Domaine du Colombier

Domaine du Colombier - Forum non-officiel relatif au jeu Royaumes Renaissants
 
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 Par ici la sortie

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Kyle Brinkhurst
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MessageSujet: Par ici la sortie   Dim 30 Juin - 22:39

Centre Expérimental de Réinsertion
(Experimental Rehabilitation Facility)
Spiritcity – Mars

Quartiers d'isolement





J'étais dans la merde. Tout ça à cause de cet insecte de Plant. William Plant. Bill, pour les intimes. Bill Plant, la pire pourriture qui puisse exister dans ce trou. Du moins, plus depuis presque un mois. Plus, moins ? j'ai perdu le compte des jours. Mais disons que j'avais de bonnes raisons de croire qu'il me ridiculisait auprès des autres détenus, moi qui me battais pour leur dégotter de meilleurs conditions de vie. Dans le monde carcéral, il n'est pas question de perdre le respect des autres. Surtout quand on côtoie des criminels comme moi. C'est un coup à finir pendu dans les douches, comme un suicide, sauf qu'on vous aura donné un coup de main à sauter du tabouret. Vous voyez ce que je veux dire.



Bref, Bill avait fait le con, il recommencera plus, il l'a promis. Enfin, c'est comme ça que j'ai compris l'infâme gargouillement qu'il avait émis, une fourchette dans la gorge après qu'il m'eut envoyé au visage le surnom qu'il me donnait dans tout le Centre. 



Le problème, c'est que maintenant tous mes privilèges me sont retirés. On m'a mis au trou, pour une durée indéterminée. Sur Terre, j'ai toujours réussi à éviter l'injection létale du fait de mon dossier médical suffisamment fourni pour pouvoir plaider la folie. Mais ici, c'est une autre paire de manches. Je ne sais pas comment la population de colons voient le sujet de la peine de mort. Peut-être sont-ils assez progressistes pour vouloir éviter d'y avoir recours. Mais après tout, j'étais considéré dangereux dans quarante-sept Etats fédéraux, on peut imaginer qu'il n'en serait pas autrement sur Mars, surtout après ce que je venais de faire. On arriverait bien à me bricoler une chaise électrique pour l'occasion.



Je ne peux pas me résoudre à rester ici juste à attendre qu'on vienne me donner la décision du juge. En plus, ça pourrait bien prendre des mois et des mois. Aussi longtemps à vivre dans cette cellule minuscule, à manger les restes infects qu'on daigne me servir un jour sur deux et à ramper dans mes propres excréments à cause de ce plafond trop bas pour me tenir debout, plutôt crever.



Ou sortir.



C'est bien beau de rêver de liberté, mais je ne peux pas simplement me dire qu'à la prochaine occasion je me fais la malle. Une évasion ça se prépare. J'ai jamais été du genre à agir selon un plan, mais je dois reconnaître que dans le cas présent, ça pourrait m'aider. Alors je commence à me creuser le citron pour trouver le meilleur moyen de quitter ce cloaque.



J'inspecte chaque centimètre de cette cellule puante. Les murs sont de bonne facture, pas question de penser à les entamer. Avec quoi, d'ailleurs, mes ongles ? La seule solution reste la porte. L'unique porte, épaisse, solide. Et mal fichue. Seul un judas permet de vérifier que je suis bien là. Aucune autre ouverture. C'est bien dommage, parce que ça oblige les gardiens à ouvrir la porte pour me porter mes "repas". Bien sûr, ils viennent par deux, question de sécurité. Mais si je m'y prends bien, je dois pouvoir les enfumer et me frayer une sortie. Plusieurs possibilités traversent mon esprit, et je finis par en retenir une.



Je viens me placer près de la porte, de manière à ce qu'elle me dissimule quand elle s'ouvrira. Là, je ne bouge plus. J'attends dans l'ombre, qu'un malheureux maton vienne faire de cette porte close une promesse de liberté.


 
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Lun 1 Juil - 18:55

HJ important:
 

Un des éléments qui nuisait le plus à la santé mentale de personnes pourtant déjà fragilisées  dans cette cellule, c'était sans conteste le fait que l'unique "fenêtre" bien qu'il eu plus s'agit d'un mur en matériaux translucides à certaines endroits, diffusait lors de la journée la lumière rouge reflétée par le sol martien. Pour certains prisonniers cela ne les aidait pas à oublier la vue du sang, pour d'autre cela les perturbait complétement car ils n’avaient toujours connus que la lumière terrestre.

Les bruits de pas de trois matons approchant raisonnaient dans le couloir. L'un d'eux regarda par le judas sans voir Kyle. "Dis donc Duke tu serais pas en train de te foutre de nous? Gâche pas bêtement ta situation, quelqu’un veux te rencontrer avec le directeur" Ils entrèrent, des bâtons électriques à la main.

Soit Kyle se laissait amener jusque devant le bureau du Directeur, soit il tentait d'attaquer le premier dès l’ouverture de la porte. Le choix qu'il ferait serait crucial pour la suite des événements, car il laisserait le choix entre deux options: Tenter de s’échapper de "Spiritcity" avec de gros risques où...se faire amener devant la porte du directeur et là ce serait l'inconnue totale. "Bon Duke on entre fais pas l'con...."
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Kyle Brinkhurst
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Mar 2 Juil - 15:05



    « Dis donc Duke tu serais pas en train de te foutre de nous ? Gâche pas bêtement ta situation, quelqu’un veux te rencontrer avec le directeur. »

Le directeur. Ce n'était pas tant celui-là qui m'intriguait que ce "quelqu'un" dont il était fait mention. Personne ne me connait ici, malgré le temps passé depuis mon transfert. Par contre, il est certain que le meurtre de Plant avait du faire couler de l'encre. Si le nom de Brinkhurst était jusque là loin d'être aussi tristement célèbre sur Mars que dans le comté de New York, c'était un bon début. Qu'est-ce que je raconte ?! Un bon début pour quoi, pour recommencer cette vie que je voulais quitter en quittant la Terre ? Merde, qu'est-ce que j'ai fait ? Techniquement, rien n'aurait dû se passer avec Bill. J'étais sous traitement, pas de raison que mon cerveau court-circuite. Ou alors...
Ou alors je ne suis pas un cas pathologique. Non, impossible. Sous médication, j'ai les idées claires. Là, j'ai clairement eu un blackout. Ou alors, mes doses sont à revoir, à cause de l'accoutumance ? Possible. Je suis pas toubib.

Toujours est-il qu'on veut me voir. Quelqu'un. Le juge ? M'étonnerait qu'il se déplace pour un pauvre taré meurtrier. Je ne suis qu'un cas sur des millions d'autres, il doit avoir des dossiers plus compliqués à s'occuper au lieu de venir en personne. Mais qui alors, QUI ? Si je veux le savoir, j'ai pas trente-six solutions. Mon plan tombe de toute manière à l'eau. Les gardiens sont au moins trois, au son de leurs pas. Et ils viennent me chercher, ce qui les oblige à être au moins trois, c'est la procédure. Trois gars, armés de leurs matraques, et les mains libres, c'est autre chose qu'un seul maton à maîtriser, l'autre les mains prises par le plateau repas. J'ai pas le choix. J'adopte une position plus détendue, jambes allongées et croisées, adossé au mur, l'air du type qui pique tranquillement sa sieste.

Les gardes entrent, comme ils l'avaient annoncé.

    « Alors quoi, on peut plus se reposer les yeux en paix. Détendez-vous les mecs, j'irai nulle part, z'avez vu cette porte ? Si Môssieur le Directeur veut me voir, alors allons-y... »

Je me lève nonchalamment, prêt à laisser les gardes à disposer de moi. Je m'attends à être menotté au moins. Ça resterait gênant au cas où je tenterais quoi que ce soit, mais ça serait toujours moins handicapant qu'une camisole ou des chaînes. Je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre, et si je m'efforce à donner le change, la situation me stresse. Me reste plus qu'à voir ce qui va se passer, et laisser faire ma capacité d'adaptation.

