Car on ne désignait pas les femmes se dévoilant ainsi auprès de personnes presque inconnues autrement que par le mot " catin" à cette époque. "Ce n'est pas une catin se disait il en versant de l'eau, c'est une diplômée" pour se rappeler   qu'elle était un bijoux rare. On à bien plus de chance de croiser des prostituées que des diplômées se disait il sans avoir tord vu son époque, et si les hommes faisaient tout pour obtenir les faveurs des dames ils perdaient vite le respect qu'ils avaient pour elles quand elles y avaient cédées. Qui à dis que seule les femmes ne savaient pas ce qu'elles voulaient? On brûle souvent ce qu'on a adoré, il essayait de ne pas en arriver là et résistait tant qu'il pouvait.

Pendant la collation elle lui disait que son histoire comportait des niaiserie, notamment l'histoire de vampire. Lui aussi le croyait avant, répondait il.

Quand elle fut habillées il lui donna le calibre 45 et les douze balles restantes, plia l'argent dans sa poche et  rangea ses deux revolvers dans une valise acquise à la voisine car un steamer partait pour l’Amérique du sud trente minutes après. Il paya deux tickets à la gare maritime puis ils embarquèrent sans savoir qu'une ombre longeant l'un des ponts du "Bougainville les épiait.


Le Bougainville

A peine entré dans la cabine sombre éclairée par une seule lampe à huile et alors que le navire quittait le port  il se jeta en arrière sur le lit en fermant les yeux, la peur permanente l'ayant quitté. Il était hors de danger çà y est. Plus de courses poursuites, de personnes qui cherchent à vous assassiner sans sommation.  Il était en sécurité , et avec la plus délicieuse des compagnies. Il se posait de nombreuses questions au sujet de mademoiselle Vincent. Elle était capable de terrasser deux hommes sans utiliser d'arme, disait être une chercheuse, et n'avait pas la pudeur qu'il incombait à ses contemporaines. Alors qu'elle était aussi dans la cabine  il parla.

"Dites moi la vérité Mademoiselle Vincent. Vous êtes pour le moins...hors du commun je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui casse les codes tel que vous." Il ouvrait maintenant les yeux, comme si la vérité allait en surgir pour autant. "Qui êtes vous vraiment?"

__________________________________________________________

Watson et Powell avaient discutés un peu ensemble. Powell était un agent de la couronne (2) ce qui résolvait un mystère. En effet, il avait certainement provoqué ce heurt avec Stapleton pour lui subtiliser la sacoche, quelle aurait été la probabilité qu'un homme de la reine ne croise un criminel prévoyant un assassinat par hasard?






Inspecteur Lestrade
Quoi qu'il en fut il était surpris de voir avec quelle vitesse il avait récolté ces renseignements. Combien d'affaires pouvaient être résolues en une douzaine d'heures et les suspects appréhendés? Il regardait le fusil et écoutait Arthur qui parlait de Stapleton et de la bande de malfrats qu'il allait rejoindre. Quand il finissait de parler Watson posa sa main sur son épaule. "Oui mais écoute moi. Vous devez me donner votre nom je ne peux pas demander à Lestrade de nous envoyer du renfort là bas sur les dires d'un illustre inconnu. Vous êtes agent de la Couronne je suis sur que le ministère préservera votre identité dans cette affaire". Il reprenait après avoir rajusté son costume,  bien décidé à ne pas rester les bras croisés pendant les heures qui suivraient: "J'ai bien connu Jack Stapleton il n'est pas un homme violent, ou prenant du plaisir à faire souffrir. Mais il est très sournois et si vous devez le rencontrer ce soir il vous reconnaitra, votre couverture sera fichue et votre vie en grand danger. Je parlerais à l'inspecteur de la piste du navire, en lui demandant de placer un ou deux fourgons de policemen prés à intervenir si il y avait un incident. Nous devons prendre ces hommes sur le fait car pour le moment nous n'avons aucune preuve qu'ils ont assassinée  Holmes. Tout ce que nous avons c'est la possibilité de les inculper pour leur complicité à aider l'assassin Vandeleur dans sa fuite, à part lui aucun ne risque une bien longue peine.

