Domaine du Colombier

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 La Société fantôme - Convergences

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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Mer 26 Juin - 19:06


Iverna Molloy courrait aussi vite quelle le pouvait dans les ruelles. Une forme vague la coursait sans l'obscurité. Le bruit de ce qui s'apparentait à des pattes raisonnait dans les allées, tantôt à sa droite, tantôt à gauche. La jeune Irlandaise cherchait à gagner une rue où croiser des habitants qui seraient encore de sortie ce soir là.  Alors que ces quartiers étaient à éviter d'ordinaire elle aurait donnée n'importe quoi en cet instant pour rencontrer même le plus mal intentionné des Londoniens plutôt que cette  créature surgi des ténèbres.

L’essoufflement la gagnait, elle approchait d'une rue... mais elle entendait la créature qui  sautait derrière elle, et les tuiles recouvrant les bâtiments industriels  qu'elle longeait s’entrechoquer sous la pression d'une bête qui courrait désormais sur les toits pour la dépasser. Alors qu'elle y était presque, elle s’arrêta devant une allée totalement noire d'où on pouvait entendre parvenir le son des sabots d'une voiture.  L'ultime épreuve qui l'attendait serait de traverser cette obscurité pour gagner la rue et enfin sortir de ce cauchemar pensait elle en s’élançant pour un sprint final. Mais un bruit de chute, celui d'un corps tombant dans un tas de bois se faisait entendre dans cette allée d'où deux grands yeux brillaient. Elle freina brusquement en tentant de crier, d’appeler à l'aide n'importe quel ivrogne encore éveillé à cette heure, n'importe quel "gentlemen" de retour des prostituées du port. Mais malgré toute la terreur qu'elle éprouvait aucun son ne sortait de sa bouche, ses cordes vocales étaient paralysées.

Elle poussa la porte de l'usine à sa gauche et recommença à courir, une pointe de coté insoutenable  lui poinçonnant les entrailles comme un ticket d'omnibus. Elle traversa ainsi tout un bâtiment presque vide, et alors qu'elle poussait une porte pour ressortir de celui ci par une autre ruelle la rouquine entendait la précédente porte s'ouvrir et le bruit d'une course la rattraper. Elle refermait la porte derrière elle, regardant dans une panique presque totale autour d'elle ce qui pourrait bien bloquer ce monstre. Mais l'orpheline avait été à bonne école, elle avait connue plusieurs fois les dangers nocturnes de la ville. Elle  prenait conscience qu'elle avait en elle suffisamment de ressources pour empêcher cette sinistre créature de lui donner la mort ce soir là. D'un tas de bois, elle extirpa fébrilement de ses bras menus une planche qu'elle cala entre la porte et les arrêtes du sol de brique. Aussitôt quelques choses frappa dans la porte, quelques choses de très puissant qui malgré l'épaisseur de la planche donnait le sentiment que rien ne pourrait l’arrêter. Iverna repartait en se tenait le flan, distinguant à travers les vitres grillagées ce qui semblait être un monstre noir. La lumière était au bout de cette ruelle, enfin pensait elle.

Trois ivrognes titubaient dans la semi obscurité, un luminaire faisant trembler sa lueur timide sur les murs d'un quartier que les ouvriers empruntaient tous les jours de travail." S'il vous plait! S'il vous plait!" parvenait elle à gémir dans un désarroi profond. Ceux ci la reluquèrent de bas en haut et se contentant d'un rire glauque tendaient les bras pour l'attraper, alternant ces phases d'approches avec des onomatopées et des phrases peux mémorables  en rapport avec l'esthétisme de la jeune femme." Non attendez...Il veux me tuer non...". Elle se retourna brusquement, il lui semblait bien que ce qu'elle craignait venait de se réaliser, les vitres du bâtiment venaient de  se briser. Profitant de cette diversion l'un des poivrots, un homme maigre, barbu et empestant on ne saurait dire quel alcool à bas prix lui saisi le bras et la traina avec ses complices dans une impasse sombre, tandis que leur victime criait l'air qu'elle était encore capable d'expulser. Mais à cette heure ci personne ne sortait secourir les femmes en détresse, et l'ombre d'aucun policeman ne se profilait en ces bas quartiers.






Carmilla
Alors qu'ils avaient gagnés le fond de la ruelle et tenant la jeune femme implorante l'un des hommes s’apprêtait à déchirer sa robe, une autre voix féminine se fit entendre. "Laissez là" dit elle. Ils se retournèrent pour voir une femme vêtue d'un grand manteau blanc lui donnant une apparence presque spectrale. Ils lâchèrent leur victime pour s'approcher de celle ci, l'insultant de leurs balbutiements alcoolisés tandis qu'elle restait immobile comme de la pierre, les mains le long de son corps. Elle commença à marcher vers eux et alors que le premier cherchait à la saisir , elle se contenta d'intercepter l'un de ses poignets et dans une économie de mouvement et une rapidité stupéfiante elle le tordit, faisant lâcher un hurlement à son agresseur. Alors que les deux autres se jetèrent sur elle, la femme en blanc se contenta de saisir le poing de l'un deux pour le tordre de la même manière que son infortuné partenaire de boisson tout en  giflant si puissamment le second qu'il fit un tour sur lui même avant de s'effondrer, puis elle relâcha celui qu'elle tenait qui prenait la fuite en gémissant.

Iverna se redressait essoufflée mais emplie de joie "Merci...merci pour tout". La fantasmagorique Carmilla (3) s'approcha à une trentaine de centimètre d'elle, le regard envoutant. Elle caressa doucement le visage de la jeune musicienne des rues d'une main en touchant sa taille de l'autre  "Ce n'est rien ma belle, n'aie plus peur je suis là..."


_____________________________________________________________________



Le Bougainville commençait à tanguer lentement au fur et a mesure qu'il progressait dans la Manche, berçant les deux passagers de la cabine seize, Jean Destan et Rachelle Vincent. La lueur bleuté de la lune laissait apparaitre des ombres qui se dessinaient sur les parois de bois. Silencieusement et sans qu'aucun des deux voyageurs ne puissent se réveiller à temps (2) ils furent saisis en plein sommeil par plusieurs personnes. Une main sur la bouche et l'effet de surprise garantissant aux  agresseurs que leurs victimes ne puissent rien tenter ni même se débattre. Enserrée en plein sommeil puis bâillonnée, Rachelle qui n’eus pas le temps de saisir son arme n'était comme Destan pas en mesure de pouvoir se débattre efficacement, ils furent donc amenés à travers les coursives obscures du navire dans un petit dépôt de  nourriture.

 Là sous l'éclairage d'une unique lampe à pétrole  et entre des caisses de bois on les jeta à même le plancher au centre de la pièce. Ils étaient autour d'eux cinq hommes en costumes noirs semblables à ceux rencontrés à la Maison Fournaise, et un sixième était assis sur une caisse prés de la lampe. Lui avait quarante ou cinquante ans contrairement aux autres qui semblaient plus jeunes. De solide stature il portait lui aussi un costume et un chapeau melon noir, avait des yeux marrons et une grande moustache se confondant avec ses favoris courant le long de sa mâchoire carrée. Sa voix était grave, agréable à entendre. Ce qu'il disait l'était beaucoup moins. " Nous avons eu du mal à vous retrouver Jean, je ne m'attendais pas à ce que vous vous choisissiez une garde du corps si coriace" puis il faisait un signe de tête à l'un des hommes alors que l'écrivain s'était relevé. L'homme en noir sortait de sa veste un revolver et le collait sur la tempe de Destan. "Tuez le, et vous m'interrogerez madame ensuite." De Rachelle au revolver pointé sur le crâne de son compagnon il n'y avait qu'un mètre, et aucun autre n'avait d'arme sortie. Si il fallait réaliser un véritable exploit c'était maintenant ou jamais.

______________________________________________________________________


Ainsi Eva se rendait compte de l'étendue du chantier, et c'était alors qu'était sonné onze heures à Big Ben que Passepartout s'asseyait à coté d'elle. Il n'y avait presque pas de nuages cette nuit là, la lune se reflétait sur la tamise et les lumières des lampadaires à pétrole de la ville n’émettaient pas une pollution lumineuse suffisante pour les priver du spectacle d'un ravissant ciel étoilé."Ne te décourage pas Eva, il faudra des semaines pour rendre à ce navire son confort. Allons dormir chez Fogg, nous avons eu une journée bien remplie."

Ils reprirent la route tous les trois, fatigués de leur journée et le demi shilling d'Eva toujours dans sa poche. En effet c'était son argent à elle, il n'était pas destiné à acheter le nécessaire afin de réparer le navire de son désormais patron. Le monde de rêve, on en était bien loin. Sans abris dans le Londres du XIX ème siècle c'est la faim, le froid de l'hiver, la maladie...le danger. Sans le savoir ils s’apprêtaient à croiser la route d'un certain Art Powell...


A l'heure dite Arthur était au coin de la rue sombre où rendez vous lui avait été donné, grimé (3) pour que Stapleton ne le reconnaisse pas.  Leur entrevue avait été courte, l'assassin de Baskerville Hall n'y verrait que du feu.

Comme convenu ils étaient six malfrats à avoir été recrutés. Leurs habits crasseux témoignaient de l’extrême pauvreté de leurs moyens, ils portaient des vêtements rapiécés, des casquettes ou des melon et avaient pour quatre d'entre eux des matraques, deux autres avaient des pistolets à percussion à un coup du début du siècle, ainsi que des couteaux pour se battre une fois le coup parti. Chacun donna son surnom à Arthur (4) , comme il était censé les diriger  il devrait pouvoir les guider ainsi.

Puis Jack arriva, portant la même tenue que le matin, son haut de forme et un foulard noir autour du cou. Il était suivi de prés par son grand Beauceron qui devait bien mesurer son mettre au garrot. Stappleton salua chaleureusement les hommes présent, leur serrant même la main. Vu d'extérieur comme cela il avait l'air presque sympathique, quand il était si désagréable le matin. Il y a des personnes comme cela qui seront selon l'heure de la journée ange ou démon.

"Jones, c'est vous n'est ce pas? Oui c’est vous." Il faisait signe à son chien de s'assoir, celui ci s’exécutait mais non sans un grognement plaintif, et semblait toujours immense."On se retrouve devant le British Museum, il ne devrait pas y avoir de policemans si notre contact à bien fait son travail alors simple vérification. Vous vous occuperez de veiller à ce que personne ne vienne nous importuner devant l'entrée. Pour cela vous mettez hors d'état de nuire ou faites faire demi tout à tous ceux  qui s’intéresseraient à nos affaires. Moi, Cerbère et quelques amis pendant ce temps nous iront faire une visite sans guide. A la sortie du musée je vous paierais... " Puis il repartis vers le navire, son immense chien docile derrière lui. Ainsi Arthur se rendait au lieu de rendez vous.


Devant le British Museum comme convenu il n'y avait aucun policier,a croire que ce soir là ils n'étaient jamais où il fallait quand il le fallait. Les Luminaires avaient étés éteints par ceux qui préparaient l'attaque du musée . Des hommes qui étaient sans doutes des marins du navire sciaient une ouverture dans les barreaux de la grande grille tandis que les malfrats faisaient le guet dans la rue. Les hommes de Moore au nombre d'une douzaine semblaient avoir des pistolets et être plus dangereux que les locaux. Il y avait aussi  bien sur Jack Stapleton dont le chien vadrouillait l’œil alerte, mais aussi une femme. Elle avait une culotte sombre et une chemise foncée de cavalerie Européenne. Elle ne portait pas de chapeau mais arborait chignon, et avait en main un fusil à levier Winchester ainsi qu'un holster duquel dépassait un six coups.

En dehors du champ de vision de tout ce beau monde mais pas de Powell un des sbires d'Arthur stoppait Eva Passepartout  et Oliver qui étaient les seuls à avoir traversés la rue à cette heure tardive  en les menaçant de sa matraque."Dégagez sales vauriens!" invectivait il. Passepartout essaya de le raisonner, mais il n’eut pour réponse qu'une matraque qu'il esquiva. Complétement éberlué il reculait avec Eva et Oliver. Alors que Stapleton et les autres entraient dans le musée obscur après en avoir forcé l'ouverture il n'y avait plus dehors que les six hommes que Powell dirigeait. Qu'allait faire Eva? Qu'allait faire Powell qui n'avait aucun policier pour lui venir en aide et empêcher le forfait des forbans? Que feraient ceux ci aux gardiens? Et enfin, qu'est ce qu'ils venaient chercher dans ce musée?



(1)Carmilla,  Joseph Sheridan Le Fanu
(2) dé 5 +I11=16 vs 17=dé 7 +D10= détection de l'attaque surprise manquée
(3) coût du maquillage + vêtements : 2 shilling
(4) Libre à toi de les décrire ou de leur donner des surnoms si tu le souhaites.
Ajout de personnages à la galerie Victorienne
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Rachelle Vincent
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Ven 28 Juin - 16:30

Rachelle n’eut pas le temps de se demander quel effet elle pouvait bien faire aux hommes, ainsi vêtue de sous vêtements d’un autre siècle, ornés de sages dentelles. Le coton léger montrait faussement pudiquement tout ce qu’il était fort inconvenant de laisser seulement entrevoir, d’autant que la jolie combinette n’était nullement prévue pour les 1m 83 de Rachelle.