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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Mar 2 Juil - 17:54

On fit entrer et assoir Kyle dans le bureau, à une chaise en fer rivée au sol. Là, les matons accrochèrent ses jambes  et ses mains à l'aide de bracelets de fixation soudés sur les accoudoir et  à la hauteur des chevilles. L'un d'eux donna la clef à celui qui était le directeur, un binoclard au charisme abyssal que le prisonnier avait déjà pu rencontrer plusieurs fois lorsque Kyle se faisait porte parole des demandes des patients. Ou criminels. Tout se confondait en ces lieux maudis, la conscience ou l'inconscience de ses actes n'était plus la question en 2048, l'important était d'enfermer les gens dangereux. Qu'ils soient des opposants politiques ou de véritables dangers comme Kyle cela faisait peux de différence pour les établissements pénitentiaires. Puis les gardiens sortirent, laissant les trois hommes.





Igor Zorsky
En effet aujourd'hui un autre homme se trouvait  assis  à deux mètres de Kyle. Un barbu grisonnant, à l'air détraqué qui aurait pu laisser croire qu'il faisait partie des occupants de cette joyeuse colonie de vacance s'il n'avait pas porté un costume Italien hors de prix."Alors çà être Duc hein? N'a pas l'air trés grand." Son accent Russe ne trompait pas.

- Il fait un mètre 67 pour 63 kilos.
- Je pensais pas enfant venir ici.
-C'est lui qui à tué William Plant, il à 45 ans. Vous m'avez dis vouloir cet homme Mr Zorsky, le voici..." Le Russe se grattait la barbe en jaugeant celui qui était attaché comme une viande sur un étal. "Je peux 3000 dollars"
-3000, adjugé vendu vous auriez proposé 500 je l'aurais laissé partir. Depuis qu'il est là il négocie sans cesse des choses hors de prix pour le confort des prisonniers et il plante vos amis avec des couverts. Je crois que nous faisons tous deux une bonne affaire."
-Moi pas sur. Lui peut être mourir 12 heures çà pas rentable pour bizness."

Le directeur  regardait Kyle en souriant. "Alors le 237, tu n'es pas heureux de quitter Spiritcity?" On sentait une ironie complète dans sa voix, il semblait se délecter de le vendre ainsi à ce qui s'apparentait à la mafia Russe qui aimait tant "Plant le planté à la fourchette" comme les prisonniers aimaient l’appeler.
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Kyle Brinkhurst
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Mar 2 Juil - 23:29



J'en crois pas mes oreilles. Cette enflure de dirlo est en train de marchander avec le ruskov. Marchander, ça se fait pour de la marchandise. Et là, la marchandise, il semblerait que ça soit... moi. J'en reste sans voix le temps de l'échange entre les deux types, puis je reprends mes esprits. Je les invective, tout en agitant les mains, du peu de liberté que me laissent les entraves intégrées au fauteuil.

    « Woah-woah, 'ttendez un peu ! Qu'est-ce que c'est que ce char que vous me montez, là ? C'est qui ce type en costard ? Et pourquoi qu'il veut m'acheter ? Vous croyez qu'on peut se payer Kyle Brinkhurst ? Laissez-moi vous dire une chose, Monsieur Popov : n'imaginez pas que vous vous offrez un petit caniche docile. Ce que vous semblez ignorer, c'est mon lourd passif. Je peux disjoncter d'une minute à l'autre, sans raison particulière, et vous finirez comme ce bon vieux Bill, ou dans un style plus personnalisé. Je vous imaginerais bien avec un joli sourire, d'une oreille à l'autre, suspendu au lustre de votre salon – que j'imagine luxueux – avec vos propres tripes. Alors reprenons sur de bonnes bases, et parlons en personnes civilisées.

    Kyle Brinkhurst, ravi de faire votre connaissance, Monsieur... ?
    »

Bon, j'y suis peut-être allé un peu fort. Mais il paraît que dans le milieu russe, il faut savoir se faire respecter dès le départ, ou on finit aux rebuts. Ce type est ma porte de sortie, il serait donc mal venu de le brusquer, mais il est hors de question de passer pour le gentil chien-chien à son pépère, aussi Russe et impitoyable que puisse être ce pépère. Et de toute façon, foutu pour foutu, qu'est-ce que je risquais ? Peut-être une révision de la durée de ma peine à coups de chambre à gaz ou d'injection létale, ou – plus probable – retourner à ma cellule avec une trempe maison à la matraque avant qu'on oublie de me nourrir pour les mois à venir. Entre une mort longue et une autre plus douce, je préfère la troisième : celle qui me donne une chance de quitter cet établissement maudit.
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Jeu 4 Juil - 19:45


Zorsky avait écouté Kyle, l’œil pétillant de mystérieuses pensées. Il voyait en ce détraqué un potentiel moral, au sens où il n'en avait pas. En cela il était exactement comme lui, et ses proches collaborateurs. Ce qui faisait que leur race aurait toujours un temps d'avance sur les autres dans l'humanité c'est qu'elle n'avait pas la demi seconde qui vous manquait pour appuyer sur la gâchette en visant un être humain, qu'elle ne retenait pas le coup final qui vous exploserait le crâne sur le bitume dans une gerbe rose et rouge. Il n'avait ni dieu ni maitre pourtant pour le Russe tout le monde en avait un, la force. Jusqu'au jour où on serait en position d'avantage sur celui qui l'employait on était dominé, mais en attendant son jour, baissant les yeux, servant la force, venait le jour où vous la vaincrez. Il avait fait cela, attendu son jour, appris, baissé les yeux et un jour qu'il avait suffisamment préparé le terrain pour être respecté par les autres mafieux il avait butté son prédécesseur. Lui aussi avait résisté au début. Lui aussi s'était fait démonter la gueule.

Il se leva puis administra une praline au moins aussi puissante que celles que le sociopathe avait en magasin, et agrippa le rouquin par les cheveux de la main gauche. Une mandale de la main droite, puis il lâcha le prisonnier en balançant nonchalamment derrière lui tout une poignée des cheveux arrachés lors de l'impact." 100 ans américains pas changer, eux achever nazi que Russes battre et depuis mêmes ton prétentieux, croire faire peur alors que grand gueules pas capable gagner guerres et faire films pour expliquer qu' Amérique grand pays"

Il gifla encore violemment Kyle d'une droite bien sentie."toi croire faire peur, tes victimes crier, en Tchétchénie j'ai vu peur, çà pas être regard pétasses effarouchées  Nouyork,  çà être yeux soldat unité spéciale tuer tchétchène assis sur chaise avec sac sur tête dès premier jour pour fabrique machines." Il agrémenta son histoire de sac par une gifle, apparemment cela lui servait de ponctuation. Le directeur ne savait pas trop où se mettre car il n'aimait pas la violence.

"Pendu par tripe, nous attacher prisonniers choisis hasard dans famille qui avaient vraie peur dans yeux, et trainer cadavre derrière char a travers ville pour débris sur route rappelle ennemis c'est quoi peur." Il ajouta un poing à sa phrase, le sang maculait le col de chemise de Brinkhurst.

"Toi poser couilles, menacer sans moyen négocier. Toi comprendre si pas moi sauver américain malade, toi mort. Duke sert moi et je respecte Duke, tu chie moi dans bottes je t'arrache doigts." Un crochet du gauche, le menton faisait terriblement mal. Igor s'en était esquinté une phalange,  il sortait un mouchoir pour s'essuyer le front puis sa main. Le directeur se décidait à l'ouvrir " Zorsky cessez tout de..."Igor lui lançait un regard halluciné, ce qui coupa net la tentative de discussion. Il jetait le mouchoir rouge  sur le bureau du directeur et repris.

"Si toi tuer  toi servir encore quelques choses pour  bizness. Vie précieuse Duke, toi savoir car celle autres jamais compter pour toi. Ne laisse plus sentiments diriger vie toi gâché  dans prison pourrie trop années. Moi pas vouloir chien docile moi vouloir loup affamé.

Il sortis un petit  flacon de sa poche  et en déposa quelques gouttelettes sur un mouchoir qu'il colla aussitôt sur le visage de Kyle, l'envoyant vers le pays des rêves dans une douceur éclatante de contraste avec la dernière minute d’éveil. Il n'avait pas de casque Recall, mais il faisait de doux rêves dans son fauteuil roulant, puis dans l'ADAV qui l'amenait à Novyye Nerchinsk.