Watson n'avait pas tord. Si Arthur faisait justice lui même sans qu'un dossier suffisant ne soit monté contre les criminels du Cuty Sark il risquait de nombreuses complications avec les autorités. L'inspecteur sortait d'un attroupement de policiers pour parler avec Watson. Il hésita à ouvrir la bouche mais le docteur lui annonça qu'il pouvait parler en présence de l'homme qui se trouvait prés d'eux  car il était  celui qui avait prévenu Holmes qu'on attenterait à sa vie. "Je viens d'interroger la logeuse qui m'a indiquée qu'avant son départ pour Covent Garden Holmes à reçu une femme d’à peux prés une trentaine d'années, mince, avec des yeux bruns, des cheveux châtains foncés et un accent des pays de l'Est Européen. Elle portait une robe mauve et noire je vais faire passer son signalement auprès de tous les policiers de la ville." Watson remerciait l'inspecteur  qui posait sa main sur l'épaule du docteur " Allez..." fut son seul mot, Lestrade n'avait jamais été fin communiquant.

Avant d'aller au corner  Arthur aurait  le temps de passer par le Savoy, la décision lui appartenait.

____________________________________________________________

D'abord la jeune fille avait suppliée Fogg qui était un peux mal à l'aise, puis elle s'était mise à genoux le faisant trouver cela pour le moins déroutant. Puis elle sortis son violon et commença à jouer et danser, ce qu'elle faisait très bien et le savait. Elle espérait que sa musique apporterait un plus à son argumentaire pour émouvoir Fogg qui était pourtant quelqu'un d’imperturbable. Il eu la patiente de l'écouter jusqu'à la fin, trouvant de la plus grande des impolitesses de stopper une jeune femme qui jouait d'un instrument. Si cela ne le touchait pas beaucoup cela lui laissa néanmoins le temps de réfléchir à ce qu'allait devenir Passepartout une fois à la porte.(3) Il jonglerais dans les rues avec les orphelins et les jeunes violonistes qui malgré leur talent se retrouvent à gâcher leur existence dans la misère? Elle mettait toute son âme sans sa musique, et si cela ne touchait pas Fogg Passepartout lui était un petit peu envouté. Sa manière de bouger avait un coté..sensuel.






Son sourire était...enchanteur. La mélodie...Ensorcelante. Il sentait son diaphragme vibrer en même temps que la corde de l'archet d'Eva comme si c'était son cœur qu'elle avait fait glisser sur son violon.  Des passants approchaient pour donner une pièce, et Oliver s'empressa d’enlever sa casquette pour récupérer les généreux dons des gentlemen qui passaient par là. Pendant qu'Eva jouait Jean repensait à sa rencontre avec Philéas Fogg. Il se rappelle ce qu'il avait dit très exactement.  "Je crois être un honnête garçon, monsieur, mais, pour être franc, j'ai fait plusieurs métiers. J'ai été chanteur ambulant, écuyer dans un cirque faisant de la voltige comme Léotard, et dansant sur la corde comme Blondin  puis je suis devenu professeur de gymnastique, afin de rendre mes talents plus utiles, et en dernier lieu, j'étais sergent des pompiers à Paris. J'ai même dans mon dossier des incendies remarquables. Mais voilà cinq ans que j'ai quitté la France et que, voulant goûter de la vie de famille, je suis valet de chambre en Angleterre." C'était il y a des années maintenant, et à quelle vie de famille avait il gouté?