La taille de la scientifique lui donnait un atout immense à cette seconde précise : le petit mètre qui la séparait de l’homme menaçant Jean lui permettait une allonge suffisante. Une idée fugace lui traversa l’esprit :

    « Merde, dans les films, le mec qui tient le revolver passe une heure à raconter sa vie avant de tirer… là, putain, c’est pas comme au ciné ! ».

Rachelle s’était relevée en même temps que Jean. Son regard avait croisé la lampe à pétrole… la cale était basse de plafond, casser la lampe pourrait être une solution mais avec ce modèle à mèche, ça n’assurerait pas l’obscurité immédiate et le crochet qui la maintenait était sûrement prévu pour résister à des mouvements de tempête.

Les pensées de Rachelle avaient duré le temps d'une étincelle.

L'homme n'avait pas achevé sa phrase qu'elle se fendit en avant et simultanément elle abattit un Shuto Uchi sur le poignet qui tenait le revolver. Le mouvement fulgurant dura un dixième de seconde sans que personne n’ait le temps de réagir… l’arme avait roulé à terre. Rachelle ne l’avait pas perdu du regard : le poignet, l’arme, l’arme, le type sur sa caisse. Le plan que Rachelle avait mis au point d’instinct tenait à ça : le poignet, récupérer l’arme, un bond pour rejoindre le type sur sa caisse, l’immobiliser par une clé au bras tout en lui pointant l’arme sur la tempe… trois secondes au maximum, trois secondes pour réussir et ensuite on pourrait discuter.

Que ferait Jean ? Elle ne se posait même pas la question. Rachelle était habituée à compter sur elle-même et cela lui réussissait très bien d’ordinaire.
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Eva Nescence
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Ven 28 Juin - 20:52

L'esprit vif et en alerte d'Eva fit rapidement l'analyse de la situation : en face d'eux, tout proches, 7 individus armés mal intentionnés que l'on dérangeait, à priori, dans une activité peu légale... et de leur côté : Oliver, Passepartout et elle. De ce qu'elle avait pu en juger, aucun d'eux n'avaient de véritable aptitude au combat, mais plutôt en acrobatie. Pour couronner le tout, ils n'avaient aucune arme ! « Bon », si dit Eva, « même avec une compétence au tir et une arme, je ne pourrais jamais abattre 7 hommes » (sans compter ceux qui s'apprêtaient à entrer dans le Muséum). La ruse semblait donc la meilleure option. Eva tira ses compagnons par les manches, et ensemble ils s’éloignèrent non sans émettre quelques grognements étouffées. Le trio poursuivit son chemin et se planqua dès qu’ils eurent tourné à l’angle de la rue suivante.

Eva consulta ses compagnons sur la marche à tenir. Elle proposa à Passepartout d'aller avertir le poste de police le plus proche. Eva indiqua à ses compagnons son intention de faire « diversion » en jouant du violon sur la place un peu à l'écart du musée afin d'attirer quelques éventuels badauds ou l'attention de résidents du quartier, qui elle l'espérait, jetteraient un coup d'oeil par leur fenêtre.

Eva glissa furtivement comme un chat, se mit en position à une place stratégique : ni trop près des malfrats (à distance d'un tir qui n'était guère précis à l'époque), ni trop éloignée afin de les apercevoir et avoir le temps de fuir si l'un des gaillards s'approchait. Eva avait ça dans le sang... Prévoir une porte de sortie. Sans doute était-ce le personnage qu'elle incarnait. Après tout, elle était une fille des rues dans cet univers.

Elle brandit son archet avec détermination et commença à jouer un air entraînant, rapide, et rythmé. Sans doute un peu moderne pour l'époque, mais qu'importe ! Eva dansait et jouait. Elle virevoltait afin de jamais rester à la même place. Aux aguets, elle gardait les yeux rivés sur les silhouettes lointaines des truands. Prête à se replier à tout moment vers une rue voisine qu'elle avait repéré.
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Arthur Powell
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Lun 1 Juil - 12:29

Arthur avait une marge de manœuvre des plus réduites. On lui avait laissé une demi-douzaine de pauvres types qui tenaient à peine sur leurs jambes pour faire fuir les curieux qui s’approcheraient par là. Stapleton lui était à la tête d’une clique deux fois plus nombreuse et exponentiellement dangereuse. Il ne fallait pas compter sur la bande de pouilleux qui l’accompagnaient pour l’aider à retourner la situation et les renforts tardaient à arriver. Il fallait trouver une solution pour faire évoluer les choses en leur faveur sinon ces criminels s’en tireraient impunément. Qu’est-ce qu’ils pouvaient bien chercher au British Muséum qui vaille la peine de monter une opération d’une telle ampleur ?

Une jeune musicienne avait l’idée de venir traîner dans le coin avec ses copains le mauvais soir. Le destin jouait à pile ou face et la pièce se tenait encore sur sa tranche. Heureux hasard ou triste fatalité, elle tomberait bien d’un côté et le Gallois était bien décidé à donner un coup de pouce dans son sens. Parmi les artistes de rue il y avait bien des profils parmi lesquels des escrocs notoires comme des gens honnêtes. Arthur espérait que ces joyeux lurons feraient partie de la deuxième catégorie, sans quoi il ne pourrait sûrement pas faire grand-chose… La violoniste s’agitait dans une conception plus qu’avant-gardiste de l’interprétation musicale, à moins que ce ne soit une tradition gitane qu’il ne connaissait pas.

Ses sbires semblaient s’impatienter concernant le petit numéro qu’il trouvait pour sa part plutôt entraînant. Ils pensaient surtout à leur paye et on leur avait dit que pour cela ils devaient se débarrasser des curieux. L’enquêteur comprit que ça allait mal tourner quand un des hommes de main sortit sa matraque pour régler leur compte aux visiteurs qui s’incrustaient. Il s’interposa pour prendre les devants, c’était l’occasion rêvée pour entrer en contact avec une aide fortuite venant de l’extérieur.

- Du calme l’affreux, tu ne voudrais pas que ça nous attire l’attention des personnes qu’on cherche à éviter ici ? On peut régler ça en douceur, ce ne sont que des artistes de rue qui font la manche… Je m’en occupe, garde l’œil sur les autres accès toi.

Il s’approcha tranquillement du groupe d’Eva en applaudissant tant bien que mal au rythme de la musique pour être le plus rassurant possible. Il ne fallait pas qu’il les effraye sinon il se retrouverait vraiment seul… A voix haute il devait les convaincre de partir aux yeux de ses pseudo complices mais il en était tout autre de ses gestes et de quelques phrases à voix basse profitant d’être de dos aux regards indiscrets. Il n’y avait pas vraiment de chances qu’une autre personne puisse l’entendre mais il espérait que ses gestes et le fait qu’il articule des choses inaudibles qui incitaient à venir à sa rencontre feraient l’affaire.

- Très joli comme musique mais il va falloir partir. C’est dangereux ici, vous risquez d’être blessé à cause d’une fuite de gaz que nous travaillons à couper. Vous pourrez revenir d’ici quelques heures.

D’un autre côté, il tenait un shilling dans sa main en tentant de faire comprendre que c’était pour eux s’ils lui venaient en aide. Il articulait tant bien que mal tout en parlant le plus bas possible ces quelques mots entre deux phrases officielles à haute voix.

[à voix basse]- S’il vous plaît, j’ai besoin de vous. Je vous donne ce shilling et un de plus après si vous réussissez à m’amener le maximum de policemen ici. Dites leur que l’inspecteur Lestrade les demande au plus vite au British Muséum.

En attendant une réaction de la jeune femme, il pensait déjà à la suite. Il fallait absolument qu’il sache ce qui se passait dans le bâtiment mais il risquait gros à bouger seul. Il déciderait selon ce qui se passerait dans les prochains instants.

[HJ] Étant donné que je ne peux pas faire grand-chose seul dans cette situation, je prends l’initiative d’aller vers Eva. Du coup ça demande peut-être une réponse de sa part avant le MJ… [/HJ]

Edit de Rick Deckard : Accordé! prochain post pour Eva je ne posterais qu'ensuite
!
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Eva Nescence
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Mar 2 Juil - 21:53

Eva observait le groupe tout en jouant. Ils semblaient s'animer. Soudain, une des silhouettes se détacha et se dirigea d'un pas décidé dans Sa direction. La musicienne fit quelques sauts en arrière tout en continuant à jouer. Elle scruta l'homme qui s'avançait, en applaudissant en rythme, pour découvrir un sportif à n'en pas douter. Eva craignit de ne pouvoir le distancer à la course si l'occasion se présentait. Il semblait empreint d'une forte volonté et d'un charisme indispensable à un leader. Elle se sentait comme un chaton en face d'un tigre. Pourtant le regard du malfrat n'était pas belliqueux, au contraire, Eva avait l'impression qu'il ne souhaitait pas les effrayer, ce qui la rassura un peu. Puis il dit à haute voix :"Très joli comme musique mais il va falloir partir. C’est dangereux ici, vous risquez d’être blessé à cause d’une fuite de gaz que nous travaillons à couper. Vous pourrez revenir d’ici quelques heures."

Un compliment, une courtoise mise en garde et un mensonge dans la même phrase ! Eva rangea dextrement son archet puis sourit en coin comme pour indiquer qu'elle n'était pas dupe. Puis, à la grande surprise de la jeune fille, cet unique spectateur ajouta à voix à peine audible qu'il avait besoin de son aide. Eva put lire sans difficulté les mots articulés. Il proposait de l'argent pour aller avertir les forces de l'ordre, précisant que Lestrade les attendant au British Muséum. Ce nom résonna dans sa mémoire... "Oui, Lestrade, un inspecteur de Scotland Yard qui côtoyait Sherlock Holmes. Alors, cet individu serait un inspecteur de police ou l'une des ses taupes ?!!!"

Eva hésita sur l'attitude à adopter, puis elle tendit la main vers le shilling en disant ces mots à voix basse : "Bien m'sieur, c'est comme si c'était fait". Elle se retourna et jetta la pièce à Oliver, lui fit un clin d'oeil et dit "T'as entendu l'M'sieur ? Allez, files ! On se retrouve chez le "Fauché". Puis, sans attendre la réponse du garçon, elle se retourna vers son "client" et ajouta à voix basse : "J'peux faire aut'chose pour vot' service, M'sieur ?" Eva était assez fière de son interprétation. Elle commençait à s'imprégner du personnage. Mais pour autant, elle n'avait aucune envie de vivre passivement les évènements. Elle voulait être actrice du Rêve. Elle se sentait d'humeur intrépide et avait envie de goûter à l'ivresse de l'aventure... et du risque. "Bah, ce n'est qu'un rêve après tout !"

HJ : comme je ne sais pas ce que les PNJ font, je pars du principe que Passepartout a accepté ma proposition de partir chercher du secours auprès d'un poste de police et qu'Oliver était resté à mes côtés.
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Mer 3 Juil - 20:55


Le Shuto Uchi de Rachelle sur le poignet de l'homme s’apprêtant à tuer Jean fut un échec. (1) En effet bien que celui ci fut correctement asséné elle n'était pas assez forte pour que le bras de son adversaire en lâche pour autant son pistolet. Néanmoins, le choc dévia le canon de sa cible et la balle qui était réservée pour la boite crânienne de l'écrivain alla finalement se figer dans le genoux gauche  d'un des hommes en noir de la pièce, faisant s'effondre celui ci transit de douleur.

 Les choses étaient loin de se passer comme prévu, Jean s'empressa alors de se jeter à deux mains sur l'avant bras de celui qui le visait afin de lui prendre de force son pistolet, tout en l’empêchant de braquer celui ci sur Rachelle. L'adversaire ne se laissait pas faire et enchainait des coups de poings dans le dos de Destan qui néanmoins tenait bon. Alors qu'un autre homme sortait son arme Jean en pleine lutte pointa le le canon du revolver sur lui et appuya de toute ses forces sur le doigt de celui qui tenait la gâchette; Encore un coup de feu et l'homme derrière la femme s’effondrait en se tenant l'épaule.

Dans le feu de l'action celui qui était sur sa caisse et semblait commander se levait et enchaina deux gauches et une droite sur Rachelle qui parvint à parer ses attaques (2)  cependant  elle put se rendre compte que si son Karaté détonnait l'adversaire qu'elle avait en face d'elle semblait d'une autre trempe que ceux qu'elle avait pu croiser aujourd’hui. Et par dessus le marché alors qu'elle étaient en plein combat au corps à corps les deux derniers debout n'étant pas au prises avec Jean, c’est à dire celui derrière elle et ce lui à sa droite, l'attaquait conjointement. Cette femme en petite tenue était un vrai diable!