Novyye Nerchinsk, capitale de la zone orientale

Si la droite Spiritcity avait la dépravée Venusville comme plaque tournante de l'illégal de l'occident, Novyye Nershinsk était le lieux ou les multinationales Chinoises, Russes, Indienne, Coréennes et Japonaises étaient installées mais aussi le lieux ou les mafia de ces pays proliféraient. Ici Cohaagen n'était pas le bienvenue, à vrai dire les mafia locales attendaient leur heure pour mettre la main leurs décadents adversaires occidentaux et leurs hordes de mutants qu'on euthanasiait ici sans discussions. Le fauteuil roulant dans lequel Kyle dormait traversait les couloir sombres et humides en croisant des ouvriers indiens de la Lanjivale Corporation se rendant à " La cage".

Kyle  sortait du sommeil, le fauteuil arrivait dans une petite pièce, et l'ex-prisonnier était basculé sur un matelas couvert de sang séché tel un sac de ciment l’aurait été d'une brouette. S’éveillant, il pouvait entendre les cris de la foule...

"La cage" était renforcée d'arceaux et grillagée, autour d'elle une foule d'ouvriers de compagnies minières orientales assistaient aux combats sauvages organisé là. Plus on montait haut dans les gradins et moins on pouvait rencontrer de cottes de travail de mineurs, remplacées par des costumes de l'élite des entreprises qui venait prendre leur rasade quotidienne de combat violent pour se distraire. L'argent circulait vite de mains en mains, les bookmakers faisaient leur beurre et les quelques mafieux qui étaient derrière ce bizness s'emplissaient les poches. Parmi eux Igor entrait dans la salle, serrant quelques mains d'"amis" ou d'"idiots utiles" comme les appelait Staline, mais aussi de rivaux.

En parlant de rivaux, il s’asseyait sous l'escorte de ses deux gardes du corps anciens Spetsnaz à coté de Parkash Singh Badal, mafieux Indien se partageant avec Igor et d'autres le pouvoir underground sur l'Orient Marsien." Comment va mon ami..." lançait le quinqua indien au barbu " çà va" répondait il froidement tandis que Parkash montrait toutes ses dents blanchies en désignant à l'aide de son cigare le combat qui avait lieu sous les acclamations de la foule. "L'ouzbek à l'air fort mais je pense que l'Ukrainien à ses chances" Igor haussait les épaules, se demandant plutôt si l'américain qu'il avait été chercher jusqu’à Spirticity vaudrait le prix qu'il l'avait payé. Le problème avec ce genre de combats  sans règles dans La Cage c'est qu'il n'est pas rare que seul une personne en ressorte en conservant la capacité de combattre un autre jour. Il avait du faire les pires des prisons locales pour trouver des combattants, beaucoup étaient désormais estropiés ou morts, il espérait que son premier occidental vaudrait le prix qu'il l'avait payé.

L'Ouzbeck torse nu enchainait une dizaine de coups de poing sans riposte, saisissait l’Ukrainien comatant debout  puis le soulevait au dessus de lui comme une altère pour le laisser retomber sur son genoux plié. Un gros craquement et une colonne vertébrale brisée, puis il paradait devant la foule en délire qui tendait son argent vers le plafond de la salle enfumée. L'indien regardait Igor, l’œil amusé " Alors tu as ramené quelqu'un en urgence après la mort de ton Serbe pour affronter mon Thaï à ce qu'on dis?" Igor sortait son paquet de cigarettes et s'en grillait une. "Da mudak." L'indien n'était pas très sur d'avoir entendu dans ce brouhaha , ses notions de Russe n'était pas excellentes mais...il ne l'avait pas traité de connard?

On poussait Kyle menotté à qui on avait nettoyé le visage encore tuméfié  de l'obscurité à la lumière. Au bout du couloir, la cage, et un mineur thaïlandais en chemise jadis blanche aujourd'hui pleine de cambouis sautait sur place, ses poings devant lui. On enlevait les menottes de l'homme en uniforme pénitentiaire orange et fermait la porte. Une centaine de personne attendait de voir ce qui se passerait, remontée à bloc par le combat précédent. La boxe Thaï était connue pour faire très mal, combien de temps le petit gars à l'air à peine éveillé tiendrais?


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Kyle Brinkhurst
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Ven 5 Juil - 11:47


J'entrave que dalle à ce que ce type raconte. De la philosophie de bas étage, certainement, le tout embrumé de baragouinage à l'accent russe. Ça m'aide pas... Le choc vient de nulle part. Enfin, si, droit devant, en plein dans le pif, mais je l'ai pas vu venir. Un grand flou blanc envahit mon champs de vision, si bien que je ne distingue plus rien, hormis cette lueur engendrée par la douleur du coup sur mon nez. La chaleur du sang qui afflue ne tarde pas à se faire ressentir aussi, montant dans tout mon visage, me brûlant les sinus et s'échappant par mes narines jusque sur ma chemise de taulard. Ce con de rouge m'a pété le nez. Il continue à me seriner ses élucubrations, puis me flanque un soufflet. Puis un autre. Et finalement un dernier taquet, mais celui-là est le dernier de la série. Mon menton fuyant est un sacré adversaire, hein l'ami ? Fini les mandales...

Le russe en costard a dans l'idée de se servir de moi. Pour quoi, j'en sais rien tellement ce qu'il dit est pas clair. Mais ce que je comprends, c'est qu'il m'achète pour s'offrir les services d'un vrai sauvage. Avec moi il sera servi, parole. Il passe à une autre sorte de bagarre, celle où l'un des deux adversaires ronfle et l'autre en dispose comme bon lui semble. Un chiffon imbibé vient me couvrir la bouche et le nez. L'odeur du sang qui ruisselle ne couvre même pas celle du chloroforme. Pas ce produit qu'on trouve un peu comme on veut sous le manteau, mais la version "de luxe", celle si pure qu'à peine je la reconnais que je dors déjà. Et sans pouvoir lutter, je sais qu'on m'emmène ailleurs.



La lumière revient peu à peu. Un lointaine cousine de celle du pif cassé, si j'en crois le flou qui l'accompagne. Puisque je ne peux pas me fier à mes yeux pour l'instant, j'essaye de me concentrer sur les sons ambiants. Une foule, reconnaissable à ses éclats de voix. Rires, discussions, engueulades... Le truc frustrant c'est que je pige rien. Tous parlent une langue qui m'est inconnue, mais je peux faire un petit effort de réflexion. Des accents slaves, le russe en costume qui me tapait sur la gueule voilà pas si longtemps... M'aurait-on ramené sur Terre, en Europe de l'Est ? Merde, j'aurais dormi si longtemps ? Non, j'y crois pas.

Mes yeux retrouvent peu à peu leurs fonctions. Je me demande si j'aurais pas préféré rester malvoyant. L'endroit m'évoque un gigantesque hangar recevant des gradins mal éclairés et orientés vers le centre, où trône une arène grillagée. Cette arène monopolise la majorité de la lumière et toute l'attention du public au moyen de combats. Le sol en est maculé du sang des pauvres gars qui se sont battus là-dedans, et visiblement on s'attend à ce que je sois le prochain. Je commence à comprendre ce que veut le Russe : doubler sa mise au moins.

J'ai pas tellement d'autre solution. Pour le moment je suis attaché sur ce fauteuil roulant qui m'amène vers la cage, où gesticule un grand type. Il a l'air d'être prêt à en découdre, certainement parce qu'on lui a fourni une motivation suffisante. La mienne reste cette liberté qu'on agite devant moi comme une carotte sous le nez d'une bourrique. Le cliquetis des menottes précède de peu les quelques pas chancelants que je me vois forcé de faire, poussé par la chaise roulante, et me voilà dans la lumière, devant tous ces étrangers hurlants. Je tiens tout juste debout, alors se battre, ça va être compliqué. Mais vous savez ce que c'est, quand vous devez défendre votre peau...