Eva cessait de jouer alors qu'il y en avait pour un demi shilling dans la casquette d'Oliver et Fogg ouvrait la bouche brisant le silence respectueux qui s'était installé. "Je me dois de vous dire pourquoi je comptait vous licencier Passepartout. Il ne s agissait pas de votre retard de huit minutes vous avez sauvé la vie de ma femme, j'aurais été le dernier des scélérats de ne pas  faire l'impasse sur votre manquement. Non voyez vous...J'ai perdu durant la journée beaucoup d'argent au Whist et je craint de ne plus pouvoir assumer le salaire de mon unique domestique." Passepartout osait poser une question à voix basse pour qu'aucun voisin de son ancien patron ne l'entende. "Mais combien avez vous donc perdu si cela n'est pas trop indiscret?"
-Quarante mille livres.
-Quarante...." Il n'en revenait pas car c'était toute sa fortune! Le jeu avait toujours été le péché de son patron mais il l'avait toujours cru suffisamment prudent et prévoyant pour ne pas perdre de telles sommes. " Comment avez vous fait pour perdre autant?" Phileas fronçait les  sourcils, cela se voyait qu'il valais mieux ne pas trop aborder ce sujet désormais. "C'est pour ma femme que cela m’inquiète disait il. Mais je vais me refaire il est hors de question que je vende ma maison. Puis il rajoutait. "Malgré le fait que je sois ruiné passepartout, je veux bien vous garder. Mais désormais sachez que je ne pourrais vous offrir autre choses que le loger, le linge et le couvert. Celui qui était à nouveau valet ferma les yeux. Il était passé prés de la catastrophe, qu'elle bien triste journée ils vivaient là..." Vous dites vous refaire Monsieur, puis-je vous être d'une quelconque utilité?" questionnait l'homme toujours plein de bonne volonté. Fogg sortait sa montre et regardait l'heure. " Vous vous souvenez de l'Henrietta?"


L'Henrietta

L'Henrietta était le navire avec lequel Fogg et Passepartout avaient terminés leur tour du monde, le gentlemen l'avait acheté pour finir sa course dans les temps sur la fin du trajet des éléments du navire lui même avaient étés arrachés  pour alimenter les chaudières à Vapeur. Il pourrissait désormais sur un quai de la tamise, steamer à hélice mais sans mats, étrange navire qui se serait fait dévorer le bois de l"intérieur par on ne sait quel monstre marin légendaire.  " Oui je m'en souviens bien" disait le Français.
-Il est avec ma maison l'un de mes seuls biens désormais, je le ferais fructifier. Puis il regarda Eva et Oliver. "Et si l'un de vous deux veut s'engager à son bord il y sera comme Passepartout nourris, logé et blanchit aussi longtemps que vous y resterez!" Oliver levait la main tout enjoué et Passepartout  attendait la réaction d'Eva afin de savoir si ils seraient sur le même bateau.



(1) Coût des frais engagés= bain, repas, nouvelle robe, 2 billets = 250francs
(2) dé 7 +C12+4(bluff)=23 vs 20=dé 9 +V11= bluff réussi  (Action facile: + 10 points XP Pour Arthur Powell)
(3) dé 7+dex10+4(violon)=21 vs 18=dé 3+V15= le discours puis Le morceau joué/dansé d'Eva attendris Phileas Fogg.(Action difficile: + 30 points XP pour Eva Nescence) + un demi shilling
A Eva: Je me permet de mettre l'artiste que tu as mise en lien Grooveshark car il se trouve qu'elle correspond à la description faite de ton personnage, dis le moi si cela te gêne je l’enlève! ( aussi elle est passée à Lille en concert 30 mai j'ai vu,  à peine à quelques km de là où je suis!^^)
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Rachelle Vincent
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Sam 22 Juin - 19:32

Lorsqu’ils s’étaient présentés sur la passerelle du paquebot, les marins s’affairaient de toutes parts. Sur le quai des hommes déroulaient les bouts des énormes bites d’amarrage et les passerelles secondaires étaient remontées à bord. Le navire crachait une fumée noire qui se perdait dans la grisaille de la nuit tombante. Le navire avait lancé les derniers appels pour les retardataires puis la puissante sirène avait averti qu’on appareillait. Il était temps qu’ils arrivent !

La soirée était plutôt fraîche et Rachelle, épuisée, avait refusé d’aller sur le pont promenade pour voir s’éloigner le port, refusé également d’aller à la salle à manger : l’envie de dormir la dominait totalement et l’Hyperdyn dont elle abusait habituellement ne pouvait lui être d’aucune utilité… on n’apporte pas ses drogues dans ses rêves.