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Le morceau qu'avait joué Eva avait réveillé plusieurs habitants du quartier. Mais si la musique plaisait il fallait bien reconnaitre qu'a cette heure elle indisposait plus qu'elle n'adoucissait les meurs. Cependant un père de famille qui se présenta comme un certain Hubert Parry et sa femme sortirent pour donner  20 penny à Eva, celui ci proposant à la jeune femme de passer au "Royal College of Music" un jour de la semaine car elle jouait une composition vraiment hors du commun et qu'il souhaiterais l'écouter plus longuement...mais à une heure plus propice!

Après cela Arthur et Eva échangèrent quelques mots, quand soudain ils purent apercevoir une femme vêtue d'un grand manteau blanc se diriger d'un pas souple  vers l'entrée du Musée. Un des hommes de Powell tenta bien de se mettre sur sa route, mais elle continuait à marcher en l'ignorant parfaitement. Bien qu'a une cinquantaine de mètres et qu'elle fut dans l'obscurité, les deux rêveurs purent distinguer à peux prés ce que fit son ombre. Alors que le malfrat tentait de la frapper à l'aide de sa matraque, celle ci intercepta  le bâton de bois  d'un geste brusque, et le bras tendu avec précision et force, le tira aisément de ses mains. Comme si cela fut la continuité d'un même mouvement, elle lui fracassa la mâchoire avec sa propre arme qu'elle jeta prés de lui, gisant inanimé sur le sol. Devant cette scène, aucun des bandits qui s'approchait pourtant jusqu'ici d'elle ne continua. Ils détalèrent comme des lapins alors que la dame en blanc pénétrait dans l'obscurité du musée.

Alors qu'Oliver arrivait chez Phileas Fogg Passepartout revenait exténué avec une vingtaine de bobbies dont certains portaient des lanternes. Ceux ci avaient des matraques mais aussi des holster. Il fut pour le moins surprenant que le Français réussisse à rameuter tant d'hommes de Scotland Yard du premier coup, il avait du se montrer particulièrement convaincant.

Un lieutenant de Police guettait à l'aide de sa lanterne la grille sciée. " Damned! Vous disiez vrai...Combien il y à d'hommes ?" " Je ne sais pas , répondit Passepartout. Vous en avez une idée?" Il s'adressait aux rêveurs.




(1) dé 1 +F9 +4 (Karaté)=14 vs 20=dé 8 +C12 échec de la tentative de faire tomber l'arme
(2) dé 10 critique+ F9+4 (Karaté)=23 vs 23=  dé 5+ F14+4 ( art martial inconnu) Rachelle parviens à parer les attaques adverses (action très difficile + 50 XP)


Résumé de la situation de Rachelle:
 
(3) dé 3 + D13+4 (Violon)= 20 > qualité du morceau bonne ( +30 XP pour Eva Nescence) +  20 Penny
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Arthur Powell
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Jeu 4 Juil - 12:36

Le menu fretin avait pris la poudre d’escampette devant une dame blanche. Cette histoire commençait vraiment à devenir matière à roman bien que son dénouement fût encore bien incertain. C’était les vainqueurs qui racontaient leur version, à savoir ceux qui en sortaient libre ou tout simplement vivants. Les gros bras n’étaient pas les plus intelligents ou les plus courageux mais il ne s’était pas attendu à ce qu’ils soient battus si facilement sans arme. Peu de femmes pourraient se battre de cette façon mais sûrement pas une anglaise. Il s’agissait peut-être d’une indienne ou d’une chinoise… ou peut-être n’était-ce pas vraiment une femme sous ces atours.

L’important était qu’ils avaient du renfort même s’il était loin de se douter qu’il y aurait autant d’agents. Arthur ne savait pas spécialement comment interpréter ce fait par ailleurs. Stapleton avait bien mentionné le fait qu’ils avaient fait en sorte qu’il n’y ait pas de policier ici contrairement à d’habitude. Se pouvait-il qu’il y ait des traîtres parmi eux ? Un policier ne gagnait pas une solde faramineuse quelle que soit l’époque et la tentation était vite arrivée. Leurs ennemis avaient largement les moyens de se mettre des gens bien placés dans leur poche en les soudoyant habilement ou en les menaçant dans le pire des cas. La question ne pouvait être éludée.

- Ils sont une quinzaine bien armés dont Stapleton et une femme que je parierais être celle qui a fait brûler l’appartement de Sherlock Holmes en journée. Il faut rester discrets et bloquer les issues tout en restant à couvert. Ils sont très dangereux. J’ai un fusil à prêter s’il manque des armes. Il ne nécessite pas de savoir très bien viser, un tir au milieu du bonhomme en face suffira à le tuer je pense. On aura plus de chances si on les attend à découvert à l’extérieur mais je vais aller en éclaireur à l’intérieur pour aviser de la situation.

Une foule d’interrogations occupaient l’esprit du Gallois. Pourquoi Stapleton avait-il confié ses arrières à des inconnus aussi peu fiables alors qu’il disposait d’autant d’hommes préparés et bien armés à sa solde ? Que cherchait-il dans le musée qui puisse valoir une telle opération dispendieuse ? Avait-il besoin de bras pour transporter quelque chose qui nécessite autant de monde ? Qui était cette mystérieuse tueuse étrangère et pour qui travaillaient-ils ? Il y avait tellement de questions sans réponses mais une seule importait pour le moment avant qu’il ne se jette dans la fosse aux lions. Il demanda en aparte le concours d’Eva et de son ami pour observer les réactions à ses prochains propos de la vingtaine de policiers.

- Mettez-vous en position discrètement de façon à ce que les voleurs sortent sans se méfier plus que de raison. Une fois tout ceci terminé je pense que certains d’entre vous aurons des comptes à rendre sur l’absence de policemen pour garder des trésors nationaux. J’espère pour eux qu’ils auront une bonne explication…

Ils devaient chercher s’il y avait des expressions faciales particulières ou des regards fuyants qui montreraient que certains se sentaient impliqués. Ils ne pouvaient pas se permettre d’être pris entre deux feux si cela pouvait être évité. Il était souvent difficile de cacher ses véritables intentions quand on n’y était pas préparé et il comptait sur ce fait pour déceler d’éventuels complices de Stapleton qui pourraient faire capoter l’opération. Ils devaient écarter tous les suspects avant de procéder. Ceci fait il devait maintenant penser à la suite de son plan. Il enleva son pardessus de couleur sombre pour le déposer sur les épaules d’Eva.

- Vous allez prendre froid si vous restez dehors sans manteau et si vous m’accompagnez il faudra être la moins visible possible ce qui n’est pas le cas de vos vêtements. Si j’y vais seul, ça pourrait être plus compliqué si je me fais repérer. Si vous m’accompagnez je pourrais toujours prétexter un rapport assorti d’une petite visite privée du British Muséum pour gagner vos faveurs… Sans vouloir vous offenser, ils ne doivent pas vous laisser entrer en temps normal je suppose. D’un autre côté vous êtes plutôt jolie dans votre style, un autre que moi aurait tout à fait pu se laisser tenter… J’ai peu d’options mais je ne peux vous imposer de venir dans ce qui pourrait être un piège alors la décision vous appartient. Quoi que vous choisissiez, vous devez déjà me promettre de vous enfuir le plus vite possible si ça tourne mal.

Il se retourna pour se projeter à nouveau vers l’entrée du monument. Avec un peu de chances, la dame en blanc ferait une bonne diversion après tout. C’était encore un bon point pour eux… ou un mauvais puisque cela entraînerait la suspicion. Si Eva l’accompagnait, il lui offrirait son bras pour donner le change à leur couverture. Si elle décidait de rester en retrait il serait tout aussi heureux de la savoir à l’abri derrière les policiers. Les dés étaient jetés.
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Rachelle Vincent
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Jeu 4 Juil - 17:15

Rachelle ne pensait même plus qu’elle rêvait. Le combat était rude. La karatéka n’avait jamais combattu pour sa vie avant ce fichu rêve et bien qu’elle ait la réputation d’une combattante sans pitié dans les salles d’entraînement et sur les tatamis, elle avait toujours respecté les règles.
Il lui traversa l’esprit que l’heure n’était pas à la loyauté et à l’honneur.



Comme une furie, elle enchaîna un Mawashi Geri, coup de talon en arrière, en visant précisément les partie génitales de son adversaire, décidément trop difficile à combattre avec des méthodes classiques. Ce mouvement lui permit de se retrouver face aux deux autres hommes qui avaient rejoint le combat, elle appliqua simultanément des deux mains, deux Nihon-Nukite sans se préoccuper de vérifier si la fourchette de ses doigts avait réellement atteint les yeux des adversaires. Instantanément elle se laissa tomber à terre et exécuta un roulé boulé, se saisissant au passage d’un pied de biche, sûrement destiné à ouvrir les caisses entreposées dans cette partie de la cale, qu’elle avait eu le temps de repérer. Elle en asséna un coup violent sur la lampe à pétrole, espérant soit qu’elle s’éteindrait, soit au contraire que le pétrole répandu prendrait feu. Ensuite la fuite vers la porte serait la meilleure solution. Tout cela n’avait pris que quatre ou cinq secondes. Ce que faisaient Jean et leurs adversaires, elle ne prenait pas le temps de l’observer… elle espérait simplement que son extrême rapidité d’exécution ne leur laisserait pas le temps de réagir efficacement. Elle était désormais armée d'un pied de biche et estimait la situation.



Spoiler:
 
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Eva Nescence
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Lun 8 Juil - 22:20

Eva regarda plus attentivement cet homme qui s'était présenté sous le nom d' Arthur. Elle s'étonna de l'attention qu'il semblait lui porter et surtout de sa confiance alors qu'il ne la connaissait pas. Eva tira un peu sur la cape qu'il lui venait de poser sur ses épaules afin de la mettre dans une position plus confortable et elle frissonna d'aise. C'est vrai qu'elle avait plus chaud ainsi.

Elle leva les yeux vers Arthur et lui répondit avec enthousiasme : « J'accepte de vous accompagner... Si j'peux aider ! » La curiosité de découvrir ce qui se tramait dans ce bâtiment la titillait. Eva se dit que ses heures de jeux vidéo dans « Hellgate au Bristish Museum » pourrait peut-être lui être utiles. Sous réserves que les concepteurs du jeu en question aient utilisés les véritables plans du musée. Ca, c'était une autre histoire ! Bah, elle verrait rapidement à quoi s'en tenir. Mais Eva savait qu'elle aurait un avantage « réel », si l'on peut dire, si c'était le cas, car elle avait arpenté le musée avec son fusil d'assault et explosé des tas de monstres plus hideux les uns que les autres dans ce dédale de couloirs sombres. Un détail s'imposa à elle : elle n'avait pas d'arme.

Elle tendit la main et ajouta à l'attention du jeune homme : « J'veux bien un fusil, alors. Ca pourrait servir. ». Elle pensa que la cape serait bien utile pour cacher l'engin, mais peut-être un peu gênant pour courir. Ha, il n'y avait pas tous ces problèmes logistiques dans ses jeux. Un sac à dos aurait été bien pratique pour mettre son violon et son archet aussi. Elle décida donc de remettre son précieux instrument à Passepartout et lui chuchota à l'oreille : « Garde-moi ça, je reviens tout de suite... ».


Dernière édition par Eva Nescence le Mer 10 Juil - 22:37, édité 1 fois
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Mer 10 Juil - 19:52

Lors qu’Arthur sous entendit que des policiers étaient de mèche avec les bandits, le lieutenant ne laissa pas passer cela. "Dites donc vous, merci de nous avoir prévenus mais cela ne vous autorise pas ni  à porter jugement sur le travail de Scotland Yard ni à nous dire d'attendre dehors! Comme vous dites ce sont des trésors nationaux et qui sait ce qu'autant d'hommes pourraient abîmer si nous n'intervenons pas!"

Le lieutenant était vexé, peut être craignait il pour son grade qu'aucun homme de son poste de police ne fut là pour empêcher l'intrusion dans le musée, et prenait la remarque de Powell comme une remise en cause de son intégrité, ce qui était le but d'ailleurs. Qu'il joue la comédie ou non il tenait à montrer aux quelques civils présents qu'il n'était pas un bobbies corrompu, c'est pourquoi il se mit à l’écart avec ses hommes pour convenir d'un plan de capture des voleurs dans le musée. Il pensait ne pas être entendu car trop loin, mais le don  d'Eva fut bien utile, car à la lueur des lanternes elle distinguait les lèvres du lieutenant qui remuaient.(1) " Bon dans cinq minutes on entre, le temps de composer les équipes et de faire vos plans. Je vais avec huit hommes m'occuper de fouiller le rez de chaussée, six vont au premier et six autres au dernier étage.  Faites  bien attention à ne rien abîmer dans l'arrestation. Travis, vous allez voir l'Inspecteur Lestrade il est en planque devant le "Glasgow" à Harlinguer street. Dites lui qu'un homme armé à envoyé un domestique nous chercher au poste en son nom"

Eva pouvait répéter tout cela à Arthur,  et agissant vite ils pouvaient entrer  dès maintenant, connaissant le plan de la police. Passepartout allait pouvoir attirer l'attention de la police en questionnant le lieutenant pendant qu'ils entreraient discrètement...