Un type vocifère quelque chose dans un micro grésillant, et la foule crie de plus belle. Dommage que je parle pas leur langue, j'aurais pu en savoir un peu plus sur le type d'en face. Il me fixe d'un air satisfait, hochant de la tête en même temps qu'il se dandine d'un pied sur l'autre. Bien, j'imagine que je vais pas avoir le choix.

La cloche retentit. Le public devient hystérique, et le grand gars devant moi adopte une garde. Poings levés haut, il exhibe ses avant-bras et lève ses pieds comme s'il s'agissait d'une danse grotesque. Bon, je vois...  Il est grand, costaud, ce qui va me poser un problème. Il aura plus de facilité à me toucher que moi à le toucher. Mais j'ai des avantages. Je suis rapide. Et je n'ai pas de règles. Je ne suis pas là pour la compétition, je suis là pour rester en vie. Rien à foutre de s'il y a un règlement.

Le grand avance sur moi. Je reste immobile, j'observe. C'est ma méthode. Observer, et agir en fonction de ce que je vois. Les premiers instants consistent à se jauger l'un l'autre, c'est classique. Mon adversaire effectue quelques arcs de cercle autour de moi, sans attaquer. Je reste là à le regarder, sans donner quelque signe d'agressivité. Expression neutre. Le premier coup arrive. Un jab. C'est plus l'occasion d'entrer en contact que de vraiment faire mal. J'encaisse. Une façon de dire que le combat ne sera pas aussi facile qu'au premier abord. Deuxième jab. J'encaisse encore. Dans le regard du gars, un changement s'opère. Il doit se demander qui est ce nabot roux qui se prend deux gnons sans broncher, sans même amorcer un geste pour éviter.

Le troisième coup arrive enfin. Cette fois, il provoque une réaction. Certainement pas celle attendue. Au lieu d'esquiver de côté ou en reculant, j'avance sur l'adversaire, déviant à peine l'attaque du plat de la main. Et surtout, je réplique. Poing au plexus, ça coupe le souffle. Technique de pied, faucher la jambe d'appui. L'adversaire se récupère, mais est en mauvaise posture, un genou à terre et sans moyen de se relever dans la seconde. Deux violent coups de poings de ma mouture. Descendants, portés au visage, suivis immédiatement d'un coup de coude. Il s'écroule, je m'éloigne.

Le combat n'est pas fini, on a juste posé les bases. Maintenant, tout le monde sait que ça ne sera pas forcément le grand costaud sautillant qui l'emportera. Je profite du moment pour survoler du regard le public, au cas où je trouverais mon ruskov, mais il y a trop de monde. D'ailleurs, assiste-t-il seulement lui-même aux massacres auxquels il fournit tantôt les victimes, tantôt les bourreaux ? En parlant de ça, voilà l'autre qui se relève. Je parie qu'il l'a mauvaise et qu'il va vouloir en finir.
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Dim 7 Juil - 16:48

www.musicasparabaixar.org on Grooveshark">Bullet With Butterfly Wings by The Smashing Pumpkins - www.musicasparabaixar.org on Grooveshark


Sur le ring, le Thaï en chemise se relevait rapidement. Il avait bien senti passé ce que lui avait infligé le prisonnier mais tâchait de n'en rien laisser paraitre. Avant la défaite réelle précédait la défaite morale, et sa volonté d'acier l’empêchait de céder à celle ci. Parmi la foule les parieurs commençaient à douter, avaient ils misés sur le bon cheval finalement? Le combattant sautillant qui avait tué " Le Serbe" avec sa jambe-hache venait de tomber sur le sol sous les coups d'un nabot  en costume orange, arrivé là le visage déjà contusionné et le regard endormi.

Alors que Youri et Andrei les deux armoires à glace de Zorsky  se levaient comme des gosses de leur siège pour hurler "Idti Dyuka! Yebet ! Dyuka!", le mafieux Russe serrait lui discrètement le poing en se disant intérieurement " Oui! Vas-y!Cogne". Bien entendu il ne montrait rien de ses sentiments, il avait toujours pensé que si montrer son découragement  à des rivaux était une grave erreur, montrer son optimisme en était une également. Il fallait être totalement lisse et fournir le moins d'informations possible a ceux qui vous entourent, car pour lui l'inconnu était la véritable source de toutes les peurs.

Le boxeur thaï recommençait son jeu de jambe et à tourner autour de Kyle tandis que Parkash Singh Badal se disait avoir un peux chaud dans son costume gris. Il en laissait tomber la cendre de son cigare sur ses chaussures à trois mille dollars, et essayait de parler un peux à cette saloperie d'ancien génocidaire de ruskov. "Dis donc tu as été le chercher où ton prisonnier il se débrouille bien...? "v'zadnitsu"  marmonnait Igor en remuant à peine ses lèvres se rapprochant de sa cigarette.  " Dans ton cul" avait il l'air de dire. L'indien ne pouvait vraiment pas supporter ce type qui venait d'un milieu si différent du sien pour en arriver au même endroit: boss de la mafia. Lui venait d'une famille très riche de la caste supérieure, il avait étudié dans les plus grandes écoles à Calcutta et avait travaillé pour les plus grands groupes indiens dans lesquelles il faisait de détournements de fonds et des manœuvres boursières fructueuses plus ou moins légales ou morales. Lakshmi Mittal n'avait il pas dis de lui qu'il irait loin quand il était tout jeune "conseiller" dans son entreprise?  S'il s'était fait beaucoup d'argent en envoyant des pauvres indiens payés au lance pierre désamianter des navires Européens il ne se trouvait pas si méprisable que Zorsky.

Un inculte du milieu ouvrier qui avait fait sa carrière dans les Forces Spéciales à "nettoyer" des ethnies de l'ex Union Soviétique ayant le malheur de naître le cul posé sur du pétrole ou du gaz naturel. Alors bien sur, il était devenu le chouchou des conglomérats énergétiques Russe, l'ancien Colonel avait trempé dans un mélange nauséeux de ventes d'arme, de racket à très grande échelle et bien sur d'extermination de peuplades gênantes sous prétexte de combat contre le terrorisme. L'indien tirait sur son cigare en faisant semblant pour la énième fois de n'avoir pas compris cette provocation, et regardait ce que faisait son poulain...

Le thaï avait de longues jambes, il passa à l'attaque, en enchainant trois coups de pied très rapide, deux à hauteur de taille et le dernier destiné au visage de Kyle. Cette attaque était d'une puissance extrême, il arrivait que  des os se brisent littéralement sous les "Tei-trong " des pratiquants de ce sport ultra violent. Mais contre toute attente, Kyle parvint à parer du bras gauche l'enchainement sans que celui ne casse. La douleur était grande mais ne laisserait que quelques bleus. Il n'y avait aucun doute, le mineur qui lui combattait probablement pour l'argent était plus fort que lui, au moins aussi rapide et il encaissait bien mieux. Mais il avait aussi l'air un peux plus fatigué. Si cette enchainement était passé il est probable que Kyle serait en ce moment sur le sol dans une mare de sang, quelques dents en moins à cause du pied  destiner à son visage lors de la dernière attaque.

Aussi, s'il avait raté sa parade dès la première attaque le Thaï aurait eu un boulevard pour l'enchainer sans qu'il n'aie le temps de régir. Oui, Kyle était dans un bon jour, et le thaï dans un mauvais. Il pouvait gagner ce combat, et il devait le faire vite, car comme il pouvait le constater son adversaire en avait suffisamment sous le capot pour le terrasser en un seul enchainement qu'il parviendrait à passer.

Le boxeur reculait, et tournait à nouveau autour du prisonnier.  Le public avide de violence était comblé , et cherchait un nom pour appeler cet homme qui "malgré toute sa rage était encore juste un ras dans une cage".  Un Kazakh entendait les gardes de Zorsky l’appeler "Dyuka" le poing levé, il les relayait en criant " Duke!!! Duke!!!" et bientôt une bonne partie de la salle criait son surnom.