Ils étaient logés en classe touriste sur le pont haut. La cabine devait représenter un certain luxe pour les gens de l’époque. A défaut de plaire aux goûts de Rachelle en terme de décoration, elle présentait l’avantage d’être propre, les lits semblaient confortables et, comble du luxe, un meuble de toilette trônait au centre de la cabine relié à un réservoir de distribution d’eau. Une lampe à huile éclairait la cabine et un ventilateur permettait sans doute de supporter la chaleur lors des journées estivales où le soleil tapait directement sur la cabine.


Elle envisageait de s’écrouler sur un des lits lorsque Jean posa la question.

Ses doigts interrompirent le délaçage des bottines, elle se redressa et regarda Jean, hésitant à répondre un quelconque mensonge. Mais lequel ? Elle n’en avait pas la moindre idée. Elle se résolut à laisser le mystère planer :

    « Oh, Jean, je ne peux rien vous dire, je vous assure. J’aimerais tant pouvoir, mais c’est impossible…pas maintenant, un jour peut être… Faites moi confiance et considérez moi comme un rêve». Et Rachelle pensait « qu’est ce qu’il est craquant, dommage que je sois si crevée.»

Elle s’approcha de Jean, se haussa sur la pointe des pieds pour l’embrasser sur le front avant de lui décocher un sourire où le jeune homme put lire mille promesses :

    « Dormons mon ami, la journée a été longue et emplie d’émotions. Demain sera un autre jour et je vous promets que votre rêve sera encore à vos côtés ».

Rachelle poursuivit un effeuillage pudique et se glissa sous les couvertures avec un soupir de bien-être.

Le revolver chargé était glissé sous l’oreiller.
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Eva Nescence
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Dim 23 Juin - 16:08

Eva fut surprise qu’un homme aussi riche puisse perdre aussi rapidement toute sa fortune au jeu. Quelle inconséquence ! Mais elle fut rassurée car ce soir elle aurait un « toit » (ou plus sûrement une ruine au dessus de sa tête) et un repas dans l’estomac. Là, elle s’interrogea : « hé oui, même dans un rêve, j’ai faim ?! ».
Elle accepta donc la généreuse proposition du Lord, à la joie d’Oliver, vit-elle. Cependant, elle hésita à se rendre de suite sur l’Henrietta, de nuit, sans aucune connaissance des rues de Londres. Elle demanda donc humblement la permission de dormir dans les écuries de Fogg. Celle ci lui fut accordée, cependant ils iraient tout de même effectuer quelques vérifications sur le navire afin de rassurer Fogg quand à son fonctionnement.



Pendant la nuit, Eva et Oliver, accompagnés de Passepartout, allèrent découvrir leur nouvelle demeure. La lune se reflétait sur le port, le bateau ou plutôt l’épave en devenir, n’offrait pas un spectacle encourageant. Eva monta sur le pont qui penchait de manière inquiétante. Eva devina que l’eau avait sans doute déjà envahi la cale. Elle fit le tour du propriétaire pour découvrir que plus aucun élément, ni mobilier en bois n’encombrait les lieux. Le style était très épuré ! Eva aurait pu apprécier en d’autres circonstances, cependant une simple paillasse, une table, une chaise auraient été les bienvenues. Pourtant, comble du luxe, une baignoire en fonte trônait dans les décombres de la cabine du capitaine. Eva haussa les épaules et soupira.

L’eau s’était insinuée dans la cale, heureusement Eva trouva une pompe. « Il va falloir pomper ! » dit-elle en se retournant vers ses compagnons.
La chaudière semblait intacte mais la soute à charbon était désespérément vide. Eva s’interrogea : « Que puis-je vraiment acheter avec un demi shilling ? Quelle valeur avait cette menue monnaie ? » Elle se gratta la tête en faisant l’inventaire de tout ce dont ils auraient besoin : paillasse, couverture, une caisse en guise de table, de la peinture pour arrêter la rouille, quelques provisions, de quoi rétablir l’étanchéité.

Elle se laissa tomber sur une marche de l’escalier métallique, découragée par l’ampleur du labeur à venir. « Je suis vraiment censée faire tout ça ? Drôle de rêve… ».