Pendant ce temps à l'intérieur du British Museum, une seule salle était le centre de toute l'intention des visiteurs. Qu'Holmes avait vu juste, même sans s'en douter! Le détective lors de sa rencontre avec Popova venant pour le tuer lui avait conseillé de venir le Week end visiter la "Reading room" et ce samedi commençait à peine qu'elle s'y trouvait déjà.  Trois gardiens essayant d'intervenir avaient étés assommés et bâillonnés, puis enfermés dans un placard de concierge.  Le Doberman de l'un d'entre eux gisait  dans son sang  dès l'entrée du musée, tué par Cerbère.

Les hommes de Moore s'était approchés avec leurs lanternes de vitrines d'exposition d'ouvrages médiévaux anciens, la Russe au centre de la pièce leur désignait les livres à dérober en les nommant par leurs titres. La plupart étant des ouvrages médiévaux traitant de sorcellerie, ceux ci finissaient dans les sacs que les marins remplissaient. Stapleton arrivait à coté d'elle au centre de la pièce, son chien ne quittant pas son ombre. "Tant de livres remplis de mythes je ne sais pas pourquoi il s’intéresse à des fables quand on est à la tête d'une si puissante organisation." Son ton était un peu narquois, son visage l'était tout autant.

" Votre attitude est celle d'un homme de science sûr de ce qu'il pense connaitre du monde. Là d'où je viens on à toujours cru en ces histoires de sorcellerie, je n'ai aucun mal à comprendre le fantôme.
-Je ne crois que ce que je vois.
-Alors  peut être aurez vous l'occasion de croire ce soir."

L'obscurité était  à peine troublée par l'ombre des marins du Cuty Sark se dessinant sur les rangées de livres de l'imposante bibliothèque. Un marin plus tout jeune approchait de Stapleton et Popova. "On n'trouve pas l'bouquin là, l'mécomachin..."

-Le Necronomicon" dit une voix que chacun eu le sentiment d'entendre juste derrière lui.


Jack sursauta en tenant son haut de forme, et Alexe se tenait la poitrine  pour manifester malgré elle qu'elle avait été totalement surprise. Le marin lui se contenta de dire " qui c'est?"  Le manteau blanc de Carmilla reflétait la Lune qui projetait son éclat bleuté à travers les vitres ainsi que la lueur jaune-orangées  des lanternes des marins. Elle était à cinq ou six mètres des protagonistes et s'approchait d'eux. "C'est le Necronomicon que vous recherchez, et je doute qu'il soit dans cette salle. Son pouvoir est bien trop grand pour le laisser même à la vue du public, il doit être dans une salle secrète." Elle baissait enfin sa capuche, laissant découvrir un sourire avenant à la Russe qui ne lui rendait pas du tout celui ci. L'alliance de ces deux femmes était tout ce qu'il y avait de plus improbable. L'une avait une volonté d'acier et n'avait toujours  faite que combattre les hommes, quand l'autre était totalement esclave de ses désirs et avait assassinée un nombre incalculable de femmes.

Partager le même navire qu'elle était un danger pour Popova qui en avait le sommeil particulièrement paranoïaque. Carmilla avait tout fait pour éviter de s'en prendre à la Russe, c'est pour cela qu'elle étanchait sa soif d'un festin complet à chaque escale du Clipper. La flutiste Irlandaise de ce soir  avait été un véritable délice, même pas savouré d'ailleurs. Trop soif. Stapleton n'avait jamais rencontré la vampire, et il était loin d'en savoir autant à son sujet que n'importe qui dans cette pièce. "Vous avez une idée du lieu où il pourrait se trouver?" Carmilla lui répondait en étant extrêmement souriante et douce. Une habitude qu'elle avait gardée de donner une excellente bonne impression aux hommes qu'elle rencontrait pour la première fois quand la situation le permettait. Cela les faisait d'autant plus douter de sa véritable nature la nuit où elle saignerait leur femme ou leur fille, ils sont si naïfs.

Stapleton se détendait, elle l'avait surpris mais cette jeune fille ne semblait pas désagréable. Il s'adressa au marin. 'Dites aux autres de déposer les sacs prés de l'entrée, nous les reprendrons avant de partir. Ensuite quatre d'entre vous iront fouiller les espaces à l’accès interdit au public au rez de chaussée avec Mademoiselle ( il désignait carmilla), quatre autres au deuxième étage avec Madame Popova et quatre autres viendront avec moi  au premier." le vieil homme opinait du chef en grattant son crâne chauve sous sa casquette "Bien M'sieur Stapleton".

"Allez viens Cerbère, on à un recueil de contes à trouver!" le chien léchait la main de son maitre qui quittait la pièce, suivi bientôt de toute l'équipe.
-Au fait mademoiselle, mes hommes dehors ne vous ont pas posés trop de problèmes?"
-Non mais je crois qu'ils ne sont plus là."


Arthur et Eva entrant dans le hall ils virent le doberman qui avait été égorgé, des traces de crocs recouvrant son corps. Entendant des bruits de pas les deux rêveurs se cachèrent derrière un sarcophage égyptien.  Ils entendirent distinctement les voix indiquer que trois équipes seraient formées. Arthur reconnaitrait sans doute la voix de Stapleton, disant à des hommes de le suivre au premier étage.(2) L’énorme chien noir et feu de celui ci s'approchait en reniflant du sarcophage, mais changea au dernier moment de destination son maitre l'appelant. Ils avaient eu chaud. L'escalier était désormais libre, allaient ils  attendre l'offensive des bobbies au rez de chaussée ou se rendre à l'un des étages pour agir tant que les voleurs ignoraient qu'ils étaient repérés?

__________________________________________________________________________________


Le coup de pied de Rachelle avait bien atteint l'homme là où çà  faisait mal, mais si cela fut très douloureux sur l'instant  il récupérerait néanmoins bien vite (3). Elle continua son enchainement en effectuant un double Nihon-Nukite (4-5) diablement efficace, puis elle roula et se saisi  avec adresse le pied de biche sur le sol pour frapper la lampe qui rependis son huile enflammée par terre, une bonne parti aspergeant la jambe de celui qui avait été blessé par balle à l'épaule. Jean de son coté avait fini par prendre l'arme à feu des mains de son agresseur, et dans un geste peut être inconsidéré en retourna le canon vers lui pour lui tirer deux balles dans la poitrine.  Le feu prenant dans la pièce et séparant les deux fuyards du " chef " des agresseurs il fallait vite en sortir.

Destan vida son pistolet sur cet homme qui semblait tirer les ficelles mais le manqua, l'homme au chapeau melon et favoris fournis ayant eu le réflexe salvateur de plonger derrière une caisse.  Rachelle pouvait voir l'expression sur le visage de son compagnon d'infortune radicalement changer . Lui était d’ordinaire un  homme timide, un brin naïf et fuyant le conflit était désormais enragé que l'on ai tenté de l'assassiner ainsi. Il balançait son revolver vide dans les flammes et dans un accès de violence bascula l'armoire à alcools qui était à coté de lui pour que son contenu se fracasse à l'intérieur, laissant couler les substances inflammables vers le petit incendie déjà existant. D'ici trente secondes cet espace du navire serait un brasier, qu'arrivait il à Jean? Avait il sombré dans la folie pour vouloir à ce point supprimer ceux qui en voulaient à sa vie, ou était il tout simplement dans l’instinct de survie?

Il sortait de la pièce enfumée avec Rachelle et après avoir longé une coursive pour être à l'abri , il plaqua avec rudesse la femme encore bien peu habillée contre une parois de bois ce qui ne devait pas être particulièrement agréable, puis l'embrassa avec un regard fou sous le regard éberlué de deux jeunes passagers qui venaient voir ce qu'il se passait à la réserve.

(1)+10 xp pour Eva Nescence
(2) Objectif principal: Livrer Stapleton à la police.
Objectif secondaire: Livrer Alexe Popova à la police.
(3) dé 4 +F9 +4 (Karaté)=17 vs 22=dé 9 +D13  Mawashi Geri à effet réduit
(4) dé 3 +F9 +4 (Karaté)=16 vs 13=dé 3 +D10 Nihon-Nukite  réussi
(5) dé 9 +F9 +4 (Karaté)=22 vs 14=dé 4+D10 Nihon-Nukite  réussi (+20 xp pour Rachelle Vincent)
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Rachelle Vincent
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Ven 12 Juil - 12:17

space3  Rachelle avait pris soin de bloquer la porte de la réserve avec le pied de biche. Elle n’avait pas repéré d’autre issue à la pièce et elle espérait bien que tout le monde finirait asphyxié par l’incendie.
La jeune femme a l’esprit pragmatique empêcha Jean de s’éloigner de l’issue qu’elle voulait surveiller avant d’attendre le bon moment  pour enlever le pied de biche et pour crier « au feu ». Elle ne perdait pas de vue qu’en pleine nuit, au milieu de l’Atlantique, sur un paquebot fait de bois et d’acier impur riveté, comme à cette époque, un incendie avait la plupart du temps des conséquences dramatiques.

space3  Lorsque Jean la plaqua contre la paroi Rachelle sentit monter une brusque chaleur qui n’avait rien à voir avec l’incendie. Elle irradiait de ses reins jusqu’à des endroits plus intimes. Elle haletait sous le poids qui oppressait sa poitrine et la furieuse envie d’aider Jean à aboutir plus vite. Ses mains commencèrent à s’attaquer fébrilement à la ceinture de Jean... avant que le mouvement s’interrompe pour se terminer en une magistrale gifle. Pauvre Jean : il ne devait pas réaliser que la gifle lui était moins destinée à lui, qu’à s’obliger à retrouver une raison un moment perdue.

Le moment était venu de faire disparaître le pied de biche et d’alerter l’équipage. Elle s’adressa aux jeunes gens, silhouettes sombres à peine visibles, qu’elle venait juste de remarquer, car seules quelques lanternes éclairaient chichement le pont à ce niveau.

    «  Allez prévenir l’équipage qu’un incendie s’est déclaré ici... faites vite. »

space3  Rachelle voulait rester près de la porte métallique pour vérifier que personne ne sortait mais il y avait peu de risques maintenant. Elle imaginait assez ce qui se passerait à l’ouverture de la porte : l’arrivée d’oxygène provoquerait un souffle qui embraserait instantanément tout ce qui était dans un large rayon… et le pont et les parois étaient en bois.

    « Restons à une distance raisonnable ». Elle plaqua sa main avec une douce impudeur pour vérifier l’état de Jean et constata que son entrain avait franchement diminué.
     « J’espère que nous pourrons reprendre là où nous avons interrompu notre « conversation », ailleurs que dans un canot de sauvetage. »

space3  Elle regarda l’ombre de Jean et décida qu’il n’était, décidément, pas du tout son type d’homme.

    « Mais qu’est ce qui me prend ? Il n’y a que Roy qui m’a jamais fait cet effet… est ce que les rêves libèrent nos fantasmes ? »  
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Eva Nescence
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Dim 14 Juil - 17:56



Eva prit la main d’Arthur et le tira à l’écart. Elle lui murmura les propos échangés entre les « policemen ». Elle indiqua à son compagnon qu’elle connaissait un peu les lieux et pourrait l’aider à s’orienter dans ce labyrinthe de galeries. Elle l'espérait tout du moins.

Elle expliqua son idée à Arthur : les policiers seront sûrement balourds et bruyants, ils feront parfaitement diversion pendant qu’ils pourraient entrer discrètement et se faufiler afin de découvrir ce que les malfrats étaient venus chercher dans ce lieu d’histoires. Toute la question était, par quel étage commencer leurs investigations ? Le plus logique aurait été de commencer par le rez-de-chaussée…. Mais le bâtiment était si vaste. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Non, il fallait réfléchir ! Il y avait forcément un indice qui lui avait échappé. Après tout ce rêve était une sorte de jeu, avec des énigmes à résoudre.

Eva suggéra à Arthur de commencer par explorer la partie ouest du rez-de-chaussée. Dans ses souvenirs, là se trouvaient de nombreuses galeries sur les civilisations anciennes : égyptiennes, grecques, romaines et aussi une sorte de mausolée. Que venaient chercher ces visiteurs nocturnes : des couronnes anciennes serties de gemmes, des vases antiques, des ouvrages poussiéreux, des reliques d’hypothétiques Saints ? Allez savoir !