Résumé premier tour de combat:
 
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Kyle Brinkhurst
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Dim 7 Juil - 18:11


Le Thaï est robuste. Ça se confirme après qu'il se soit relevé de mon petit enchaînement, sonné mais le regard droit. Il se remet sur ses jambes et reprend sa garde. On dirait qu'il en veut encore... Il me balance un de ses coups de tibia meurtriers, qu'un réflexe idiot me fait bloquer du bras. Bon, "réflexe idiot" peut-être pas, ça m'évite de terminer dans les vapes, mais mon bras gauche en est tout endolori. Je le remue en espérant ne pas trop perdre de force de ce côté, mais ça me paraît compromis. Il ne me reste plus qu'à terminer ce combat. Vite.

Le public semble survolté. Ils crient mon nom, comme on l'aurait fait d'un gladiateur en son temps. C'est donc cela qu'ils viennent chercher ici ? Du divertissement ? Et certainement quelques billets, pariés de façon hasardeuse sur l'un ou l'autre des pauvres gars qui se castagnaient au centre de l'arène. Un jeu de dupes, basé sur de la poudre aux yeux. Combien on parie que les matches sont truqués la plupart du temps, et dans le reste des cas les tricheurs se taillent la part du lion ? Moi, je n'ai ni argent ni gloire à défendre ici. Juste ma vie.

On se jauge du regard, on se mesure. On se méfie l'un de l'autre. Je peux lire dans les yeux du grand Thaï qu'il ne s'attendait pas à pareille résistance d'un petit gabarit. Bouge pas, l'ami, c'est que le début, j'en ai d'autres dans ma manche.
Sous les cris de la foule, lui et moi on se tourne autour sans vraiment entrer dans le vif du sujet. Lequel des deux se jettera sur l'autre en premier ? Le calcul se fait vite dans ma tête. Si je le laisse venir, j'ai une bonne chance sur deux d'y rester, en étant optimiste. Alors que si je prends l'initiative... Au plus près de lui, je réduis son amplitude de mouvement, et donc sa force de frappe. Il n'arrivera au mieux qu'à me bousculer. Moi, j'ai d'autres atouts. Encore faut-il arriver à approcher sans m'en prendre une par ricochet.

Je change de garde, pour garder à ma droite un maximum de puissance, au cas où. Petite feinte de corps. En ouvrant ma garde, dirigeant ma jambe gauche vers la gauche, je lui fait croire que je vais attaquer de côté. Or je me reprends et file tout droit sur lui. Tout près.
Je détourne son attention. Un coup de pied du gauche, sans grande force, dans les jambes lui fait baisser la garde pour un blocage mollasson, et c'est à son visage que je m'en prends pour de bon. Un solide droit, en plein dans le nez, qui craque sous l'impact. J'imagine facilement la douleur sur l'instant. Mais pas le temps de s'attendrir.
Je passe ma main gauche sous son bras, et des deux mains j'applique une pression sur son coude. La contrainte l'oblige à me suivre quand je recule, et alors que je fléchis mes appuis, il doit se mettre au sol. Mon genou droit sur son omoplate donne plus de force à l'armlock que je mets en place. Maintien du coude de la main gauche, maîtrise du poignet de la droite, il est en mauvaise posture.

    « Écoute, mon grand... J'ai pas plus envie que toi d'être ici. On ne m'a pas laissé le choix. J'imagine que si tu n'est plus capable de te battre, ils te tueront. Tu ne serais plus que de la viande inutile. Mais au moins, j'aurai pas ton sang sur les mains. Tu comprends ? Alors, tu ne m'en voudras pas... »

Quand je pivote le buste vers la gauche, la clé de bras termine sa torsion et fait son travail. Coude et poignet cassés, épaule luxée. Avec ça, même ce gaillard devrait abandonner. Mais s'il voulait continuer, il aurait un sacré handicap.

Je le relâche, son bras désarticulé retombe au sol en présentant des angles grotesques. S'il s'acharne à vouloir combattre, je devrais le tuer moi-même. S'il abandonnait... Je ne savais pas à quoi m'attendre ensuite.


Résumé du mouvement:
 
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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Jeu 11 Juil - 20:29


Lorsque le bras du thaï retomba sur le sol, celui ci utilisa l'autre encore valide pour frapper le ring, signalant ainsi sa reddition.  Igor n'arriva pas à retenir un "Da!" de soulagement. Il semblerait qu'il avait fait le bon choix en ramenant ce danger parmi eux, et tandis que les spectateurs criaient " Duke" il commençait à réfléchir à toutes les contraintes qui viendraient se greffer d'avoir un instable avec eux. Qu'allait il faire de Kyle Brinkhurst maintenant qu'il avait survécu? Une chose était sûre déjà, Bill Plant n'était pas vengé.

Il n'aimais pas William Plant, et il se fichait éperdument que Brinkhurst l'ai tué. Mais s'il avait voulu cet homme pour ce combat c'était aussi pour montrer à tout le monde qu'on ne se fout pas de la mafia sans en payer le prix. Tout le monde savait que Plant avait des contacts chez les Russes, les Italiens et les Japonais, tuer Brinkhurst c'était rappeler la règle qui était qu'on ne touche pas aux gars du circuit. Bon sang çà même les geôliers de Spiritcity l'avaient compris!

Alors que faire , maintenant qu'il vivait? Il avait en un seul combat remboursé le prix qu'il avait déboursé et s'était fait 5000 dollars de bénéfices, il pouvait le tuer d'une balle dans la tête et le larguer dans un cratère martien. Les ritals de Venusville s'en réjouiraient, tout comme les Yakuza de Novyye Nerchinsk. De toute façon certains étaient peut être déjà au courant de son identité, ayant des contacts nombreux à la prison de la zone occidentale. Qu'il relâche Kyle en ville et l'ancien prisonnier finirait une balle dans le dos de la part des Jap'.

Où alors...il le garderait vivant. Emprisonné dans une cage, en permanence comme un animal qu'il sortirait pour encore quelques combats avant qu'il ne rencontre un adversaire trop fort. Où libre de se promener dans les locaux clandestins de la mafia Russe. C'était un vrai danger capable de tuer avec une fourchette,  il ne doutait pas un instant qu'il tenterais de lui faire la peau s'il en avait l'occasion. Le toute serait de lui faire comprendre qu'il n'avait aucune chance sans lui pour le protéger...

Lorsque Kyle sortis par une trappe s'ouvrant, aussitôt les gorilles d'Igor l'accompagnèrent vers le couloir d'où il était arrivé dans La Cage, montrant bien que s'il tentait la moindre chose il gagnerait dix bon grammes de plomb. Ils le laissèrent se laver, puis lui donnèrent une tenue qui changeait de son uniforme de prisonnier.  Des chaussures bateau à scratch noir, un pantalon beige sans ceinture ( une ceinture peut tuer facilement avec de l'imagination), et une chemise blanche. Tout cet attirail aurait pu donner l'impression qu'il était un paisible employé travaillant pour une multinationale dans un des bureaux de la ville s'il n'avait pas été aussi amoché du visage. Menotté, Il traversa plusieurs kilomètres de couloirs sans avoir d'occasion de s'échapper.  On pouvait sentir que Youri et Andrei  étaient très entrainés à l'escorte de prisonniers, et n'hésiteraient pas une seconde à l'abattre si il tentait quoi que ce soit.

Il faisait très chaud dans les couloirs, et ceux ci étaient garnis de portes numérotées. Sous la surface planétaire c'était des dizaines de milliers de logements qui s'étendaient le long des tunnels reliant les structures au dessus, réservées aux bureaux où aux citoyens les plus fortunés de la colonie minière. Ces milliers de portes se ressemblant, c'était autant de chances de trouver un abri s'il tentait un jour de s'échapper. Après une longue marche ils arrivèrent devant un ascenseur pour un des immeubles de la surface. Celui ci débouchait à un étage qui donnait le sentiment qu'ils étaient dans n'importe quelle résidence aisée de New York. Youri sonna, et un homme en chemise blanche-cravate vint ouvrir, la cigarette pendante de ses lèvres. Il parlait anglais sans accent Russe. "Mr Zorsky t'attend."