HRP : Rick, tu peux laisser l’image, cela me convient tout à fait. Surprised
HRP de Rick: Je modifie juste quelques éléments propres à la chronologie afin de ne pas décaler ton histoire avec celle des autres, je garde ci dessous le texte d'origine. Je ne modifie pas grand choses.
Texte original:
 
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Arthur Powell
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Date d'inscription : 01/06/2013

MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Lun 24 Juin - 20:20

Arthur était embêté par la demande de Watson puisqu’il n’avait aucune légitimité légale bien entendu. Comment pourrait-il avoir une quelconque influence sur le ministère alors qu’il n’était personne ?

- Docteur… Je n’ai plus de contact direct avec les services de sa majesté. Quand je suis rentré des colonies, j’ai tenu à changer de vie pour laisser mon passé derrière moi. D’après mes sources vous avez servi en Orient, je pensais que vous auriez compris que ces événements m’ont rattrapé sans que je n’aie jamais cherché à m’en mêler. Il faut croire que certaines choses ne peuvent être évitées… Toutefois je ne veux pas retrouver cette vie et si je m’implique dans une affaire, ce ne sera qu’à un niveau comparable à vos enquêtes avec Holmes. Pour le reste… pour mes amis je m’appelle Art Powell.

Il lui tendit la main pour le saluer dignement. Le compte-rendu de Watson et de l’inspecteur Lestrade se fit instructif à défaut de résoudre la grande énigme. Arthur méditait sur les quelques informations et les parades qu’il devait trouver à ces nouveaux problèmes. Leur ennemi devenait à la fois mieux connu d’un côté pour regagner en mystère de l’autre. Que venait faire cette femme au milieu de ces truands 100% anglais ?

- La femme serait un agent russe ? Je sais que nos relations sont plus que tendues avec ce qui se passe en Orient mais tout de même. Pourquoi attenter à la vie de Holmes ? Il n’est même pas au service de la Couronne. Tout ceci n’a aucun sens… A moins que...

Ils avaient peut-être mis le doigt sur quelque chose de plus gros que ce qu’il paraissait. La découverte de la sacoche était un hasard total qui avait mis un grain de sable dans une vaste machinerie très bien huilée. Le gallois en était de plus en plus persuadé à l’éclairage des faits nouveaux qui s’accumulaient. Il fit part de ses conclusions à ses partenaires, tranchant avec les réflexions mystères et secrètes habituelles d’Holmes.

- Le seul intérêt de tuer l’esprit le plus brillant d’Angleterre est d’anticiper la découverte d’une machination bien plus importante par cet individu. Les moyens employés, l’organisation d’un tel plan, ne sont pas l’œuvre d’amateurs ni d’une simple vengeance personnelle. La présence d’un agent russe change aussi la dimension de notre énigme. Félicitations Lestrade, vous avez débusqué un renard qui nous promet une sacrée chasse à courre !

Il ne restait plus qu’à régler la question de sa couverture avant de rejoindre le point de rendez-vous. Arthur avait une petite idée sur la question mais il aurait besoin d’un peu d’aide pour y parvenir. Le Savoy attendrait, il y avait d’autres priorités pour l’heure.

- J’ai encore assez de temps avant de devoir rejoindre la bande de Stapleton. Docteur, si vous pouviez avoir l’obligeance de m’accompagner dans un de ces nombreux petits théâtres de quartier qui sont installés dans les environs. Un établissement où une compagnie officie de préférence s’il vous plaît. Inspecteur, je vous laisse poursuivre cette meurtrière et vous ferez en votre âme et conscience pour le reste. Juste une chose, restez discret au possible. Si Holmes a survécu comme je le crois à cet attentat, nul doute qu’il est déjà aux trousses de cette russe. Bon chance inspecteur.

Arthur voulait maintenant se grimer avant de replonger dans le cœur de la machination. Si Stapleton le reconnaissait cela pouvait en effet devenir un écueil mortel. Avec un petit travail rapide sur son allure, il aurait beaucoup moins de chance que cela arrive.

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