En tout cas, la présence d’Arthur la rassurait. Eva s’éclipsa discrètement et se dirigea prestement vers l’entrée du musée. Le brouillard Londonien et le manque de lumière jouèrent en sa faveur. Silencieuse comme une ombre, elle pénétra dans l’immense hall, longeant les murs et s’abritant derrière chaque colonnade, Eva se déplaçait, à l’affut, épiant chaque bruit qui auraient pu lui indiquer où se trouvaient ses adversaires. Elle trouva une bonne position dans un recoin à l'abri des regards, près de plusieurs "sorties de secours" menant vers d'autres couloirs. En cas de besoin, il est toujours utile d'avoir un repli rapide à portée de main ; puis elle attendit l'entrée de "la cavalerie" britannique...
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Arthur Powell
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Mer 17 Juil - 18:05

Arthur lâcha un soupir de soulagement après que le chien se soit éloigné d’eux. Il avait posé la main sur son arme par réflexe mais il était bien content de ne pas avoir eu à s’en servir maintenant. Stapleton semblait bien diriger les opérations et avait ordonné une certaine répartition. C’était lui qu’il fallait surveiller de près mais l’affaire semblait des plus compliquées. Le britannique se rappelait bien de la salle de lecture du musée, une immense pièce circulaire où il n’y avait pas vraiment moyen de se cacher… Le bon côté des choses était que les multiples accès du lieu leur permettraient de fuir plus facilement si ça tournait mal. D’un autre côté la réciproque valait pour leurs adversaires.

Stapleton semblait diriger les opérations en dépit des autres personnes qui se détachaient du lot. Identifier ce qu’ils cherchaient était à la fois très simple et très compliqué. Que pouvaient-ils chercher d’autre que des livres dans une bibliothèque ? Par contre identifier quel genre de livres ils voulaient voler ça… Peut-être pourraient-ils en savoir plus en examinant rapidement ceux qu’ils avaient déjà collecté si jamais les sacs n’étaient pas trop surveillés. Après tout ils ne s’attendaient pas spécialement à de la visite pour le moment. En dernier recours ils pourraient essayer de capturer et d’interroger un des sous-fifres qui participaient aux recherches mais ils n’étaient pas très nombreux et agissaient en groupe.

Dans la confusion de l’intervention policière ils auraient peut-être une occasion d’obtenir des informations voir même de pouvoir capturer Stapleton et/ou la mystérieuse russe. Arthur se voulait prudent toutefois. Les renforts étaient loin de constituer une élite et la dernière arrivante n’avait fait qu’une bouchée des petites frappes de l’entrée. A elle seule, elle constituait une grande menace pour les forces de l’ordre et si on y ajoutait une dizaine d’hommes en armes, un assassin pyromane et une meurtrière bien équipée… Ils n’interviendraient que si le combat semblait pouvoir être jouable. Tout ne pouvait pas être perdu à cause de la stupidité d’agents de police fonçant dans le tas.

Eva avait l’air de connaître un peu les lieux ce qui n’était pas négligeable dans leur cas. Les lieux avaient un peu changé depuis sa dernière visite mais il s’y retrouverait à peu près. Le British Muséum n’était pas son endroit favori de Londres mais il n’était pas le plus prompt à s’y perdre non plus. L’endroit était grand mais organisé avec logique après tout. Le rez-de-chaussée n’avait pas spécialement d’intérêt pour lui tant qu’ils n’avaient pas obtenu d’élément prouvant le contraire. Toutefois ils pourraient prendre un chemin détourné pour rejoindre le premier étage plutôt que de suivre bêtement Stapleton. Arthur craignait que son chien ne les repère cette fois alors il préférait prendre les devants si possible.

Ils n’avaient pas vraiment d’arme pour éloigner le molosse et ça lui posait un problème fatal pour une filature reposée. Si seulement il avait pris une poivrière avec lui… Du coup il fallait trouver un autre chemin et Eva s’était déjà mise en marche ! Il prit juste le temps de la prévenir qu’il ne fallait pas qu’elle prenne à la légère le recul du fusil qu’elle avait emprunté sinon elle pourrait le payer cher. Une jeune femme assez frêle avec un calibre puissant était un spectacle qui risquait de déménager mais aussi de lui faire mal.

Résumé:
 
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Sam 20 Juil - 17:08


La gifle que reçu Jean le sorti brusquement de son état. Un regard tout autre se portait sur Rachelle qui enlevait le pied de biche qu'elle avait utilisée pour coincer leurs adversaires dans la pièce. Il s'adossait à la parois de bois et reprenait son souffle, puis ramena machinalement vers l’arrière la mèche de cheveux qui s'était collée sur son front. Elle lui parlait désormais, mais c'était pour lui inintelligible, comme si mademoiselle Vincent était une étrangère. Elle s'approcha puis posa sa main à un endroit qui lui déplaisait, il la repoussait alors machinalement en ouvrant enfin la bouche. "Je...je crois qu'on risque des problèmes avec la loi". Aussitôt qu'il eu prononcé ces mots il se disait que si les autorités avaient su le protéger il ne serait certainement pas un fugitif voguant vers Rio poursuivi par des assassins.

Le "Bougainville" se dirigeait encore paisiblement vers les Amériques, précédé par le son des machines à vapeur qui obscurcissaient cette Lune brillant si intensément cette nuit là. Le long de la coque était parsemé de petits hublots situés juste au dessus de la ligne de flottaison, et de l'un d'eux émanait un bruit sourd. Plusieurs coups de feu étouffés brisèrent la vitre, laissant entrer de l'air dans la pièces rougeoyante, mais en ressorti un gant de cuir brun s’accrochant fermement pour hisser quelqu'un à l'extérieur.

Les premiers membres de l'équipage arrivaient avec des seaux d'eau, pendant que d'autres matelots demandaient aux habitants des cabines du pont de bien vouloir quitter leurs chambres et gagner l'extérieur tandis qu'ils combattraient l' incendie qui était né pour une raison mystérieuse. On demanda alors à Rachelle et Jean de passer au pont supérieur  pour leur sécurité. L'odeur de brulé commençant à se faire sentir, Destan demanda  à pouvoir passer rapidement par sa cabine, ce qu'on lui accorda en insistant bien sur le fait qu'il devait se presser. Il prit sa valise, ce passage rapide dans la chambre laisserait également le temps à Rachelle de se vêtir un peux plus.

Alors qu'ils arrivaient sur le pont où quelques passages des cabines comme eux  proches de l'incendie arrivaient, ils pouvaient retrouver un peux de fraicheur. Le silence qui soudainement s'imposait à leurs oreilles avait néanmoins des aspects inquiétants. Adossé à la balustrade surplombant les eaux Jean était soucieux, il n'en était pas encore complétement revenu de l’adrénaline qu'il eu subitement 'injecté dans le sang.  Loin du baisé fougueux et de la gifle bien sentie il se contentait de timidement poser sa main dans le dos de Rachelle quand des hommes de l'équipage arrivèrent soudainement par la porte de service, trainant l'un des leurs inanimés, un homme d'une cinquantaine d'années au visage noirci. Sans doute s'était il fait surprendre par la fumée en voulant éteindre le feu. Un homme de bonne stature les suivait de prêt dans l'escalier. " Alors comment il va?" disait il à un jeune mousse ressemblant presque à un ramoneur tant son visage était sali par la fumée" Il répond pas Capitaine".

Émile Lucas  n'était pas homme à paniquer, la moindre des chose pour un capitaine à qui l'on confie sa vie. Le Cherbourgeois  avait assisté au spectacle de l'USS Kearsarge  coulant le CSS Alabama alors qu'il naviguait à peine à deux mille marin, ce n'était pas un incendie qui l'ébranlerait. En revanche, que l'un de ses marins meure alors qu'il est le maître à bord était intolérable à ses yeux Il regarda les passagers , et les interpela sans le ménagement qu'on devait à des "clients". Une vie était en jeu, on verrait pour le cérémoniel plus tard. " Un médecin! Il y a à un médecin parmi vous?!!"

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Comme Stapleton avait emprunté les " South stairs" Arthur avait pu trouver en les "East stairs" un moyen adéquat de gagner le même étage sans le croiser. Il déboucha sur la galerie dédiée au Moyen Orient adjacente à celle dédiée à l'Europe Médiévale. Celle ci intéressait particulièrement Jack qui la faisait fouiller par ses hommes. Après tout les histoires de sorcelleries c'est moyenâgeux non? Pensait il.

Et là dessus le fait qu'il soit Britannique et qu'il ai déjà visité plusieurs fois ce musée permettait à Stapleton de se rendre utile , car le Nécronomicon était bien à cet étage. Plus particulièrement dans l'une des salles qu'Arthur parcourait dédiée au Moyen Orient, derrière une baie vitrée  d'apparence assez solide avec cet intitulé: Kitab al Azif ( Livre du musicien)  également appelé Nécronomicon en occident. Auteur: Poète Abdul al-Hazred dit l'Arabe fou.






Le Nécronomicon
L'entendant arriver Arthur put se cacher derrière l'une des nombreuses étagères emplie d'objets et de pièces anciennes provenant de Damas et Babylone. S'il regardait  sa montre Arthur remarquerait que l'offensive de la police devait avoir commencée à l'étage en dessous. Accompagné de deux hommes pendant que les autres fouillaient  le médiéval Européen Jack tomba nez à nez avec le livre alors qu'il passait en revue ceux en exposition." Approchez! Venez éclairer ici!" Les deux hommes de Moore  vinrent de chaque coté de lui , brandissant leurs lanternes pour contempler l'ouvrage tant recherché. L'assassin érudit était tout sourire. " Haha! Voilà qui plaira au fantôme de voir qu'a peine je me suis joint à lui je participe à la mort de Holmes avec une bombe ultramoderne et lui apporte l'ouvrage qu'il convoite sur un plateau. Brisez la vitre!"

Arthur n'avait pas lâché une miette de ce qu'il avait entendu, à peine à 10 mètres il allait pouvoir tenter quelques choses quand un aboiement ne raisonna, suivi d'un grognement impitoyable. Au bout de l’étagère de un mètre cinquante de haut derrière laquelle il s'abritait les yeux rouges du chien le fixait. " Qui-est-ce?!!" s'écriait Stapleton relevant la tête en quittant son sourire pour un air de gros dur qu'il n'était pas. Les deux hommes de Moore qui venaient de briser la vitre sortaient leurs revolvers pour trouver une œuvre antique de pierre où s'abriter pour faire feu sur le gêneur tandis que Jack s'emparait du manuscrit.

_____________________________________________________________________


Deux hommes  affectés au rez de chaussée étaient restés à garder les sacs dans l'entrée, approcher sans se faire repérer et donner l’alerte n'aurait pas été possible étant donné leur placement. Eva Et arthur s'étaient séparés afin d'augmenter leurs chances de trouver ce que recherchaient les voleurs, et la jeune femme  était arrivée dans la partie Ouest du rez de chaussée du musée. Sa mémoire ne lui avait pas faite défaut, car il s'agissait bien du secteur consacré à l'antiquité. Les lueurs des lanternes des hommes du Cutty Sark trahissaient leurs déplacements qui ne se faisaient pas discrètement . Leur propre bruit leur masquait le pas d'Eva qui était bien lourdement armée avec un fusil de chasse calibre 10 dans les mains. A vrai dire à cette époque à courte portée, il n'existait peut être pas d'arme  à feu plus puissance. Deux cartouches dévastatrices mais cela serait il suffisant  si elle venait à rencontrer la créature marchant dans les environs?

Avançant cachée entre  les statues grecques et les étagères d'objets exposés, elle pouvait entendre s'éloigner un peux plus les hommes toujours bredouille. L'obscurité semblait se faire plus intense, plus oppressante. La mince lueur des lanternes ne se reflétait plus sur les murs du fond de la pièce, ne fournissant plus à la violoniste de moyen de repérage.

Le noir autour d'elle semblait comme s'accentuer,  plus dense,  profond comme le néant. Il y avait quelques choses là dedans des premières peurs de l'enfance, où seul avec soit même il fallait affronter les démons de la nuit, séparés de cette mère qui nous avait toujours accompagnée jusque là. Eva était bien seule, incapable d'avancer désormais sans heurter de pierres et de marbres antiques.

La lumière de la lune qui était pourtant si fidèle à nos rêveurs ce soir là semblait l'avoir laissée tomber et ne plus vouloir percer à travers les vitres.Un nuage noir qui justement passait devant elle? Était-ce ce une brume noire et surnaturelle qui enveloppait le corps fragile de la jeune femme aux cheveux longs?