L'apparentement était assez luxueux, et décoré de manière très classique. Il y avait un gros usage du bois sombre sculpté , la moquette était blanche et un magnifique tapis persan  s’étalait dans le salon. Sur le mur des peintures à l’huile d'assez bon gout enrichissaient le papier peint rouge. Dans le grand divan tourné vers une télévision éteinte une femme semblait dormir, car une main fine et délicate en dépassait. Dans la cuisine une autre armoire à glace préparait une repas, une bouteille de vin blanc  d'Alsace sur la table. Cela sentait le riz parfumé et les coquilles. Youri et Andrei entrèrent avec Kyle dans le bureau d'Igor Zorsky après avoir frappé cinq fois. Celui ci était dans un grand fauteuil luxueux tout comme le bureau, empli de boiseries et de bibelots tape à l’œil. Il y avait accroché au mur un AK-47 désormais centenaire, et un petit drapeau Russe dépassant d'un pot à crayon noir était posé sur le bureau. C'était la seule chose qu'il pourrait planter dans quelqu'un à portée, le Russe y avait pensé et s'était amusé en se disant que cela aurait été l'absurdité de la vie qu'il finisse un drapeau Russe dans l’œil.

"- Il être vingt trois heures, toi devoir être fatigué Duke. Si je t’amène ici c'est parce que je te laisse choix. Toi pouvoir rester dans cage jusque prochain combat, ou bien toi accepte prendre traitement contre problèmes mentaux  et vivre avec hommes à moi.  Toi avoir ennemis ici, eux sans doute bientôt me demander tête Duke sur plateau argent. Tu peux encore vivre autre vie Duke, je tends une fois main dans vie à chaque. Ceux qui refusent meurent, ceux qui suivent ordres vivent."

Il regardait Kyle dans les yeux.
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Kyle Brinkhurst
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Ven 12 Juil - 16:38


À l'instant où le Thaï s'effondre, ça devient de la folie. La foule hurle et scande mon nom. Duke. Duke. Duke...  Marrant, ça me rappelle cette fois, à Sing Sing, quand j'avais flanqué mon plateau de cantine si fort dans le visage de ce gros type de la lingerie – j'avoue ne plus me souvenir pour quelle raison – qu'il avait fallu trois costauds pour l'amener à l'infirmerie et qu'il avait fini à l'hôpital du comté. Mandibule fracturé, plusieurs dents manquantes et un œil en sale état. Là aussi ça criait. Kyle. Kyle. Kyle... Quelle ambiance. Un sacré bon souvenir. Qui m'avait valu une comparution immédiate, à cause de mon comportement violent. C'est après ça qu'on m'a diagnostiqué et transféré dans des centres de détention médicalisés. Moi je voulais pas, mais bon... Bref.

Un genre de portail s'ouvre, je m'y engouffre, et de l'autre côté m'attendent deux gaillards. Encore ces Russes. Ils me laissent aller devant, mais ils me collent au train d'assez près pour que je puisse sentir leur haleine chargée du tabac bon marché qu'ils doivent fumer pendant leurs moments désœuvrés. En passant devant eux, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer cette légère déformation de leurs vestes mal coupées. Juste là, sur le flanc. Cette façon qu'a le tissu de ne pas accompagner leurs mouvement, ça trahit la présence d'un holster. Ils pourraient donc me plomber les miches si je faisais semblant de vouloir m'éloigner trop vite. Mais je n'en ai pas l'intention. Trop de monde, pas assez d'issues... Rien ne correspond pas à mes conditions préférées pour tenter de filer.

Je me laisse donc conduire, sagement, en me disant que mon heure finira bien par arriver.

On arrive aux "vestiaires". Un genre de cloaque, quoique moins crade que ce que j'aurais pu penser, vu le reste des locaux, équipé de douches sommaires et de quelques bancs. On me désigne un coin où trônent une petite pile de linge, une serviette et un morceau de savon. J'hésite un instant, puis je finis par me décider. Une douche sera quand même pas de trop. Et effectivement, abstraction faite de l'odeur de moisissure qui régnait, c'est un vrai délice. Je vous jure, après tout ce temps en isolement, c'est pas du luxe de pouvoir se débarrasser de toute cette crasse. Après ça, j'enfile les vêtements qui m'ont été donnés et j'abandonne ceux de mon trou. Je constate que les fringues ont été consciencieusement choisies pour ne rien m'offrir qui puisse servir d'arme. Pas de lacets, pas de ceinture, pas de cravate... Juste de quoi paraître propre, sans plus.

On m'emmène de nouveau me balader dans des couloirs. C'est leur trucs, ici, les couloirs. Z'en ont des kilomètres, tous bardés de portes sans autre ornement qu'un numéro. Des dizaines, des centaines de portes... On arrive à un élévateur. Le porte-flingue entre moi et le panneau de contrôle m'empêche de voir à quel niveau on est, et où on va. On descend ? Non, on remonte. Après une interminable ascension, la porte de la cabine s'ouvre enfin, et...

On est sous le Dôme. La Surface. Un endroit que je n'ai vu qu'une fois, à mon arrivée ici. J'avais oublié comme le paysage était beau, bien qu'inhabituel. Ce ciel, cette roche désertique, les montagnes, les canons, tout teinté de rouge ferreux. Sanguin, diraient certains. On en oublierait presque comme l'environnement martien est hostile. Pas d'atmosphère respirable, c'est pourquoi le Dôme avait été construit, tout comme ses semblables. Les villes martiennes étaient bâties sous cloche de verre et vivaient ainsi d'une atmosphère artificielle mais condition sine qua non à la colonisation. Peut-être qu'un jour ces grosses têtes de scientifiques trouveront un moyen de terraformer Mars et de la rendre vivable sans ces dômes. Pour l'instant, les hommes se voyaient contraints de vivre là-dedans, comme autant de bouts de fromages sur un plateau, sous une cloche qui les garde dans leur odeur fétide.

La Surface, donc, était visible à travers le Dôme, mais nous étions toujours dans l'immeuble. Seules les immenses baies vitrées laissaient voir l'extérieur. On dominait la ville, ce qui donnait encore une autre dimension au panorama rouge en arrière-plan.

Une porte, encore une autre. L'un des Russes sonne, et la porte s'ouvre. Je suis presque surpris quand le type qui nous fait entrer me parle sans accent. Je laisse mes yeux se balader dans l'appartement, histoire de m'imprégner de l'ambiance. Et de repérer, en cas de besoin, issues et armes potentielles. Le gars qui m'a vu avec le dirlo du centre était là. On était donc chez lui... C'était le boss, carrément ? C'est en tout cas ce que tout ce bazar me laisse penser. Il me parle finalement. Il me fait une proposition, ou plutôt... comment dire ? En gros il me laisse comprendre l'alternative qui m'est donnée. Je bosse pour lui, ou il me fait tuer. Pas vraiment ce que j'espérais en venant sur Mars, mais c'était toujours mieux que crever de faim dans l'égout d'une prison.

Mes yeux s'attardent une seconde sur la Kalashnikov au mur. Belle pièce de collection. Pas chargée, j'imagine. Je reviens à mon interlocuteur.


    « 'Voyez, voilà quelques années en arrière, je vous aurais fait avaler le fric que je vous ai fait gagner aujourd'hui avant de vous éventrer avec le premier truc qui me passerait sous la main. Mais voilà, justement, c'était il y a quelques temps. Vous qui parlez de traitement, vous prêchez dans la mauvaise paroisse. Vous avez eu mon dossier dans les mains, ou vous êtes toujours aussi négligent avec la marchandise ? Je n'ai pas manqué une seule dose de mon traitement depuis plus d'un an. J'imagine que vous avez les moyens de me procurer les quelques cachetons dont j'ai besoin pour ne pas péter les plombs, encore que ce pauvre Bill pourrait vous dire qu'il reste un petit risque. Et si vous ne savez pas quels médocs il me faut, je vous ferais une petite liste.

    Comme apparemment vous me proposez un job, je me dois d'accepter. Dans mon idée d'un changement de vie, j'avais en tête quelque chose d'un poil plus légal. Mais on ne crache pas sur un boulot, dans ma condition. Une bonne paye et un traitement, voilà tout ce que je demande. Pour ce qui est de ce que je peux fournir, je crois que vous savez maintenant à qui vous avez à faire. Non ?
    »

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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Lun 15 Juil - 22:37

Pendant que le prisonnier parlait, Igor restait impassible. Ainsi donc il acceptait la proposition, et bien que Kyle ne soit pas une pièce maitresse de son jeu d’échec joué avec les Indiens et les Japonais, il en devenait un élément qu'il pressentait plus important qu'un simple pion. S'il était le roi, Youri et Andrei étaient assurément ses tours. Ils avaient de la carrure, étaient menaçants, et à l'efficacité reconnaissable aisément. Il allaient droit au but, mais créaient rarement la surprise. L'adversaire n'osait pas emprunter certaines trajectoires à cause d'eux , mais ils ne le surprendrait jamais.

Son armée de pions était à l’œuvre depuis sont arrivée sur la planète rouge  noyautant les mines et les bureaux. Des loups faisant la loi parmi des meutes de bâtards asservies. Ses cavaliers, ses fiers cosaques...ce projet d'avoir ses propres installations au creux de l'Olympus Mons se concrétiserait de son vivant.

Bien évidement, dans tout cela Kyle Brinkhurst était apparu de lui même et par sa personnalité comme un deuxième fou de choix, quand la reine serait priée de rester passive, c'était ainsi qu'elle aurait le meilleurs effet étant donné qu'elle ne calculait rien de la partie qui se jouait. S'il le fallait il la ferait sauter,  aux échecs la reine ne se sacrifiait elle pas pour son roi si la vie de celui-ci en dépendait?

"On  conduire toi à appartement séparé miens par celui Andrei et Boris. Tu  partages avec Milan. Milan jamais sortir, comme toi pour moment."

Zorsky avait fini, et sans un mot pour féliciter Kyle de faire partie du groupe  il fit signe de la main à Andrei de sortir avec l'ex prisonnier. Il ne fallait sans doute pas en demander trop, le matin il était encore en train de lui taper dessus les progrès étaient déjà immenses.

Ainsi Kyle était dans le salon, presque libre! Plus dans une prison ni dans la cage, ou plutôt si, mais dorée celle ci. Il avait un peux de liberté tout de même, car Andrei allait dans la cuisine parler en Russe avec celui qui préparait le repas. Youri restait assis sur sa chaise, gardant un œil sur Kyle. S'il faisait une bêtise il avait de bonnes chances que ce soit dès maintenant avec l'ascenseur émotif qu'il venait de prendre.  De tortionnaires ils devenaient protecteurs,  plus d'un péterait un plomb. Kyle se douterait sans doute qu'il serait longtemps en " phase de test" avec toujours quelqu'un pour le coller au basques au cas où il jouerait double jeu. Mais en même temps s'il marchait droit et faisait ce qu'on lui dirais, il y avait des chances qu'il finisse comme un de ces types là, libres de se promener partout dans les quartiers sous leur " protection" sans que personne n'ose rien lui dire sachant que c'est " un homme de Zorsky". D'aucun pouvoir il pouvait en acquérir beaucoup, pour cela il devrait trouver sa place dans l’échiquier...

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Kyle Brinkhurst
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Mar 16 Juil - 16:39


La discussion tourne court. J'ai accepté le boulot, on me donne mes premières consignes. Pas très compliqué en fait. Pas le droit de sortir. C'est dans mes cordes, j'ai passé la moitié de ma vie enfermé. Mais je ne peux m'empêcher d'être frustré. Je ne m'attendais évidemment pas à ce qu'on me laisse me promener librement, mais une partie de moi l'avait imaginé.

L'appartement est bien plus spacieux que n'importe laquelle des cellules j'ai pu occuper. La déco est un peu kitch, mais après tout, c'est pas chez moi. D'autant que je ne compte pas rester longtemps, mais avant de sortir d'ici, il va falloir un peu de patience. Je pourrais tenter la manière forte. Ce gros lard, là dans le coin, qui astique son flingue, pourrait être le premier dommage collatéral de ma fuite, et me fournir une arme par la même occasion. Mais son pote dans la cuisine a peut-être de bons réflexes et la gâchette facile.

Non, la meilleure solution reste celle de passer pour l'employé modèle. Mon regard se porte alors vers la terrasse. De là, la vue semble superbe, et l'on peut respirer l'air pur du Dôme. Je me dirige par là pour profiter du panorama, et aussi parce que les deux gros balourds n'y sont pas. Ils me laisseront peut-être en paix quelques temps, surtout s'il n'y a aucun moyen de me barrer par ici. Et effectivement... On est bien trop haut pour tenter quoi que ce soit, et je ne vois de toute manière pas comment je pourrais escalader cette façade parfaitement lisse.

Une personne se trouve là, certainement celle qu'à mentionné Zorsky. Je m'avance lentement sur la terrasse en cherchant des mains les poches de mon pantalon, avant de me raviser et de les garder bien en vue. S'il y a une chose qu'on apprend quand on vit dans des établissements que j'ai fréquenté, c'est qu'on risque moins de faire peur aux autres quand on garde les mains visibles, et pas fourrées dans ses poches. Qui sait ce qui se cache là-dedans ?


    « Hem... Milan, c'est ça ? Je crois qu'on va devoir cohabiter ici, d'après le boss. Je sais pas si on t'a dit quelque chose sur moi ou pas, mais si c'est le cas j'imagine que ça n'a pas du être des gentillesses. Écoute, je cherche pas les problèmes, juste à gagner un peu de liberté. Comme toi, si j'ai bien compris, puisque tu n'es pas autorisé à sortir. Puisqu'on est coincés ici, autant faire connaissance, tu crois pas ?
    Kyle. Kyle Brinkhurst.
    »

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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Mar 16 Juil - 19:00

Milan mesurait à peu prés 1 m84. Comme lui il était habillé comme un employé de bureau à la différence prés qu'il  avait droit à une ceinture et des lacets.  Il avait les cheveux courts et des yeux quelconques mais un visage fin dans un état à peine meilleur que celui de Kyle. Lui aussi était couvert de contusions et de bleus. Il lui serra la main.

"Oui on m'a un peu parlé de toi et j'ai pas entendu que du bien en effet. Mais tu sais Kyle, ici personne n'est blanc comme neige on à tous un gros passif." Il lâchait la main et s'approchait un peux du balcon en grande partie dissimulés par des verres fumés. Cela protégeait des regards indiscrets et des tireurs d'élite.



"Milan Obrenović, on m’appelait "le Serbe" avant que je meure. La cote du Thaï en a  montée tellement que tu était à donné à un contre cinq. Tout çà à bien fait les affaires du clan Zorsky ..."
Il tirait un paquet de cigarettes de sa poche arrière et en prenait  une, tendant le paquet à son interlocuteur pour qu'il se serve. Son briquet alluma la sienne, pour peu que le nouvel arrivant soit fumeur il aurait aurait lui aussi droit de s’empoisonner la santé. Kyle avait entendu dire en prison que fumer était hors de prix sur mars. La terre qu'on faisait venir de la planète bleue dans les minéraliers était bien trop précieuse pour que l'on l'utilise à faire pousser du tabac.

"...mais si on m'a fait passer pour mort c'est surtout pour que je quitte la ville discrètement.  Il n'y a pas de clandestins sur cette planète pourrie, l'arrivée de tout le monde est consignée et les autres Maisons tiennent une comptabilité aussi assidue que nous sur les effectifs de chaque organisation. Le monde martien est très petit, on est pas nombreux sur cette planète alors pour Zorsky chacun de ses hommes " pseudo mort" compte car il apprécie de dissimuler tout ce qu'il peut à ses adversaires.  "

Il s'adossait à la paroi de plastique derrière lui, souriant d'un air amical à Kyle en tapant sa cigarette pour en disperser les cendres.

"J'étais employé de bureau dans une des compagnies Minière. Et toi on m'a dis que tu as eu quelques pépins sur terre et qu'on t'a envoyé ici? Parle moi un peu de toi..."
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Kyle Brinkhurst
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Jeu 18 Juil - 16:45


Ce type, Milan, est ce qui peut se rapprocher de ce que j'ai connu de plus amical ces derniers jours. Le truc, c'est qu'il n'a pas l'air de mener une vie très différente de la mienne, ce qui nous met un peu à égalité, et du coup il ne me regarde pas comme un animal. Ce regard qu'ont les autres sur moi quand ils savent ce que je suis, ça a le don de me refiler cette sensation désagréable, comme des orties sous la peau. 