Un silence total régnait, comme si elle était redevenue de nouveau malentendante. La pièce à l'extrême ouest était la plus éloignée de l'entrée, d'ici on ne percevrait  rien de l'arrivée de la police qui devait  se produire  en ce moment même. Une voix de femme brisa le silence, à seulement deux mètres d'Eva. En face ou derrière elle? A gauche ou à droite? Impossible de le dire, les pistes étaient comme brouillées. Le sens nouvellement acquis grâce au rêve était victime d'une force invisible qui se jouait d'elle car elle était à vrai dire, tout à fait son type de victime... "Tu t'es perdue ma belle?"




dé 5 +D10 = 15 vs 18= dé 4 +I14 Eva repérée par Carmilla
dé 5+12I=17 vs 27 = dé 6+ D17 + 4 (Discrétion) Eva ne repère pas Carmilla
dé 3+D12=15 vs 21= dé 3+I14 + 4 (Dressage) Cerbére repère Arthur
Arthur tu peux décrire ton combat avec les deux hommes et le chien
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Rachelle Vincent
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Dim 21 Juil - 17:00


    « Il y a un médecin parmi vous ? »

space3 Rachelle aurait bien été tentée de ne pas bouger, ce n’était pas l’heure de se faire remarquer avec des tueurs aux trousses. Mais Jean, ce grand idéaliste naïf, risquait bien de ne pas comprendre, voire de la désigner. Elle soupira et s’avança.
Non seulement elle n’avait jamais exercé comme médecin auprès de malades, s’étant orientée dès son internat vers la biologie, mais encore elle ne voyait pas trop ce qu’elle pouvait faire avec les moyens plus que limités dont elle pouvait disposer à cette époque, et plus encore, coincée sur un bateau.
    « Poussez vous, laissez le respirer ».


space3 Elle s’agenouilla près de l’homme. Heureusement elle avait pris le temps d’enfiler une tenue plus correcte… enfin la seule tenue qu’elle possédait à bord. Elle tata le cou à la recherche du pouls carotidien.
    « Si il ne bat plus, je pourrais toujours lui faire un massage cardiaque et la respiration artificielle mais pour le reste, l’intoxication au gaz carbonique, les brûlures des alvéoles pulmonaires, si il y en a, que faire ? Je vais réclamer une bonbonne d’oxygène, tiens ! Sur un paquebot inutile d’imaginer qu’il puisse y avoir une pompe de plongeur et en plus la pression ne pourrait être assez précise pour éviter une surpression alvéolaire qui aurait des effets plus catastrophiques que de ne rien faire du tout. Un caisson hyperbare, voilà ce qu’il faudrait… Et encore je ne parle pas des brûlures éventuelles qui ne sont pas l’urgence majeure… je verrais ça ensuite... si il s’en sort.»

Rachelle se sentait démunie sans toute la technologie à laquelle elle était accoutumée.
    « Allez me chercher la trousse d’urgence »


space3 Elle se disait qu’elle verrait bien ce qui pourrait servir mais elle doutait qu’il y ait grand-chose.
space3 Elle entreprit les soins les plus urgents.

Spoiler:
 
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Eva Nescence
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Lun 22 Juil - 19:23

Eva sursauta en entendant la voix féminine et moqueuse. Un flot d'adrénaline la parcourut. Elle comprit aussitôt, à son intonation, que l’ombre qui s’adressait à elle s’amusait de la situation. La créature semblait n’être nulle part et partout à la fois. Ses sens paraissaient lui avoir été dérobés. Il y avait quelque chose de surnaturel dans l’air. Eva eu le sentiment que la fuite n’était pas la solution. Bien qu’étant rapide, Eva était persuadée qu’elle ne gagnerait pas à ce jeu-là. Elle frissonna et ses doigts se resserrèrent sur le fusil caché sous la cape d’Arthur. Elle recula doucement, sur la pointe des pieds, jetant son regard autour d’elle afin d’entrevoir l’être invisible, pour finalement se retrouver le dos au mur.

La jeune femme espérait que son ennemie s’approcherait d’elle suffisamment près pour qu’elle puisse tirer un coup de fusil à bout portant. Eva n’ayant aucune compétence en tir, il fallait mettre le maximum de chance de son côté en approchant de sa cible au plus près. Les statues et les étagères d’exposition devraient l’obliger à passer par le même chemin qu’Eva. Le dos au mur, elle cala la crosse du fusil contre celui-ci et serra le fusil, toujours dissimulé sous sa cape, sous son bras. Elle n’avait aucune envie de se retrouver propulsée avec des côtés fêlées. Le doigt sur la détente, elle ferma les yeux et se concentra sur les sons qui l’entouraient. Elle savait qu’elle n’aurait droit qu’à un tir. Elle espérait que cela suffirait à la tuer, néanmoins Eva avait repéré une lance grecque exposée un peu plus loin. La hampe en bois n’était sûrement pas d’origine (heureusement d’ailleurs), mais uniquement là pour mieux illustrer la scène avec la statue grec à ses côtés. Eva était prête à tirer, lâcher le fusil, puis bondir rapidement pour s’en saisir en seconde arme si le tir d’arme à feu ne suffisait pas. Elle ouvrit les yeux, respira un grand coup pour se donner du courage, redressa la tête fièrement, rejetant sa longue chevelure noire en arrière, et afficha un sourire de défi. Après tout, c’était un jeu !
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Arthur Powell
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Mar 23 Juil - 15:55

Il avait été repéré ce qui était une quasi évidence puisqu’il n’avait pas trouvé de solution idéale. Il avait bien pensé que son urine pourrait dégager assez d’ammoniaque pour tenir le chien à l’écart mais l’idée lui avait rapidement apparue comme aussi hasardeuse que dégoûtante. Depuis le début de cette affaire il avait fait jouer ses aptitudes d’orateur plutôt que son habileté au tir, pourquoi changerait-il une méthode qui marchait jusqu’à présent ? Il fallait calmer ce petit comité en tout cas.

- Tenez-vous tranquille Stapleton, ce n’est que Jones… du moins pour le moment. Une furie en blanc a mis en déroute la bande de pouilleux que vous m’aviez attribué pendant que j’étais occupé à éloigner d’autres curieux. Ça a pu contribuer à rameuter toute une bande de bobbies qui viennent très probablement d’investir le rez-de-chaussée à la minute où je vous parle. Crier et tirer inconsidérément les fera venir ici bien plus vite. Parlons peu mais parlons bien.

Pas totalement inconscient au point de se mettre à découvert, il attendit une poignée de secondes avant de reprendre. Il fallait du temps aux esprits simples pour assimiler les choses et prendre conscience du péril qui les guettait.

- J’aurais pu vous abandonner mais je n’aurais jamais vu la couleur de l’or que vous m’avez promis. Il n’y a qu’une chose qui me soit plus irritante que de travailler à l’œil et de perdre de l’argent dûment gagné, c’est d’être menacé inutilement. Les flingues pointés dans ma direction et les chiens menaçant ça me rend très méchant et aucun d’entre vous ne veut mourir ce soir n’est-ce pas ? Surtout que vous avez trouvé ce que vous cherchiez non ?

Au cas où la situation déraperait, Arthur se préparait à riposter à une éventuelle attaque. Le chien était sans doute le plus menaçant et il se demandait quelle était la meilleure option dans son cas. User des munitions n’était pas une solution intéressante car il mettrait un certain temps pour mourir à bout de sang, ce qui ne l’empêcherait pas d’attaquer en attendant. Vider plusieurs munitions dans son crâne de près l’arrêterait sans doute plus certainement. Il continua son discours, l’arme au poing.

- Peut-être que je devrais disparaître tout seul et vous laisser vous faire prendre ici. Votre patron sera réellement furieux d’avoir vu une occasion unique de posséder ce livre lui filer entre les doigts. Je me demande à combien il estimerait votre vie, les informations que vous détenez et l’occasion de faire un exemple… sans doute plus que ce que vous me payez actuellement… Je ne suis qu’un modeste exécutant mais si vous me laissez tant de temps pour réfléchir à des logiques comptables mmmmh…

Arthur sortit sa montre à gousset pour vérifier l’heure. Stapleton était une chose mais il fallait qu’il mette la main sur la Russe aussi. Il le devait à Holmes et Watson pour qu’ils obtiennent justice. Il y avait toujours aussi la forte probabilité que cet assaut policier soit un véritable échec et que leurs renforts n’arrivent pas à temps. Il ne devait pas laisser passer cette occasion d’isoler ses cibles.

- Je vous laisse deux minutes pour vous décider si on conclut notre accord ou si la prochaine fois que je vous revois c’est pour vous mettre une balle entre les deux yeux de la part de votre patron. Deux minutes c’est la limite de ma patience et de la validité de ma porte de sortie pour vous… Elle s’applique à votre amie si elle le souhaite, tant qu’elle n’est pas déjà aux mains des policiers bien sûr… L’heure tourne à ma montre, décidez-vous, je tiens à sortir libre et récompensé pour mon travail moi…

Il essayait de visualiser la position de ses adversaires pour réagir au mieux à leur possible attaque si jamais Stapleton décidait de se débarrasser de lui. L’assassin s’échapperait sans doute pendant la fusillade alors il ne pouvait pas de se permettre de le laisser filer aussi près de son arrestation. Au premier coup de feu tiré, la réplique serait d’abord pour le chien. Ensuite il verrait le niveau de courage des marins restants s’ils demandaient leur reste.
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Jeu 1 Aoû - 22:02

Sans que les choses ne se compliquent d'avantage Rachelle était parvenue à sauver l'homme en danger de mort (1) . Il reprenait ses esprits  sur le pont en toussant bruyamment, passé à deux doigts du néant. Ses amis débordaient de joie, quelle chance d'avoir trouvé cette none tombée du ciel pour le sauver. Car il faut dire qu'a l'époque mis à part les religieuses peu de femmes connaissaient de telles techniques de soin. La pauvre n'avait même pas eu le temps de vêtir sa robe de bonne sœur avec cet incendie, elle devait être mal à l'aise ses cheveux découverts et une telle tenue sur elle.

"Merci ma sœur" lança le capitaine Lucas en enlevant sa casquette " Nous vous sommes éternellement  reconnaissants" Puis il la remis aussitôt de travers sur son crâne dégarni : " Priez pour que nous parvenions à maitriser cet incendie, çà va être raide compliqué."





Pendant ce temps, à l’arrière du navire l'homme qui avait réchappé de justesse à l'incendie entrait dans une cabine spacieuse du pont supérieur réservé à la classe aisée. Dedans trois hommes en costume  avec un holster et un pistolet dépassant de leurs gilets  l'attendaient.  Alors qu'ils cherchaient à lui demander s'il allait bien, il se contenta de faire signe de la main qu'ils devraient attendre pour avoir des réponses à leurs questions et parti laver son visage noirci au lavabo. Il posa sa main rapidement entre ses jambes pour voir si la douleur passerait. " La sale..." puis il se retint d'aller plus loin, après tout il s'était bien fait avoir il ne pouvait s'en prendre qu'a lui même. Il s'essuya le visage et entra dans la pièce où les trois costauds attendaient, le regard grave.

" Bien messieurs je vais résumer la situation. Il est à bord et nous avons échoués à le tuer. Il à pour le protéger une garde du corps particulièrement coriace et vicieuse et il à tout fait pour que le petit incendie minable qui à démarré dans la réserve devienne un véritable brasier qui se propagera à tout le navire et finira par tous nous tuer où prendre un canot de sauvetage." Aucun ne trouvait quelques choses à rajouter. "Qui d'autre va nous rejoindre pour les supprimer?"  Ajoutait le chef. "Bradley,  Casillas et Komura devraient arriver dans la cale de proue."

-  Ils sont suffisamment armés?
- Alice à dis qu'ils auront des fusils de chasse sciés, aucune porte de cabine ne leur résisteront.
-Je vais à leur rencontre, vous trois allez à la passerelle et trouvez un moyen de prendre le contrôle du navire pour qu'il se rende à Plymouth, étant donné l'heure qu'il est nous n'avons pas encore quittés la Manche.  
-On tue ceux qui s'opposent?
-Usez de tous les moyens nécessaire, que personne ne vous barre la route.


Sur  le pont où se trouvaient encore Rachelle et Jean le Capitaine attendait avec un peu d'inquiétude l'information d'un de ses moussaillons. Celui ci remontait  tout aussi transpirant que les passagers qui étaient de plus en plus nombreux à quitter leur chambre. "Capitaine, l'incendie à pris trop d'ampleur, il faudrait sans doute quitter le navire!"

-Allez lancer des signaux lumineux à l'attention des côtes bretonnes.
Puis il allait voir son second:
-Faites descendre les canots dans le calme Bertrand.
Jean s'approchait du capitaine, pensant qu'il pourrait peut être aider à quelques choses. "Je suis disponible capitaine."
-Merci mon gars, mon équipage éteins l'incendie, tu peux aller prévenir les gars de la salle des machines de remonter avant qu'il se fassent piéger par l'incendie ou m'aider à la passerelle je vais être seul à la barre."
L'écrivain se tourna vers Rachelle.
-"Qu'en dites vous mademoiselle Vincent, nous allons à la passerelle ou à la salle des machines?"

____________________________________________________

Eva était dos au mur, l'audition en alerte et le fusil de chasse prêt à faire feu.  Elle ne voyait ni n’entendait rien, et ce fut le sens du toucher qui finalement lui sauva la mise. Car  la sinistre vampire avait prise une forme monstrueuse et tendait ses dents semblables à deux longues aiguilles vers la gorge chaude de la jeune musicienne,  et c'est le souffle léger et presque imperceptible de Carmilla qui fut perçu au dernier moment. Elle appuya sur la gâchette  du fusil et une  grande détonation raisonna à travers la salle, ainsi qu'un inhumain cris de surprise de la la créature qui fut illuminée durant le court instant où les flammes du  canon dévoilèrent une forme noire et féline.