Milan m'explique un peu ce qui lui a valu sa présence ici, puis s'intéresse à ma situation. Après tout, pourquoi pas. Il a visiblement connu des choses pas très claires, on est de la même trempe, quasiment. Je refuse d'un geste de la main la cigarette qu'il me tend.


    « Quelques pépins, oui. Disons que mon instabilité m'a valu quelques séjours à l'ombre. J'ai vu un paquet de médecins qui m'ont diagnostiqué tout un tas de pathologies, sans arriver vraiment à mettre un nom là-dessus. J'ai vécu de prison en centre médicalisé, et finalement j'ai entendu parler de ce programme expérimental. C'était un truc pour les détenus, un projet de centre de réinsertion. Je m'y suis intéressé, et j'ai fini par être retenu, avec une vingtaine d'autres gars. Le centre de Mars était, sur le papier, supposé proposer un nouveau programme de détention avec pour vocation de réinsérer les prisonniers dans le monde extérieur. Je me suis vite aperçu que ce n'était rien d'autre qu'une expérience pour démarrer une grande épuration. Si ça marche on envoie les types les plus dangereux de la Terre sur Mars. L'avantage, c'est qu'avec l'atmosphère irrespirable, c'est facile de s'en débarrasser. Un tour hors du Dôme et hop.

    Bref, me voilà sur Mars, dans une prison en tous points identique à celles que j'ai connu. L'environnement mis à part. Je me suis attiré d'autres problèmes, et voilà Zorsky qui débarque et offre trois mille dollars pour m'emmener. Tu connais la suite.
    »

Milan a l'air d'un brave type, et il semble assez bavard pour pouvoir m'apprendre ce qu'il y a à savoir par ici.

    « Toi qui semble connaître Zorski depuis plus longtemps que moi, tu peux peut-être me dire un peu qui sont les gens avec qui je vais être souvent en contact ? Tu sais, de qui il faut se méfier, qui est fiable, ce genre de choses... »

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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Lun 22 Juil - 20:56

Obrenović riait de bon cœur. "Hahaha je vais déjà répondre à ta question de qui faut il se méfier  Kyle. De tout le monde. Mais toi qui sort de prison tu dois être rompu à cet exercice non?" Milan souriait , et s'approchait pour désigner de la main par l'encadrement de la porte fenêtre coulissante de la terrasse Youri qui nettoyait désormais un autre flingue. "Lui c'est Youri, avec Andrei c'est les gardes du corps de Mr Zorsky. Des anciens des forces spéciales, Youri est  fou des armes à feu, Andrei préfère piloter des véhicules..." Bien entendu Milan ne comptait pas lui dire de qui il fallait se méfier en particulier même s'il avait sa petite idée sur chacun. S'il apprenait qu'il refilait ce genre de tuyaux au nouvel arrivant il est probable que le barbu le tuerais pour de vrai cette fois.

"....Celui que tu vois qui cuisine c'est Boris, c'est l'homme à tout faire de l'appartement, il cuisine, bricole...et accessoirement veille dessus comme à la prunelle de ses yeux, il reste donc toujours ici en journée. Boris est relativement sympa et si Andrei et Youri prennent leur boulot au sérieux je l'ai déjà vu se détendre et rire un bon coup.  Jamais quand Mr Zorsky est là bien entendu. Il veille la plupart du temps sur la jolie dame au teint sombre que tu vois dans ce fauteuil, Tanvi  Zorsky la femme d'Igor et la fille de  Parkash Singh Badal qui à beaucoup d'influence sur les Indiens ici. Elle est pas méchante, et plutôt discrète. Elle passe beaucoup de temps à rêver dans son canapé un Hobson-Weizmann sur la tête."
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Kyle Brinkhurst
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Ven 26 Juil - 15:12


Se méfier de tout le monde. Mec, tu pouvais pas trouver pire à me dire. Je sors de taule, et pas la plus gentillette de toutes, pour me retrouver dans une autre sur un caillou rouge, je suis acheté par un russe mafieux, je suis jeté dans une arène pour défendre ma peau et rapporter du fric, et là, alors que la liberté commence à pointer de loin le bout de son nez, tu me ramène à la difficile réalité : je suis toujours en prison.

Milan me donne quelques infos sur les hommes de main de Zorsky. Rien de très intéressant. Par contre, la femme sur le canapé dont je n'ai aperçu que la main pendante... Femme de Zorksy et fille d'un gros ponte indien, voilà une info qu'il faut retenir. Le nom que Milan prononce se grave dans mon esprit malade. Parkash Singh Badal. Un nom qui me sera peut-être utile, un jour. J'ai la sensation que je vais devoir mettre en application ici, à l'extérieur, exactement les mêmes choses qui m'ont valu de survivre en détention.

Le Serbe mentionne également un autre nom. Celui qu'on donne aux cristalliseurs de rêves. Ces trucs sont assez répandus maintenant, bien que je n'ai jamais eu l'occasion d'en tester un. Les médecins ont parfois recours à l'hypnose, pour faire ressurgir des pans de mémoire mis de côté, volontairement ou non. J'ai jamais aimé ça. Mon enfance n'est pas une époque plaisante à revivre. Du coup, je me demande ce que peut bien donner un rêve avec ce machin sur le crâne. Est-on dirigés par quelqu'un, ou est-on libre de ses actes ? Y a-t-il des règles ? D'un autre côté, ça me fout les jetons aussi. On ne m'a jamais trifouillé les neurones avec autre chose que des neuroleptiques.

Une soudaine douleur vient se loger dans mon crâne. Pas intense, mais insidieuse, pas violente mais mesquine. Une migraine qui s'annonce. Me revient en mémoire ma journée pour le moins inhabituelle, tant en activités qu'en émotions, et je ne trouve pas cela étonnant. Je me frotte les tempes, et m'excuse auprès de Milan avant de me retirer. Il est temps que j'aille me reposer un peu.

Je me dirige, en plissant les yeux sous le coup de la douleur qui irradie dans mon crâne, vers le garde qui nettoie frénétiquement son flingue.


    « Heu... Yourrri, c'est ça ? Dire que mon accent forcé est caricatural relève de l'euphémisme. J'ai besoin de dormir, maintenant, tu comprends. Casser du mineur, ça fatigue. Si tu voulais bien me montrer mes quartiers... »

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Rick Deckard
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MessageSujet: Re: Par ici la sortie   Ven 2 Aoû - 23:00

Youri accompagna Kyle à a chambre. Quinze mètre carrés c'était plus grand qu'une cellule et assez spacieux quand on connaissait le prix au mettre carré habitable martien. Les murs étaient gris et le sol  à damier noir et blanc. Il aurait un lit superposé, il pouvait voir au lit défait que Milan dormirait en dessous. Il y avait un petit bureau, avec de quoi écrire et beaucoup de papier. Sur une petite bibliothèque étaient disposés des livres, ceux d'Obrenović probablement.  Plusieurs classiques de Tolstoï, "L’Archipel du Goulag" de Soljenitsyne, F.Kafka, H. Murakami. Mais aussi des ouvrages de  Paléontologie comme ceux que tous les enfants d'occident auraient voulus  avoir sur les dinosaures et des atlas terrestres et martien. Il avait à coté de cela un antique 45 tours et des discs. Franz Liszt côtoyait les beatles, Stan Getz et U2. Il y avait là tout ce que possédait le Serbe, Kyle n'avait lui que les vêtements qu'il portait et...

Un étrange casque posé sur ses draps pliés. Il était griffé "Recall" dessus. En jetant un œil sur le matelas du dessous il pouvait voir que son " colloc" en avait un également. Était-ce un passeport pour la liberté? On peux toujours rêver.


FIN du RP

Total xp gagnée dans le RP 70 xp + Objectif principal : Obtenir un cristalliseur de rêves 200 xp
Félicitations Kyle, j’espère que je pourrais proposer prochainement un RP sur mars impliquant plusieurs joueurs y résidant, en attendant nous verront bien si mes collègues MJ proposent de nouveaux scénarios de rêves. C'était un plaisir de te modérer!

Total des gains 270 xp
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