Aussitôt libéré de la maléfique présence la lueur lunaire redessina autour d'Eva les formes des sculptures et structures qui parsemaient la salle. Le son de l'intervention policière jusque là étouffé se fit entendre. Eva pu traverser la pièce pour arriver dans un couloir, où abritée par des étagères  elle prenait à revers les voleurs du rez de chaussée qui tiraient sur les policiers. L'un d'eux gisait sur le sol inanimé, dissuadant les autres d'aller plus loin. L'un d'eux avait bien tenté d'aller lui porter secours mais il avait pris une balle dans la jambe et était revenu illico auprès des autres. L'accès était réduit, et un nombre limité de bandits suffisait à retenir  vingt policiers.

D'un coté les bobbies  s'abritaient derrière les coin de mur  pour parvenir à aller plus loin que l'entrée principale, de l'autre quatre marins tiraient au pistolet en s'abritant. Eva derrière eux était en mesure de faire basculer la situation car ils ne se doutaient pas du tout que quelqu'un pouvait être passé derrière eux. Ce petit bout de femme  allait elle rendre ce grand service à Scotland Yard?

___________________________________________________________________

Stapleton avait beau être intelligent il faisait fréquemment des erreurs de jugement. Il était complétement éberlué par le culot et la suffisance d'un homme à ce point en danger, tant et si bien qu'alors que son premier réflexe fut de penser que Jones était un infiltré de la police, il se mite à penser que l'indésirable était finalement un criminel d'envergure bien que celle ci fut bien inférieure à des personnes comme Popova ou Moore par exemple.

Il venait discrètement comme un espion, réclamait son dût alors que de son aveu il avait failli à empêcher quelqu'un d'entrer, enfreignait les ordres en entrant dans le musée et les menaçait.
Jack pensa qu'il avait affaire à un homme qui ne devait pas être habitué à l'échec. Il eu même un instant un complexe, lui l'intellectuel criminel occasionnel face à celui ci qui avait une assurance qu'il n'aurait sans doute jamais, sans doute gagné suite à de nombreux coups réussis.

" Jones hein? Je pense que vous jouez les imbéciles et que votre grande assurance vous à faite penser que vous pourriez nous doubler sur une affaire dont vous ignorez tout. Vous êtes peut être un gros poisson dans le petit aquarium Londonien mais vous venez d'entrer dans l'océan brusquement et le Léviathan vous balayera comme du krill."

Comme l'avait assez bien anticipé Arthur,  Stapleton se voyait plus comme un cerveau que comme un exécutant. Il quittait donc la pièce prestement le livre sous le bras  en commandant aux hommes et à son chien de tuer l’intrus. Il ne ressentait aucun déshonneur à agir de la sorte, l'intelligence n'était elle pas d'agir de la manière la plus efficace possible? Son  cerveau était supérieur mais pas ses muscles, autant qu'il le déplace vers le rez de chaussée pendant que Cerbère égorgerait cet ambitieux.

Le chien à l'allure effrayante bondissait en direction du Gallois quand celui -ci tira jusqu’à trois balles sur l'animal, toutes atteignirent leur but et furent indispensable à calmer définitivement l'animal qui sembla encaisser la première sans broncher. Ensuite tout se passa très vite. Les deux hommes visèrent Arthur qui les battait de vitesse comme de précision. Aucun n’eut le temps de tirer un coup de feu que le premier avait pris une balle dans la tête et l'autre en pleine poitrine. Ils n'avaient certainement pas reçus le même entrainement au tir que le policier qui avait géré le règlement de compte avec maestria. Le calibre étant petit, il avait du tirer trois balles sur le chien, il n'avait donc désormais plus qu’une dans le barillet de son Enfield (2).

Stapleton gagnerait sans doutes le rez de chaussé, Arthur aurait donc le choix entre emprunter l'escalier par lequel il était venu, la méthode la plus sécurisée pour redescendre mais aussi celle où il aurait moins de chance de tomber sur Stapleton. Ou il empruntait l'escalier principal et pouvait tomber sur la Russe ou il jouait la sécurité.


(1) dé 8+I11 +4 ( médecine) = 23 vs 20=Difficultée pour sauver le marin (+20 xp pour Rachelle Vincent)
(2)dé 6+D12+4 ( arme de poing) =22 vs 20 = dé 4 + D16  ( Mort de cerbére, +30 xp)
dé 5+12+4  ( arme de poing)- 1 recul =20 vs 19= dé 7 +D12 ( marin 1) (mort du marin  +10xp)
dé 3+12+4 ( arme de poing)-2 recul =17 vs 14= dé 2 +D12 ( marin 2) (mort du marin  +10 xp)
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Rachelle Vincent
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Dim 4 Aoû - 10:39

space3 Voilà que le capitaine la prenait pour une bonne sœur ! Rachelle se souvenait que dans les siècles passés, la plupart de ces illuminées portaient des tenues particulières, les dissimulant aux regards lubriques de la gente masculine, histoire de bien montrer que les hommes devaient passer leur chemin. Malgré la situation, elle sourit à l’idée des tenues ambiguës qui illustraient les livres d’histoire : quoi de plus provocant que de tenir caché ce qu’on pouvait alors supposer merveilleux ? Rachelle revint à des préoccupations plus urgentes.
    « Qu'en dites vous mademoiselle Vincent, nous allons à la passerelle ou à la salle des machines? »
    « Mon cher Jean je pense qu’il serait urgent de vous fondre dans la masse car nous ignorons si nos agresseurs ont tous péri dans l’incendie. Jouons la prudence. »
S’adressant au capitaine :
    « Pourriez vous demander à un de vos hommes de donner un costume de marin à mon ami et de me trouver une tenue sombre… une robe de personnel de cabine ferait parfaitement l’affaire. Je sais que le moment peut sembler mal choisi, mais c’est une question de vie ou de mort… je vous expliquerais plus tard, nous n’avons pas le temps maintenant.»
Rachelle pensait que les longues robes noires des femmes de service, les cheveux enveloppés d’un chiffon blanc noué à la mode des infirmières de l’époque, lui permettrait de faire illusion… de pas trop près.
    «Jean prenez deux minutes pour faire disparaître votre moustache... inutile de fignoler, quelques coups de ciseaux feront le travail. Dépêchez vous. Il s’agit simplement de ne pas attirer l’attention sur nous, je sais très bien que ce petit subterfuge n’abusera personne de près, mais de loin ou dans l’ombre, ça peut nous sauver.»
… et précisément l’ombre allait tomber sur le navire dans peu de temps, et seules les faibles lueurs des lanternes marines allaient éclairer l’évacuation du bateau. Rachelle aurait préféré rester sur le pont pour monter dans une chaloupe dès que possible mais Jean semblait avoir une autre idée derrière la tête.
    « Je ne vois pas ce qu’on ferait dans la salle des machines qui deviendra un piège mortel dès que les premières cloisons étanches sauteront. Je préfère que nous rejoignions le capitaine sur la passerelle. »

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Eva Nescence
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Dim 4 Aoû - 12:09

Cachée derrière une étagère d’exposition, Eva observa la scène d’échange de tirs entre les policiers et les voleurs. Elle leva les yeux cherchant un moyen de faire basculer la situation en faveur de Scotland Yard. Après tout, ils étaient son seul espoir de s’en sortir vivante.

Elle en voulait à cet Arthur de l’avoir abandonnée pour explorer les étages. Ha les hommes, on ne pouvait vraiment pas compter sur eux ! Heureusement qu’elle avait eu le fusil pour se défendre contre l’abominable créature. D’ailleurs, Eva n’était pas vraiment sûre de l’avoir mise définitivement hors d’état de nuire, car si ce rêve se basait sur les légendes, la bête ne tarderait pas à s'en remettre. Il fallait donc agir vite. Eva fouilla du regard les environs et trouva un vieux glaive grec élimé, guère plus long qu’un couteau de chasse. A défaut de mieux cela ferait l’affaire et ce sera toujours moins encombrant qu'une lance, se dit Eva. Elle glissa la lame dans sa ceinture et posa le fusil sans munition devenu inutile. Elle ne tenait pas à se retrouver sans arme contre "l’Ombre" si elle revenait.

Entre temps, Eva avait analysé la situation et la chute d’une lourde vitrine du musée sur les 4 marins semblait être la meilleure option. Eva grommela en son for intérieur et maudit encore l’absence de son «co-équipier» qui, sûrement plus musclé qu’elle, n’aurait eu aucun mal à faire basculer l’imposant meuble en bois massif sur les tireurs à la gâchette facile !  «Bon
», se dit Eva, «il faut vraiment tout faire soit même dans cette histoire !». Eva recula un peu, puis s’élança les deux mains en avant pour pousser de toutes ses forces la lourde étagère.
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Arthur Powell
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Lun 5 Aoû - 18:43

Avec trois balles dans le crâne, le molosse n’aurait plus jamais l’idée de s’en prendre à lui. Les deux marins avaient été moins coriaces et une balle bien placée avait eu raison de chacun. Il n’y avait pas de temps à perdre dans cette pièce pour pouvoir rattraper le plus vite possible sa proie. Il ouvrit son revolver et actionna la tige pour éjecter les douilles vides, puis replaça des munitions chargées dans le barillet. Après une fouille sommaire des marins qu’il venait de tuer, il s’élança à la poursuite de Stapleton. Pour plus de sécurité, il avait pris un objet plat et le plus léger possible en acier de Damas sur les étagères puisque la salle y était dédiée.

Ainsi, il pouvait progresser assez rapidement en s’assurant les angles morts à chaque pas de porte grâce au reflet sur la surface plane et brillante du métal. A défaut de petit miroir pour le moment, il faisait avec les moyens du bord et il aurait toujours l’occasion de changer à la première occasion. Il avait choisi ce compromis pour suivre le même chemin que l’assassin avait du emprunter. C’était beaucoup plus risqué pour lui mais en même temps s’il passait par un autre chemin, il aurait plus de chances de le rater. Le rez-de-chaussée devait encore être une belle pagaille, ça le ralentirait avec un peu de chances.

Il eut une pensée pour la jeune femme qui l’avait accompagné à l’intérieur du musée. Elle avait décidé de rester en bas pour fouiller à sa convenance pendant que lui avait foncé directement pour chasser les assassins. Sur le coup il ne s’en était pas trop inquiété vu qu’elle serait sûrement plus en danger et il aurait été moins libre en devant penser à la protéger à chaque instant. Maintenant elle devait se retrouver seule au milieu d’un vrai champ de bataille et Stapleton venait de s’y inviter… La violoniste semblait être une artiste de rue débrouillarde et elle saurait sûrement fuir devant le danger par instinct. Il se rassurait comme il pouvait mais il se sentait responsable et coupable de l’avoir abandonnée même si ça partait d’un bon sentiment imprévu.

Il avait encore de la réserve de munitions mais il devait penser qu’il fallait recharger beaucoup plus souvent avec un revolver. Stapleton et la Russe devaient être épargnés si possible mais il serait dur de les capturer vivants. Les fauves blessés ou au pied du mur étaient les pires même s’il réussissait à les acculer. Les consignes de l’école de police de ses jeunes années surgissaient de sa mémoire comme une réminiscence surprise. Tirer par salves de deux ou trois coups pour blesser, viser aux jambes ou aux bras pour blesser et neutraliser le suspect, il savait quoi faire. Il ne restait plus qu’à retrouver sa cible et à l’arrêter tout en surveillant ses arrières le plus possible… S’il ne lui laissait pas le temps de réfléchir à un plan, Stapleton n’était pas un danger énorme. La tueuse russe l’inquiétait plus vu l’équipement qu’elle avait…
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Sam 10 Aoû - 1:20

Jean acquiesça lorsque Rachelle lui indiqua qu'elle préférait se dissimuler de la présence de leurs ennemis plutôt que d’essayer d'aider les matelots de la salle des machines. Il fut au départ un peu surpris de ne devoir penser qu'a eux mais elle avait raison. Après tout s'ils n'étaient pas en danger de mort permanent la situation n'en serait pas là actuellement. Qu'ils se cachent de leurs ennemis et les problèmes seront bien moins nombreux à survenir, c'était dans l’intérêt de tout le monde.

Le capitaine Lucas accepta la requête de la sœur. Elle avait le droit de porter une tenue plus sobre et en accord avec son statut d'épouse de la foi. Que ce soit une question de vie ou de mort, cela lui paraissait un peux plus étrange. Porter des vêtements sombre ne les préservera pas de l'incendie à mois que le bon dieu ne s'en mêle allez savoir...

Ils passèrent se changer dans l'une des cabines de la passerelle et Jean rasa à contrecœur sa moustache qui était pourtant tellement à la mode. Ils traversèrent assez bien travestis  les coursives pour rendre visite au capitaine qui avait besoin d'aide prés de la barre. La grande cabine vitrée était très faiblement éclairée afin de limiter les reflets et d'améliorer l'acuité visuelle nocturne.

La barre fut confiée à Jean pour qu'il tienne le cap pendant que Lucas traçait son plan de navigation sur la carte éclairée par des bougies orientées par la scientifique suivant le travail du  capitaine. "Destination Brest" disait il à la fin de son tracé. Puis il reprenait fort à l'attention de Destan:

-Barre à bâbord Jean.

"Cessez tout de suite. Mettez la barre à tribord toute."

Trois hommes étaient entrés dans l'obscurité de la pièce, et l'un d'eux  avait intimé l'ordre à l'écrivain de changer de destination. Se capitaine  qui était juste à côté de Rachelle se dressa complétement hors de lui.

-Et de quel droit vous indiquez à mon timonier quel route il doit suivre nondidiou?
Comme s'il venait de se rappeler de quelques choses de très important il regarda Rachelle  Vincent en réajustant sa casquette " Oh pardon ma sœur..."

Tout cela ne faisait qu'éloigner des hommes en noir l'idée que cet homme et cette femme pouvaient être ceux qu'ils devaient tuer. Après tout aucun des trois ne les avait déjà rencontré et ils ne correspondaient pas vraiment au signalement.(1) L'un d'eux sortis son pistolet.

-De ce droit là, vous faites ce qu'on vous dis où vous crevez.

Le capitaine n'en croyait pas ses yeux, mais quelle sorte de bandits pouvait bien vouloir prendre le contrôle du "Bougainville"... Les attaques de train on connaissait en Amérique mais là on se serait cru revenu aux temps des pirates!

-On se croirait revenu au temps des pirates!" Il disait souvent ce qui lui passait par la tête comme çà.
-Ta gueule ou tu bouffera ta casquette, répliqua l’homme en noir avant d'ajouter à l'attention de Rachelle: "Toi t'as pas vu une femme genre castagneuse et un moustachu à l'air paniqué dans le coin?"


________________________________________________________________________

Un petit plateau de services à thé du moyen âge oriental ferait parfaitement l'affaire pour qu'Arthur progresse dans le musée en réduisant les risques d’embuscade. Il se dirigeait vers l'escalier principal, entendant les coups de feux raisonner en bas. Jack avait gagné l'escalier, le livre sous le bras.  Il fut interpellé d'un sifflement par Alexe qui de l'étage au dessus l'avait en joue de son fusil Winchester. Il leva la tête plein de surprise, encore heureux qu'il soit dans son camp se disait la tueuse car elle n'aurait faite qu'une bouchée d'un tocard comme celui là. Les quatre marins de l'équipe de Popova dévalaient les escaliers en courant pour aller aider leurs camarades du rez de chaussée pendant que Stapleton levait les yeux vers Alexe en réajustant son haut de forme.

" L'homme que Moore à recruté pour assurer la sécurité dehors nous à trahi! Lançait il d'un ton plaintif.
-Je m'en doute à entendre tous ces policemen en dessous.
-Quoi? La police? Mais... mais.... Çà ne devait certainement pas se passer comme çà!

La Russe levait les yeux au dessus d'elle vers le splendide lustre fixé au plafond sculpté de l'escalier central, soupirant de tout son saoul. Qu'il était bête mon dieu qu'il était bête. Elle allait le secouer un bon coup et il repartirait sur de bonnes bases.

-C'est le livre??? Demandait elle particulièrement sanguine en désignant ce qu'il portait.
-Oui!
-Alors file, force la barrage de police je vais descendre ton traître. Allez !"

Il descendait  en courant alors qu'elle calait bien le canon sur la rambarde de fer forgé, le corps presque entièrement dissimulé derrière une colonne de marbre. Elle soupirait et ralentissait sa respiration pour bouger le moins possible. Son corps se pétrifiait, ne faisait plus qu'un avec l'arme et le support de tir. Ses grands yeux noirs cillant à peine, son corps détendu caché derrière le marbre, sa joue pâle à peine rosée de fard  collée contre la froideur minérale de son abris.

Powell était arrivé au coin du couloir accédant à l'escalier principal, et il avait fait dépasser son petit plateau métallique  pour guetter une éventuelle embuscade dans l'escalier. Quand elle vit le dispositif ingénieux mis en place pour la repérer elle s'empressa de tirer dessus avant que le policier militaire n'aie le temps de tenter quelques choses ou de le ramener vers lui (2).  Le plateau endommagé virevolta et heurtait le sol avec fracas. Il eu cependant le temps de voir de quelque colonne le tir était parti et de distinguer celle qui en était l'auteur, il faudrait être très prudent car son adresse au tir était proprement stupéfiante.


Eva s’élançait et sautait sur le haut de l’étagère pour que tout son faible  poids  et surtout toute son inertie s'applique précisément là où l’étagère basculerait. La structure tomba bruyamment en plein sur la position des quatre tireurs bloquant la police en ne se doutant pas que la menace frapperait de derrière. Ils furent violemment assommés sous le poids de la lourde structure de chêne et des poteries qui l'ornaient. Il était probable qu'un long séjour à l’hôpital soit nécessaire après une attaque aussi sournoise. (3)

Les policiers entraient enfin. Huit bloquait le hall tandis que huit autre partaient fouiller le rez de chaussée. Le lieutenant  avait pour projet de garder la seule sortie du musée avec sept de ses hommes tandis que les huit autres monteraient les étages par les escaliers secondaires. Sans en avoir l'air Eva et Arthur avaient neutralisés la moitié des marins de Moore. Le lieutenant qui avait assisté à l'acte héroïque d'Eva débloquant la fusillade s'adressa à elle. " Moi et mes hommes vous devons beaucoup mademoiselle, vous  vous êtes introduite sans nous en aviser mais il semblerait que ce ne fut pas en vain."

Le calme revenait et le policemen s'approchait d'elle en souriant pour la rassurer.  Alors que la musicienne reprenait son souffle il venait poser ses mains sur ses frêles épaules et la conduire dehors.

C'est alors qu'un morceau de métal jailli de sa cage thoracique et éclaboussa de sang Eva. Un javelot romain avait sifflé à travers la pièce pour venir se figer dans son dos, le transperçant de part derrière. Le lieutenant ouvrait grand les yeux en fixant le pieux puis Eva intensément, tomba à genoux puis s'effondra sur le coté. Les agents furent tétanisés par cette vision, quand l'un tourna la tête il était trop tard, la pointe d'une lance de hoplite s’enfonçait sans son ventre et Carmilla repoussait d'un violent coup de pied le mourant  et ses tripes arrachées en arriérè pour libérer son arme, celle ci jaillissait à nouveau dans un corps. Elle se déplaça avec fluidité  en frappant de la longue tige de bois les policiers qui tentaient de la viser tandis qu'elle tournoyait en semant la mort.


Arrivé en bas de l'escalier Stapleton stoppa un moment, n'en croyant pas ses yeux. Il secoua la tête pour s'assurer qu'il ne rêvait pas puis reprenait ses esprits. La voie était libre! Il quittait le musée en courant le Nécronomicon sous le bras sans échapper à la vigilance d'Eva. Qu'allait elle faire. Aider Arthur? Poursuivre cet homme et son livre? La femme fantomatique ne ferait qu'une bouchée des policiers qui restaient.


(1) dé 6+C10+2 (obscurité) +2 ( propos du capitaine portant à confusion) = 20 vs 17 = dé 5+I12 Réussite de Rachelle et jean à ne pas être reconnus. + 10 xp pour Rachelle Vincent
(2) Alexe dé 8 + D16+4 (fusil)=28 vs 22= dé 6+D12+4 (arme de poing) Echec de Arthur Powell à tirer en premier.
(3) Eva neutralise 4 voleurs +(40 xp) mais casse des antiquités du musée (-10 xp de pénalité) soit + 30 xp pour Eva Nescence.
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Rachelle Vincent
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Lun 12 Aoû - 17:58


space3 Rachelle hésitait. L’attention des hommes semblait se concentrer sur le capitaine plutôt que sur elle. Quant à l’homme qui tenait la barre, ils semblaient à peine s’en préoccuper… que pourrait bien faire un pauvre marin contre trois hommes armés ?

Pour l’instant elle préférait attendre que les hommes soient assurés que tout allait comme ils le souhaitaient et qu’ils commencent à relâcher leur attention. Elle décida d’attendre une opportunité pour essayer de neutraliser les gangsters.

Elle pris une voix mal assurée pour balbutier :
    « Non, je n’ai rien vu de tel… ».
    Puis se tournant vers le capitaine « Il est inutile de résister, soyez assuré que Dieu est avec les hommes de bien».

Sur ces paroles apaisantes, elle joignit les mains et psalmodia, à demi voix, des formules vaguement religieuses en latin. Elle observait discrètement pour savoir si quelqu’un semblait comprendre cette langue. Jean devait bien avoir des notions mais elle ne pourrait communiquer avec lui de cette façon que si aucune des assaillants ne comprenait cette langue morte. Et le capitaine ? Connaissait-il le latin ancien en dehors des formules de messe ?

space3 Le regard de la scientifique s’attarda un peu sur Jean dont elle ne voyait que le dos dans la pénombre. Elle espérait que l’écrivain connaisse la signification de tribord ou bâbord et de ce que représentaient les degrés d’un cap. La passerelle de navigation du "Bougainville" était loin d’atteindre la complexité technique des grands paquebots des siècles suivants mais elle devait sembler compliqué pour un homme de cette époque qui n’avait pas de formation appropriée. L’artiste devait être plus habitué à canoter sur la Marne qu’à barrer un cotre de plaisance, quoique… A tout hasard, elle introduisit plusieurs « dextra » dans ses marmonnements.

Rachelle était sur le qui-vive, prête à se jeter sur un homme pour le désarmer… ensuite ils seraient à trois contre trois : c’était jouable si ils pouvaient profiter de l’effet de surprise.
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Eva Nescence
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Mar 13 Aoû - 19:32

Figée, Eva regarda le policier inerte et eut un sentiment de tristesse et d’échec alors que le sang de ce dernier coulait sur son visage. Le pauvre homme n'avait pas mérité un tel sort ! Elle avait espéré sauver les policiers en écrasant les tireurs, mais en vain. La furie démoniaque allait tous les tuer.

La jeune fille se sentit impuissante et désarmée face à cette ennemie qui ne voulait pas mourir… ou qui était déjà morte, sans doute. Comment s'en débarrasser ? Le glaive accroché à sa ceinture semblait être une frêle arme contre la tueuse. Où chercher de l’aide ? Elle ne savait pas où se trouvait Arthur, ni même si ce dernier était encore en vie.

C’est alors qu’elle vit l’homme au chapeau haut de forme arriver en bas de l’escalier et marquer un temps de surprise. Elle pensa que c’était sans doute le chef des malfrats. A son air satisfait, Eva comprit qu’il avait trouvé ce qu’il était venu chercher. Probablement le vieil ouvrage qu’il tenait sous le bras. Tant de morts pour un livre !

La colère l'envahit. Avec détermination et une petite pensée de respect pour le policeman, Eva tira sur le javelot pour le dégager. Elle se remémora ses cours d'athlétisme dont le lancé de javelot faisait partie. La main tenant le milieu de  la hampe, elle brandit l'objet antique au dessus de sa tête, l'autre bras tendu en avant pour l'équilibre et la visée... La position parfaite du lanceur de javelot. Puis elle tira, espérant si ce n'est toucher les jambes du voleur de livre, tout au moins le faire chuter afin de pouvoir récupérer le précieux ouvrage.
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Arthur Powell
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MessageSujet: Re: La Société fantôme - Convergences   Jeu 22 Aoû - 12:14

HJ: Vraiment désolé de l'attente.

La situation était plutôt mal engagée mais elle aurait pu être pire. Il était vivant, c'était le principal après tout. S'il n'avait pas pris de précautions, il serait sûrement mort à l'heure qu'il était. Une question passa furtivement dans un coin de sa tête, celle de la mort quand on est dans un programme comme celui-ci. Ressentirait-il une douleur ou se réveillerait-il simplement comme quand on sort d'un rêve classique ? Pour le moment il n'avait pas vraiment envie d'avoir la réponse. Il fallait qu'il se sorte de là et vite. Stapleton prenait encore de l'avance et il avait ce qu'il était venu chercher. S'il le laissait filer, il ne le retrouverait sûrement jamais.

La Russe semblait être une tireuse hors pair et avait l'avantage du tir posté. Il lui faudrait au moins une diversion pour se créer une ouverture, essayer de répliquer et se replier au minimum. Il enleva son chapeau et le fit un peu dépasser pour tenter de juger à nouveau l'emplacement au moins approximatif de la femme. Si elle tirait, il retirerait rapidement la pointe de son chapeau pour esquisser un mouvement de recul et prendre note de la trajectoire.

La deuxième partie du plan était de recommencer l'opération mais en gardant le bras tendu pour être capable de surgir de l'autre côté de la colonne en un pas et tirer deux fois dans la direction qu'il avait pu repérer à peu près. Il espérait au moins que la tueuse se retire pour changer de position et il essaierai de filer dans le même temps. S'il pouvait l'avoir tant mieux mais elle n'était pas sa priorité et il aurait du mal à la déloger sans risquer sa peau dans une telle configuration. Il eut une petite pensée pour Eva au moment de mettre en oeuvre son plan. Etait-elle dans une meilleure posture que lui ? Il lui souhaitait vraiment.
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